mardi 31 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2303077 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Reconduites à la frontière |
| Avocat requérant | FRITSCH |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 23 octobre 2023 à 16 heures 38 et le 30 octobre 2023, M. B A, placé au centre de rétention administrative de Metz, demande au tribunal :
1°) de désigner un avocat commis d'office et un interprète en langue arabe ;
2°) d'annuler l'arrêté du 22 octobre 2023 par lequel le préfet du Doubs lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans ;
3°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à verser à son conseil sous réserve qu'il renonce à percevoir la part contributive de l'Etat.
Il soutient que :
Sur les moyens communs aux décisions attaquées :
- le signataire des décisions attaquées n'est pas compétent ;
- elles sont insuffisamment motivées ;
- elles n'ont pas été notifiées dans une langue qu'il comprend ;
Sur le moyen propre à la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- la décision portant obligation de quitter le territoire français porte atteinte à son droit au respect de sa vie privée et familiale ;
Sur le moyen propre à la décision refusant un délai de départ volontaire :
- la décision lui refusant un délai de départ volontaire est entachée d'erreur d'appréciation dès lors que son comportement ne constitue pas une menace à l'ordre public au sens des dispositions du 1° de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et qu'il ne présente pas de risque de fuite ;
Sur les moyens propres à la décision fixant le pays de destination :
- la décision fixant le pays de destination est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Sur les moyens propres à la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans :
- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'erreur d'appréciation quant à sa durée au regard des dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 octobre 2023, le préfet du Doubs conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier, notamment celles produites par M. A le 31 octobre 2023.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Philis, conseillère, pour exercer les pouvoirs qui lui sont attribués par les articles L. 572-5, L. 572-6, L. 614-5, L. 614-6, L. 614-9, L. 614-11, L. 614-12, L. 614-15, L. 615-2, L. 623-1, L. 732-8 et L. 754-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Philis, magistrate désignée ;
- les observations de Me Fritsch, avocate commise d'office, représentant M. A, qui conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens, qui insiste sur le moyen tiré de l'erreur d'appréciation qu'aurait commise le préfet en refusant de lui accorder un délai de départ volontaire et en prononçant à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans, et qui précise qu'il fait l'objet de menaces de sa belle-famille ;
-les observations de M. A, assisté d'un interprète en langue arabe, qui précise qu'il est venu en France pour travailler et qu'il n'a fait l'objet d'aucune autre interpellation par les services de police ;
- et les observations de M. C, représentant le préfet du Doubs, qui conclut aux mêmes fins que le mémoire en défense, en faisant valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés et en relevant que la promesse d'embauche et l'attestation d'hébergement produites par le requérant présentent des incohérences, que le refus de délai de départ volontaire est fondé sur le risque de fuite, faute de garanties de représentation suffisantes, que le requérant n'a pas entrepris de démarches pour solliciter l'asile, qu'il est entré en France récemment, et qu'il n'établit pas disposer d'attaches familiales sur le territoire français.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant tunisien né le 12 février 1993, est entré en France, selon ses déclarations, en décembre 2022. Il a été interpellé par les services de police de la circonscription de sécurité publique de Besançon, le 21 octobre 2023, et placé en garde à vue, le lendemain, pour des faits de violences volontaires aggravées par la détention d'une arme et par son état d'ivresse. Par un arrêté du 22 octobre 2023, le préfet du Doubs lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans. Par la présente requête, M. A demande l'annulation de cet arrêté.
Sur la demande de désignation d'un avocat commis d'office et d'un interprète :
2. M. A, placé en rétention administrative lors de l'introduction de sa requête, a présenté celle-ci sans ministère d'avocat et a été assisté à l'audience par Me Fritsch, avocate commise d'office désignée par le bâtonnier du barreau de Nancy, et par un interprète assermenté en langue arabe, en application des dispositions des articles L. 614-10 et L. 614-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, il n'y a plus lieu de statuer sur sa demande de désignation d'un avocat commis d'office et d'un interprète.
Sur les conclusions aux fin d'annulation et d'injonction sous astreinte :
En ce qui concerne les moyens communs aux décisions attaquées :
3. En premier lieu, par un arrêté du 13 juillet 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du Doubs le même jour, le préfet du Doubs a donné délégation à M. Philippe Portal, secrétaire général, à l'effet de signer, y compris lorsqu'il assure le service de permanence, les décisions relevant des attributions de l'Etat dans le département du Doubs, à l'exception de certains actes au nombre desquels ne figurent pas les décisions en litige. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions attaquées doit être écarté.
4. En deuxième lieu, il ressort des mentions de l'arrêté attaqué que celui-ci comporte l'ensemble des considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen titré de l'insuffisance de motivation des décisions attaquées doit être écarté.
5. En troisième lieu, les conditions de notification d'une décision sont sans incidence sur sa légalité. Le requérant ne peut ainsi utilement soutenir que les décisions attaquées n'auraient pas été notifiées à l'aide d'un interprète. Par suite, le moyen doit être écarté comme inopérant.
En ce qui concerne le moyen propre à la décision portant obligation de quitter le territoire français :
6. Aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
7. Il ressort des pièces du dossier que M. A a déclaré, lors de son audition par les services de police, être entré en France avant la période de noël 2022 et s'y être maintenu sans entreprendre de démarches pour régulariser son séjour, être célibataire sans enfant à charge, et ne pas être dépourvu de toutes attaches familiales dans son pays d'origine où résident ses parents, ainsi que ses frères et sœurs. En outre, la promesse d'embauche et l'attestation d'hébergement produites par le requérant à l'appui de ses allégations ne sont pas établies à son nom. Dans ces conditions, M. A n'est pas fondé à soutenir que le préfet du Doubs aurait porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, tel que garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, au regard des buts en vue desquels la mesure d'éloignement a été prise.
En ce qui concerne le moyen propre à la décision portant refus de délai de départ volontaire :
8. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; () / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. " Aux termes de l'article L. 612-3 de ce même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () / 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; / () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5. "
9. Il ressort des pièces du dossier que M. A a déclaré, lors de son audition par les services de police le 22 octobre 2023, qu'il n'a pas entrepris de démarches tendant à régulariser sa situation au regard du droit au séjour, qu'il n'accepterait pas de retourner dans son pays d'origine en cas de mesure d'éloignement prononcée par le préfet, qu'il est sans domicile fixe et qu'il ne peut pas présenter des documents d'identité en cours de validité. Alors que l'attestation d'hébergement produite par le requérant n'est pas établie à son nom, ainsi qu'il a été dit au point 7, le préfet du Doubs a pu, dans ces conditions, légalement fonder sa décision sur les dispositions combinées du 3° de l'article L. 612-2 et celles du 1°, du 4° et du 8° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ces motifs étant suffisants pour justifier la décision portant refus de délai de départ volontaire. Par suite, le moyen tiré de l'erreur d'appréciation doit être écarté.
En ce qui concerne les moyens propres à la décision fixant le pays de destination :
10. En premier lieu, le moyen dirigé contre la décision portant obligation de quitter le territoire français ayant été écarté, l'exception d'illégalité de cette décision, invoquée par M. A à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision fixant le pays de destination, doit être écartée.
11. En second lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
12. M. A ne produit aucun élément de nature à établir la réalité et le caractère personnel des risques encourus en cas de retour dans son pays d'origine. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
En ce qui concerne les moyens propres à la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
13. En premier lieu, le moyen dirigé contre la décision portant obligation de quitter le territoire français ayant été écarté, l'exception d'illégalité de cette décision, invoquée par M. A à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision portant interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans, doit être écartée.
14. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. " Aux termes de l'article L. 612-10 de ce même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. () ".
15. Il résulte de ces dispositions que lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, le préfet assortit, en principe et sauf circonstances humanitaires, l'obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour. La durée de cette interdiction doit être déterminée en tenant compte des critères tenant à la durée de présence en France, à la nature et l'ancienneté des liens de l'intéressé avec la France, à l'existence de précédentes mesures d'éloignement et à la menace pour l'ordre public représentée par la présence en France de l'intéressé.
16. Ainsi qu'il a été dit au point 7, M. A, entré en France récemment, ne justifie ni de liens personnels et familiaux en France, ni de son intégration dans la société française. Il a, en outre, été interpellé pour des faits de violences volontaires aggravées par la détention d'une arme et par son état d'ivresse. Dans ces conditions, la décision par laquelle le préfet a fixé à deux ans la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français prononcée à son encontre n'est pas entachée d'une erreur d'appréciation au regard des dispositions précitées de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen doit être écarté.
17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, celles à fin d'injonction sous astreinte.
Sur les frais liés au litige :
18. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et celles de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que qu'une somme soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la demande de M. A tendant à la désignation d'un avocat commis d'office et d'un interprète.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié M. B A et au préfet du Doubs.
Lu en audience publique le 31 octobre 2023 à 16 heures 01.
La magistrate désignée,
L. Philis
Le greffier,
L. Thomas
La République mande et ordonne au préfet du Doubs en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026