mardi 19 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2303228 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | JU OQTF 6 semaines |
| Avocat requérant | LEBON-MAMOUDY |
Vu la procédure suivante :
I - Par une requête et un mémoire, enregistrés les 7 et 22 novembre 2023 sous le n° 2303227, M. B E, représenté par Me Lebon-Mamoudy, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de l'admettre, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler l'arrêté du 11 octobre 2023 par lequel la préfète de Meurthe-et-Moselle l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
3°) d'enjoindre à la préfète de Meurthe-et-Moselle de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour lui permettant de travailler ;
4°) à défaut, de suspendre l'exécution de la mesure d'éloignement dans l'attente de la décision relative à sa demande de titre de séjour présentée sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et d'enjoindre à la préfète de Meurthe-et-Moselle de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour lui permettant de travailler, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement ;
5°) à défaut, de suspendre l'exécution de la mesure d'éloignement dans l'attente de la décision de la Cour nationale du droit d'asile sur sa demande réexamen et d'enjoindre à la préfète de Meurthe-et-Moselle de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour lui permettant de travailler, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement ;
6°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- l'arrêté en litige a été signé par une autorité incompétente ;
- il est insuffisamment motivé car il ne mentionne pas la demande de titre de séjour pour soins qu'il a présentée, ainsi que celle de son épouse ;
- l'obligation de quitter le territoire français est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- cette décision méconnait les dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision fixant le pays de destination méconnait les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 16 novembre 2023, la préfète de Meurthe-et-Moselle conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par M. E ne sont pas fondés.
Par une décision du 13 novembre 2023, M. E a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
II - Par une requête et un mémoire, enregistrés les 7 et 22 novembre 2023 sous le n° 2303228, Mme G A, représentée par Me Lebon-Mamoudy, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de l'admettre, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler l'arrêté du 11 octobre 2023 par lequel la préfète de Meurthe-et-Moselle l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
3°) d'enjoindre à la préfète de Meurthe-et-Moselle de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour lui permettant de travailler ;
4°) à défaut, de suspendre l'exécution de la mesure d'éloignement dans l'attente de la décision relative à sa demande de titre de séjour présentée sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et d'enjoindre à la préfète de Meurthe-et-Moselle de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour lui permettant de travailler, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement ;
5°) à défaut, de suspendre l'exécution de la mesure d'éloignement dans l'attente de la décision de la Cour nationale du droit d'asile sur sa demande réexamen et d'enjoindre à la préfète de Meurthe-et-Moselle de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour lui permettant de travailler, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement ;
6°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- l'arrêté en litige a été signé par une autorité incompétente ;
- l'obligation de quitter le territoire français est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- cette décision méconnait les dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision fixant le pays de destination méconnait les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 16 novembre 2023, la préfète de Meurthe-et-Moselle conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par Mme A ne sont pas fondés.
Par une décision du 13 novembre 2023, Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendues au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. D ;
- les observations de Me Lebon-Mamoudy, avocate de M. E et de Mme A, qui conclut aux mêmes fins que les requêtes par les mêmes moyens et soutient, en outre que l'arrêté concernant Mme A est insuffisamment motivé.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Une note en délibéré, enregistrée le 23 novembre 2023 à 11 heures 49, a été présentée par la préfète de Meurthe-et-Moselle.
Considérant ce qui suit :
1. M. E et Mme A, ressortissants bangladais nés en 1964 et 1988, sont arrivés sur le territoire français le 9 février 2022, selon leurs déclarations. Ils ont sollicité l'asile mais leurs demandes ont été rejetées par des décisions de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides du 8 décembre 2022, confirmées par la Cour nationale du droit d'asile le 23 mai 2023. Par deux arrêtés du 11 octobre 2023 pris sur le fondement des dispositions du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la préfète de Meurthe-et-Moselle, les a obligés à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Par deux requêtes qu'il y a lieu de joindre, M. E et Mme A demandent l'annulation de ces deux arrêtés.
Sur les conclusions relatives à l'aide juridictionnelle :
2. M. E et Mme A ont été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par des décisions du 13 novembre 2023. Dès lors, il n'y a pas lieu de les admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur les conclusions tendant à l'annulation des arrêtés attaqués :
3. En premier lieu, les arrêtés attaqués sont signés par Mme F C, directrice de l'immigration et de l'intégration, à laquelle la préfète de Meurthe-et-Moselle a délégué sa signature à l'effet de signer notamment les décisions en matière d'éloignement des étrangers, par un arrêté du 21 août 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture le même jour. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire des arrêtés attaqués doit ainsi être écarté.
4. En deuxième lieu, les arrêtés attaqués comportent les considérations de droit et de fait sur lesquelles reposent les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de destination. Ils sont donc suffisamment motivés. La circonstance que ces arrêtés ne mentionnent pas les demandes de titre de séjour présentées par M. E et Mme A sur le fondement des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est sans influence sur le caractère suffisant de la motivation des mesures d'éloignement fondées sur celles du 4° de l'article L. 611-1 de ce même code.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. () ".
6. Il ressort des pièces des dossiers que, d'une part, M. E souffre d'un diabète de type 2 non insulino-dépendant, d'une hypertension artérielle et d'une hypercholestérolémie, qu'il bénéficie d'un traitement médicamenteux ainsi que d'un suivi cardiologique, ophtalmologique et biologique. D'autre part, Mme A souffre d'un diabète insulinodépendant récemment découvert et d'une hyperthyroïdie, qu'elle bénéficie d'un traitement, notamment par insuline ainsi que d'une surveillance glycémique quotidienne et d'une surveillance biologique. Toutefois, il ne ressort d'aucune des pièces des dossiers que M. E et Mme A ne pourraient bénéficier d'un traitement approprié à leurs états de santé au Bangladesh. Dans ces conditions, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que les mesures d'éloignement prises à leur encontre sont contraires aux dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, la circonstance que les demandes de titre de séjour présentées par M. E et Mme A à raison de leur état de santé seraient en cours d'instruction est sans influence sur la légalité des arrêts attaqués.
7. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale. () ".
8. M. E et Mme A font valoir qu'ils vivent en France avec leurs deux enfants, nés en 2015 et 2022 dont l'ainé est scolarisé en classe de CE2. Toutefois, eu égard au caractère très récent de leur séjour en France, les arrêtés attaqués n'ont pas porté au droit de M. E et Mme A, qui sont tous les deux en situation irrégulière et non dépourvus d'attaches dans leur pays d'origine, au respect de leur vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels ils ont été pris. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
9. En cinquième lieu, pour les motifs exposés aux points 6 et 8, doit être écarté le moyen tiré de l'erreur manifeste dont seraient entachés les arrêtés attaqués en ce qui concerne l'appréciation de la situation personnelle et familiale de M. E et Mme A.
10. En dernier lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants "
11. M. E fait valoir que son mariage en 2015 avec Mme A n'a pas été accepté par ses frères qui leur ont reproché d'être musulmans, alors que la famille de M. E est hindoue. Mme A aurait été menacée de mort par ses beaux-frères, alors que M. E était parti aux Emirats arabes unis pour son travail. De retour au Bangladesh en 2019, M. E a été victime de plusieurs agressions, sans pouvoir obtenir la protection des autorités. Mme A a également été menacée, ainsi que son fils. Toutefois, M. E et Mme A, dont les demandes de reconnaissance de la qualité de réfugié ont été rejetées par des décisions de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides et de la Cour nationale du droit d'asile devant lesquels ils avaient exposés le même récit, ne produisent, pour établir la réalité des risques qu'ils invoquent en cas de retour dans leur pays d'origine, que des documents qui attestent de leur religion musulmane. Dès lors, la réalité des risques invoqués en cas de retour au Bangladesh ne peut être tenue pour établie. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit donc être écarté.
Sur les conclusions tendant à la suspension de l'exécution des arrêtés attaqués :
12. En premier lieu, aux termes du deuxième alinéa de l'article L. 752-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont le droit au maintien sur le territoire a pris fin en application des b ou d du 1° de l'article L. 542-2 et qui fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français peut, dans les conditions prévues à la présente section, demander au tribunal administratif la suspension de l'exécution de cette décision jusqu'à l'expiration du délai de recours devant la Cour nationale du droit d'asile ou, si celle-ci est saisie, soit jusqu'à la date de la lecture en audience publique de la décision de la cour, soit, s'il est statué par ordonnance, jusqu'à la date de la notification de celle-ci ". Aux termes de l'article L. 752-11 du même code : " Le président du tribunal administratif ou le magistrat désigné, saisi en application des articles L. 752-6 ou L. 752-7, fait droit à la demande de l'étranger lorsque celui-ci présente des éléments sérieux de nature à justifier, au titre de sa demande d'asile, son maintien sur le territoire durant l'examen de son recours par la Cour nationale du droit d'asile ".
13. Il est fait droit à la demande de suspension de la mesure d'éloignement si le juge a un doute sérieux sur le bien-fondé de la décision de rejet opposée par l'OFPRA à la demande de protection, au regard des risques de persécutions alléguées ou des motifs retenus par l'office.
14. A l'appui de leurs demandes de suspension, M. E et Mme A font valoir que les demandes de statut de réfugié présentées pour leurs deux enfants mineurs ont été rejetées par l'OFPRA les 5 et 14 septembre 2023 et qu'ils ont contesté ces décisions devant la CNDA le 22 novembre 2023. Toutefois, ils se bornent à produire leurs recours devant la Cour nationale du droit d'asile, sans apporter aucun élément autre que ceux mentionnés au point 11. Dans ces conditions, M. E et Mme A ne peuvent être regardés comme présentant des éléments sérieux de nature à justifier leur maintien avec leurs deux enfants mineurs sur le territoire français durant l'examen des recours présentés pour ces derniers.
15. En second lieu, la circonstance que les demandes de titre de séjour présentées par M. E et Mme A en raison de leur état de santé seraient en cours d'instruction, ce que conteste au demeurant la préfète de Meurthe-et-Moselle, n'implique pas la suspension de l'exécution des mesures d'éloignement prises à leur encontre.
16. Il résulte de tout ce qui précède que tant les conclusions tendant à l'annulation des arrêtés du 11 octobre 2023 ainsi que celles tendant à la suspension de l'exécution des décisions portant obligation de quitter le territoire français doivent être rejetées. Par voie de conséquence doivent être rejetées les conclusions à fin d'injonction ainsi que celles relatives aux frais liés au litige.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu d'admettre M. E et Mme A au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions des requêtes de M. E et Mme A est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B E, à Mme G A, à Me Lebon-Mamoudy et à la préfète de Meurthe-et-Moselle.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 décembre 2023.
Le président,
S. D
La greffière,
L. Rémond La République mande et ordonne à la préfète de Meurthe-et-Moselle en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Nos 2303227-2303228
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026