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AccueilJurisprudence administrativeN° TA54-2303255

Tribunal Administratif de Nancy — Décision N° TA54-2303255

mardi 13 février 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nancy
SectionTribunal Administratif de Nancy
N° DossierTA54-2303255
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationChambre 1

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête sommaire enregistrée le 7 novembre 2023, M. B A, représenté par Me Tassev, demande au tribunal :

1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 13 octobre 2023 par lequel la préfète des Vosges l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit d'office et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an.

Par un mémoire en défense enregistré le 23 novembre 2023, la préfète des Vosges conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que M. A n'ayant soulevé aucun moyen dans sa requête sommaire, tous les moyens qui pourraient être soulevés postérieurement à l'expiration du délai de recours contentieux, le 23 novembre 2023, devraient être regardés comme irrecevables.

Par un mémoire enregistré le 18 décembre 2023, M. A conclut au non-lieu à statuer.

Il fait valoir que la Cour nationale du droit d'asile lui ayant reconnu la qualité de réfugié par une décision en date du 12 décembre 2023, sa requête est devenue sans objet.

Par un mémoire enregistré le 17 janvier 2024, la préfète des Vosges indique avoir procédé à l'abrogation de la décision d'éloignement prise à l'encontre de M. A.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Grandjean a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant kosovien né le 22 septembre 1987, est entré en France le 10 décembre 2013 selon ses déclarations, avec sa compagne et leurs trois enfants mineurs pour y solliciter la reconnaissance du statut de réfugié. Sa demande d'asile a été rejetée par des décisions de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) du 31 juillet 2015 et de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) du 10 juin 2016. Le préfet des Vosges lui a alors fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours par un arrêté du 3 août 2016. Le recours formé par le requérant contre cette décision a été rejeté par un jugement du tribunal administratif de Nancy du 21 février 2017 et par un arrêt de la cour administrative d'appel de Nancy le 11 août 2017. Le 14 septembre 2017, le requérant a sollicité le réexamen de sa demande d'asile. Celle-ci a été déclarée irrecevable par une décision de l'OFPRA le 2 novembre 2017, confirmée par la CNDA le 31 décembre 2018. Le 25 février 2019, M. A a sollicité la délivrance d'un titre de séjour en se prévalant de son état de santé. Le 28 octobre 2019, le préfet des Vosges a refusé de faire droit à cette demande, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et lui a opposé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans. Le tribunal administratif de Nancy a rejeté le recours formé par M. A contre ces décisions par un jugement du 24 septembre 2020. Le 19 janvier 2021, le requérant s'est présenté à la préfecture de la Moselle afin de déposer une deuxième demande de réexamen de sa demande d'asile. Il s'est toutefois abstenu d'adresser à l'OFPRA son dossier de demande, qui n'a donc pas été enregistré par l'Office. Par un arrêté en date du 1er juillet 2022, le préfet des Vosges lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il était susceptible d'être reconduit d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an. La légalité de cet arrêté a été confirmée par un jugement du tribunal administratif de Nancy en date du 4 octobre 2022. Par l'arrêté du 13 octobre 2023, dont le requérant demande l'annulation, la préfète des Vosges a de nouveau obligé M. A à quitter le territoire français et assorti cette décision d'un délai de départ de trente jours, de la fixation du pays de destination et d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an.

2. Par un mémoire enregistré le 18 décembre 2023, M. A conclut au non-lieu à statuer. Il doit ainsi être regardé comme se désistant de l'ensemble des conclusions de sa requête. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

D E C I D E :

Article 1er :Il est donné acte du désistement de la requête de M. A.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la préfète des Vosges.

Délibéré après l'audience publique du 23 janvier 2024 à laquelle siégeaient :

M. Coudert, président,

Mme Milin-Rance, première conseillère,

Mme Grandjean, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 février 2024.

La rapporteure,

G. Grandjean Le président,

B. Coudert

La greffière,

I. Varlet

La République mande et ordonne à la préfète des Vosges en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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