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AccueilJurisprudence administrativeN° TA54-2303288

Tribunal Administratif de Nancy — Décision N° TA54-2303288

vendredi 17 novembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nancy
SectionTribunal Administratif de Nancy
N° DossierTA54-2303288
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationReconduites à la frontière
Avocat requérantNOIROT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 13 novembre 2023 à 16 heures 25 et 16 novembre 2023, M. A B demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 11 novembre 2023 par lequel la préfète des Vosges l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans ;

2°) d'enjoindre à la préfète des Vosges de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros à verser à son conseil au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- l'arrêté attaqué est entaché d'incompétence ;

- il est entaché d'un vice de forme en ce qu'il est insuffisamment motivé ;

- les décisions ne lui ont pas été notifiées dans une langue qu'il comprend ;

- la décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée d'un défaut d'examen individuel et complet de sa situation ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire est entachée d'une erreur d'appréciation dès lors que la préfète a considéré à tort que son comportement constitue une menace pour l'ordre public ;

- elle est entachée d'erreur d'appréciation dès lors que la préfète a considéré à tort qu'il présente un risque de fuite ;

- la décision fixant le pays de destination doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- elle est entachée d'erreur de fait ;

- elle est entachée d'erreur d'appréciation quant au principe de cette interdiction ;

- elle est entachée d'erreur d'appréciation quant à la durée de cette interdiction ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant.

Par un mémoire en défense, enregistré le 16 novembre 2023, la préfète des Vosges conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative ;

Le président du tribunal a désigné M. Bastian, conseiller, pour exercer les pouvoirs qui lui sont attribués par les articles L. 572-5, L. 572-6, L. 614-5, L. 614-6, L. 614-9, L. 614-11, L. 614-12, L. 614-15, L. 615-2, L. 623-1, L. 732-8 et L. 754-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Bastian,

- les observations de Me Noirot, avocate désignée d'office, qui soulève des moyens nouveaux tirés de l'erreur de fait dès lors que l'arrêté ne mentionne pas que son dernier enfant, mineur, est né en France en 2019 et de l'erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences sur sa situation personnelle ; elle conclut pour le surplus aux mêmes fins par les mêmes moyens et insiste sur les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- les observations de M. B lui-même, assisté d'un interprète en langue macédonienne, qui fait valoir qu'il craint pour sa sécurité en cas de retour dans son pays d'origine ;

- et les observations de M. F qui insiste sur le fait que l'arrêté attaqué précise bien que M. B a quatre enfants mineurs en France, et que la préfète n'était pas tenue de préciser les lieux de naissance de chacun des enfants ; qui soutient que la demande de titre de séjour de la fille de M. B n'implique pas nécessairement la délivrance d'un tel titre de séjour, et, qu'en tout état de cause, la seule circonstance que sa fille disposerait d'un titre de séjour n'est pas suffisante pour entraîner l'annulation des décisions en litige, d'autant plus que celle-ci vit désormais à une autre adresse que celle de ses parents ; et qui conclut pour le surplus aux mêmes fins par les mêmes moyens.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, ressortissant macédonien né le 7 février 1984, est entré en France en 2017. Il a sollicité, à plusieurs reprises, l'asile ainsi que la délivrance d'un titre de séjour. Le 11 novembre 2023, il a fait l'objet d'une interpellation par les services de gendarmerie nationale. Par un arrêté du 11 novembre 2023, dont M. B demande l'annulation, la préfète des Vosges l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans.

Sur les moyens communs aux décisions attaquées :

2. En premier lieu, l'arrêté attaqué est signé par Mme C E, sous-préfète de Saint-Dié-des-Vosges, à laquelle la préfète des Vosges a, par un arrêté du 24 octobre 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture le même jour, délégué sa signature à l'effet de signer, notamment, les arrêtés et décisions relevant de la police des étrangers, en cas d'absence ou d'empêchement du secrétaire général de la préfecture. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté.

3. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré du vice de forme ne peut qu'être écarté.

4. En troisième lieu, les conditions de notification d'une décision administrative sont sans incidence sur sa légalité. Par suite, le moyen tiré de ce que les décisions en litige ne lui ont pas été notifiées dans une langue qu'elle comprend doit être écarté comme étant inopérant.

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :

5. Aux termes des dispositions de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; / () 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents ; / () 5° Le comportement de l'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois constitue une menace pour l'ordre public ; / 6° L'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois a méconnu les dispositions de l'article L. 5221-5 du code du travail. () "

6. En premier lieu, il ne ressort ni des termes de la décision attaquée, ni des autres pièces du dossier que la préfète n'aurait pas procédé à un examen individuel et complet de la situation de M. B.

7. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () ".

8. Il ressort des pièces du dossier que l'épouse de M. B et ses quatre enfants mineurs sont présents en France avec lui, trois de ses enfants mineurs y sont d'ailleurs scolarisés. Toutefois, son épouse se trouve également en situation irrégulière en France, de sorte que la cellule familiale a vocation à se reconstituer en Macédoine du Nord. De plus, si sa fille aînée a demandé la délivrance d'un titre de séjour, et dispose, à la date de l'arrêté en litige, d'un récépissé de demande de titre de séjour, une telle demande ne préjuge en rien de la délivrance de ce titre. Au surplus, M. B ne soutient ni même n'allègue avoir besoin de la présence de sa fille à ses côtés alors, au demeurant, qu'ils déclarent habiter à deux adresses différentes. En outre, il est constant que M. B est entré en France en 2017, soit depuis plus de six ans à la date de la décision attaquée. Si M. B soutient qu'il est, du fait de cette présence, intégré dans la société française, et produit des attestations en ce sens, celles-ci sont rédigées en des termes peu circonstanciés et font principalement état d'une volonté d'intégration de son épouse. Enfin, s'il se prévaut de l'état de santé de l'un de ses enfants mineurs, il se réfère à l'appui de ce moyen à un avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration qui concerne sa situation médicale personnelle, et non celle de l'un de ses enfants. Il ressort en tout état de cause de cet avis, qui n'est pas sérieusement contesté par les pièces du dossier, que, si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, il pourrait bénéficier dans son pays d'origine des soins nécessaires. Dans ces conditions, et nonobstant la durée du séjour du requérant en France, la décision en litige n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard du but en vue duquel elle a été prise. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations citées au point précédent doit être écarté. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences sur sa situation personnelle doit être écarté.

Sur la décision refusant d'accorder un délai de départ volontaire :

9. Aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. / L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. () " Aux termes de l'article L. 612-2 de ce code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 2° L'étranger s'est vu refuser la délivrance ou le renouvellement de son titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de son autorisation provisoire de séjour au motif que sa demande était manifestement infondée ou frauduleuse ; / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. " Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; / 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; () / 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5. "

10. En premier lieu, il ressort des termes mêmes de l'arrêté attaqué que la préfète n'a pas fondé sa décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire sur la circonstance que M. B constituerait une menace pour l'ordre public. Par suite, celui-ci ne peut utilement soutenir que son comportement ne constitue pas une menace à l'ordre public et que la préfète aurait, dès lors, inexactement appliqué les dispositions citées au point précédent.

11. En deuxième lieu, lors de son audition en retenue pour vérification du droit au séjour, réalisée par les services de la compagnie de gendarmerie départementale de Neufchâteau le 11 novembre 2023, M. B a explicitement déclaré son intention de ne pas regagner son pays d'origine. En outre, il est constant que M. B s'est soustrait à l'exécution de précédentes mesures d'éloignement. Pour ces seuls motifs, la préfète a exactement appliqué les dispositions citées au point 9 en considérant qu'il existe un risque que M. B se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet.

Sur la décision fixant le pays à destination duquel M. B pourra être éloigné :

12. En premier lieu, les moyens dirigés contre la décision portant obligation de quitter le territoire français ayant été écartés, M. B n'est pas fondé à demander l'annulation par voie de conséquence de la décision fixant le pays à destination duquel il pourra être éloigné.

13. En deuxième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () ".

14. La seule traduction d'un texte qui émanerait de l'avocat de M. B, selon lequel ce dernier aurait été dénoncé par des individus mêlés à la criminalité organisée, pour des faits qu'il n'a pas commis, et que son avocat serait à son tour menacé, ne permet pas d'établir qu'il risquerait d'être exposé à des traitements inhumains ou dégradants en cas de retour dans son pays d'origine. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations citées au point précédent doit être écarté.

15. En troisième lieu, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations des articles 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ne sont, en tout état de cause, pas assortis des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé. Par suite, ils doivent être écartés.

Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

16. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. /(). "

17. En premier lieu, les moyens dirigés contre la décision portant obligation de quitter le territoire français ayant été écartés, M. B n'est pas fondé à demander l'annulation par voie de conséquence de la décision lui interdisant le retour sur le territoire français.

18. En deuxième lieu, l'argumentation au soutien du moyen tiré de l'erreur de fait est relative à l'appréciation qu'a porté la préfète sur l'intensité de ses liens en France. Il ne peut donc qu'être écarté.

19. En troisième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 8, le moyen tiré de ce que la préfète aurait commis une erreur manifeste d'appréciation en considérant qu'aucune circonstance humanitaire justifierait que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour sur le territoire français, doit être écarté.

20. En quatrième lieu, ainsi qu'il a été dit au point 8, l'épouse de M. B se trouve en situation irrégulière en France et la demande de titre de séjour effectuée par sa fille ne préjuge en rien de la délivrance d'un titre de séjour. Par suite, M. B n'est pas fondé à soutenir qu'en prononçant à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans, la préfète des Vosges aurait inexactement appliqué les dispositions citées au point 16 en lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de deux ans.

21. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale. () " Aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".

22. Pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 8 et 20, la préfète n'a pas méconnu les stipulations citées au point précédent en interdisant à M. B le retour sur le territoire français pour une durée de deux ans.

23. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions tendant à l'annulation des arrêtés du 11 novembre 2023 doivent être rejetées. Par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction ainsi que celles tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, doivent également être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la préfète des Vosges.

Lu en audience publique le 17 novembre 2023 à 15 heures 05.

Le magistrat désigné,

P. Bastian

La greffière

M. D

La République mande et ordonne à la préfète des Vosges en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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