vendredi 25 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2303289 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Chambre 2 |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 13 novembre 2023, M. A B conteste le relevé de notes de la troisième année de licence professionnelle " conception-intégration d'application et services Web pour l'entreprise " établi le 14 septembre 2023 au titre de l'année universitaire 2022/2023 par lequel il a été déclaré défaillant.
Il soutient que la décision de le déclarer défaillant au seul motif de la non-validation du stage est disproportionnée au regard de ses efforts académiques et de l'existence de circonstances exceptionnelles.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 décembre 2023, la présidente de l'université de Lorraine conclut au rejet de la requête.
Elle soutient, à titre principal, que la requête est irrecevable en l'absence de moyens présentés au soutien des conclusions dirigées contre la décision contestée et, à titre subsidiaire, que le moyen soulevé par M. B n'est pas fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'éducation ;
- l'arrêté du 6 décembre 2019 portant réforme de la licence professionnelle ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Wolff, rapporteure,
- et les conclusions de Mme Marini, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Par sa requête, M. B doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler la décision, révélée par le relevé de note du 14 septembre 2023, par laquelle le jury l'a déclaré défaillant pour l'obtention de la licence professionnelle " conception-intégration d'application et services Web pour l'entreprise " (CIASIE) à laquelle il était inscrit au titre de l'année universitaire 2022/2023.
2. Aux termes de l'article 6 de l'arrêté du 6 décembre 2019 portant réforme de la licence professionnelle : " Les parcours conduisant à la licence professionnelle articulent et intègrent enseignements théoriques, enseignements pratiques, mises en situation professionnelle, apprentissage de méthodes et d'outils, périodes de formation en milieu professionnel, notamment stages et projets tutorés individuels ou collectifs () ". Aux termes des modalités de contrôle des connaissances et compétences générales à la licence professionnelle de l'université de Lorraine du 1er avril 2022 : " () e- Mises en situations professionnelles (stages, alternances, projets tutorés etc) / En cas de circonstances exceptionnelles (situation sanitaire type COVID, ou situation particulière sur le lieu de stage, harcèlement, discrimination, etc.), les étudiants qui ne pourraient effectuer la mise en situation professionnelle prévue initialement dans les M3C peuvent se voir proposer une autre modalité de mise en situation professionnelle. Cette autre modalité devra faire l'objet d'une évaluation dans les mêmes conditions que les autres étudiants ".
3. Il ressort des pièces du dossier que M. B a mis fin à son stage de fin de licence qu'il effectuait en entreprise le 2 mai 2023, soit le premier jour de cette mise en situation professionnelle. Il explique ce choix par un malaise dans l'équipe de travail et des difficultés dans le maniement d'un langage de programmation informatique. Le requérant indique également qu'il a fourni des efforts académiques et qu'il aurait obtenu une moyenne de 11,42/20 sans validation de son stage. Toutefois, en se bornant à produire le courriel par lequel il a informé l'université de Lorraine qu'il mettait fin à son stage et à soutenir que cette situation l'a privé d'une rémunération et l'a placé dans un état mental fragile, le requérant ne peut être regardé comme justifiant de l'existence de circonstances exceptionnelles de nature à l'empêcher d'effectuer le stage prévu pour la validation de sa licence professionnelle. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir que la délibération par laquelle le jury l'a déclaré défaillant au titre de l'année universitaire 2022/2023 en raison de son absence de stage est entachée d'une erreur d'appréciation et ce moyen doit être écarté.
4. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir opposée par la présidente de l'université en défense, que les conclusions présentées par M. B doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la présidente de l'université de Lorraine.
Délibéré après l'audience publique du 27 septembre 2024 à laquelle siégeaient :
M. Davesne, président,
M. Durand, premier conseiller,
Mme Wolff, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 octobre 2024.
La rapporteure,
É. WolffLe président,
S. Davesne
La greffière,
M. C
La République mande et ordonne au ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 2303289
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026