lundi 20 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2303301 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Reconduites à la frontière |
| Avocat requérant | CHAIB |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 14 novembre 2023 sous le n° 2303301 et un mémoire enregistré le 18 novembre 2023, Mme A C, représentée par Me Chaïb, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 26 octobre 2023 par lequel le préfet de la Moselle a abrogé la décision de transfert aux autorités italiennes responsables de sa demande d'asile, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel elle est susceptible d'être reconduite d'office et lui a fait interdiction de retour sur le territoire pour une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Moselle de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sous astreinte de 150 euros par jour de retard dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros à verser à son conseil sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
En ce qui concerne les moyens communs à l'ensemble des décisions contestées :
- elles sont entachées d'incompétence ;
- elles sont insuffisamment motivées ;
- elles sont entachées d'un défaut d'examen complet et sérieux de sa situation ;
- elles n'ont pas été notifiées dans une langue qu'elle comprend ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle a été prise en méconnaissance de son droit d'être entendu, tel qu'il résulte de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors qu'elle ne s'est pas maintenue sur le territoire français en situation irrégulière ;
- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors qu'elle faisait l'objet d'une décision de transfert aux autorités italiennes, datée du 3 novembre 2023 ;
- elle est entachée d'une erreur de fait dès lors qu'elle n'a jamais fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement ;
- elle porte atteinte à son droit au respect de sa vie privée et familiale ;
En ce qui concerne la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :
- son comportement ne constitue pas une menace à l'ordre public ;
- elle ne présente pas de risque de fuite ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle doit être annulée dès lors que la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne la décision prononçant une interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation au regard de l'existence de circonstances humanitaires ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation au regard de sa durée ;
- elle porte atteinte à son droit constitutionnel de demandeur d'asile.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 novembre 2023, le préfet de la Moselle conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par Mme C ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention de Genève du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Wolff, conseillère, pour exercer les pouvoirs qui lui sont attribués par les articles L. 572-5, L. 572-6, L. 614-5, L. 614-6, L. 614-9, L. 614-11, L. 614-12, L. 614-15, L. 615-2, L. 623-1, L. 732-8 et L. 754-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Wolff,
- les observations de Me Chaïb, avocate désignée d'office, représentant Mme C, qui précise à l'audience que l'arrêté contesté est erroné dès lors qu'il est daté du 26 octobre 2023, qu'il vise un arrêté de transfert aux autorités italiennes du 3 novembre 2023 et qu'il abroge une précédente décision d'obligation de quitter le territoire français, datée du 15 mars 2022, dont Mme C n'a pas connaissance. Cet arrêté est donc entaché d'un défaut d'examen sérieux de la situation de Mme C et d'une erreur de droit qui l'a privée d'une garantie dès lors que l'arrêté de transfert aux autorités italiennes n'a pas été abrogé. Elle soutient également que la décision portant obligation de quitter le territoire français méconnaît l'article 3§2 du règlement (UE) ° 604/2013 du 26 juin 2013 dès lors que la France est devenue l'État membre responsable de l'examen de sa demande d'asile compte tenu de l'impossibilité du transfert vers l'Italie. Cette décision méconnaît son droit constitutionnel et conventionnel d'asile tel que protégé par la Constitution, la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et la convention de Genève. Elle fait valoir que la décision est entachée d'une erreur de droit dans la mesure où le règlement Dublin est seul applicable, à l'exclusion des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle soutient que la décision fixant le pays de destination méconnaît les articles 18 et 19 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne qui garantissent l'examen de la demande d'asile. La décision portant interdiction de retour sur le territoire français a été prise en violation des principes constitutionnels et conventionnels de protection des demandeurs d'asile. Elle demande à l'audience à ce qu'il soit enjoint au préfet de la Moselle de délivrer à Mme C une attestation de demandeur d'asile en France et présente des conclusions tendant à l'admission de Mme C au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire,
- les observations de Mme C, assistée d'une interprète en langue arabe, qui indique qu'elle a fui la Tunisie pour échapper à son ancien mari et à des violences intrafamiliales,
- et les observations de M. D, représentant le préfet de la Moselle, qui fait valoir que la requérante n'a jamais formé de demande d'asile en Italie, ni en France alors qu'elle a été informée de cette possibilité lors de son placement en rétention, et que la date de l'arrêté est une simple erreur de plume puisqu'il vise des éléments postérieurs.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C, ressortissante tunisienne, née le 22 juillet 1996, déclare être entrée sur le territoire français le 12 octobre 2023. Elle a été interpellée par les services de police et placée en rétention administrative le même jour. Après avoir relevé ses empreintes décadactylaires, la consultation de la borne Eurodac a révélé que l'intéressée avait déposé une demande d'asile en Allemagne et qu'elle avait transité par l'Italie. Saisies le 12 octobre 2023 d'une demande de reprise en charge fondée sur l'article 18, paragraphe 1, point b) du règlement (UE) n° 604/2013, les autorités allemandes ont refusé la réadmission de l'intéressée. Par un arrêté du 3 novembre 2023, notifiée le 6 novembre 2023, le préfet de la Moselle a prononcé son transfert aux autorités italiennes, responsables de sa demande d'asile. Le 10 novembre 2023, la division nationale de l'éloignement a indiqué aux services préfectoraux que les transferts vers les autorités italiennes étaient suspendus. Par un arrêté daté du 26 octobre 2023, notifié le 14 novembre 2023, dont Mme C demande l'annulation, le préfet de la Moselle lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel elle est susceptible d'être reconduite d'office et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an.
Sur les conclusions tendant à l'admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président ".
3. En raison de l'urgence résultant de l'application des dispositions de l'article L. 614-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il y a lieu d'admettre Mme C au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
4. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité () ". Par ailleurs, aux termes de l'article L. 572-1 du même code : " () l'étranger dont l'examen de la demande d'asile relève de la responsabilité d'un autre Etat peut faire l'objet d'un transfert vers l'Etat responsable de cet examen ".
5. Il résulte des dispositions des articles L. 611-1 et L. 611-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relative à l'obligation de quitter le territoire français, et des articles L. 621-1 et suivants du même code, relatives aux procédures de remise aux Etats membres de l'Union européenne ou partie à la convention d'application de l'accord de Schengen, que le champ d'application des mesures obligeant un étranger à quitter le territoire français et celui des mesures de remise d'un étranger à un autre État ne sont pas exclusifs l'un de l'autre et que le législateur n'a pas donné à l'une de ces procédures un caractère prioritaire par rapport à l'autre. Il s'ensuit que, lorsque l'autorité administrative envisage une mesure d'éloignement à l'encontre d'un étranger dont la situation entre dans le champ d'application des articles L. 621-2 à L. 621-7, elle peut légalement soit le remettre aux autorités compétentes de l'Etat membre de l'Union européenne ou partie à la convention d'application de l'accord de Schengen d'où il provient, sur le fondement des articles L. 621-1 et suivants, soit l'obliger à quitter le territoire français sur le fondement de l'article L. 611-1. Ces dispositions ne font pas non plus obstacle à ce que l'administration engage l'une de ces procédures alors qu'elle avait préalablement engagé l'autre.
6. Toutefois, il y a lieu de réserver le cas de l'étranger demandeur d'asile. En effet, les stipulations de l'article 31-2 de la convention de Genève du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile impliquent nécessairement que l'étranger qui sollicite la reconnaissance de la qualité de réfugié soit autorisé à demeurer provisoirement sur le territoire jusqu'à ce qu'il ait été statué sur sa demande. Par suite, lorsqu'en application des dispositions du règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013, l'examen de la demande d'asile d'un étranger ne relève pas de la compétence des autorités françaises mais de celles d'un autre Etat, la situation du demandeur d'asile n'entre pas dans le champ d'application des dispositions de l'article L. 611 1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mais dans celui des dispositions de l'article L. 572-1 du même code. En vertu de ces dispositions, la mesure d'éloignement en vue de remettre l'intéressé aux autorités étrangères compétentes pour l'examen de sa demande d'asile ne peut être qu'une décision de transfert prise sur le fondement de cet article L. 572-1.
7. Il ressort des pièces du dossier que Mme C a fait l'objet d'une décision de transfert vers les autorités italiennes, responsables de l'examen de sa demande d'asile le 3 novembre 2023, notifiée le 6 novembre 2023. Pour l'obliger à quitter le territoire français sans délai, le préfet indique dans l'arrêté attaqué que les transferts vers l'Italie sont suspendus pour une durée indéterminée en se fondant sur une note de la division nationale de l'éloignement datée du 10 novembre 2023. Toutefois, il est constant que l'arrêté contesté, d'ailleurs daté du 26 octobre 2023, n'a pas procédé à l'abrogation de la décision de transfert vers les autorités italiennes. En outre, il ressort des mentions du procès-verbal d'audition sur sa situation administrative du 12 octobre 2023, date de son interpellation, que Mme C a indiqué aux autorités administratives être en danger dans son pays d'origine et avoir déposé une demande d'asile en Allemagne. Il ressort des pièces du dossier que cette demande n'a pas été examinée dès lors que les autorités allemandes ont demandé la réadmission de l'intéressée aux autorités italiennes, le 24 mai 2023, et ont refusé sa réadmission à la suite de la demande de reprise en charge formée par les autorités françaises, le 17 octobre 2023. Dans ces conditions, Mme C, qui doit être regardée comme ayant la qualité de demandeur d'asile à la date de l'arrêté en litige, n'entrait pas dans le champ d'application des dispositions de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile mais dans celui des dispositions de l'article L. 572-1 de ce code.
8. Il résulte de ce qui précède que Mme C est fondée, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, à demander l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français prononcée à son encontre le 26 octobre 2023 ainsi que, par voie de conséquence, la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire, la décision fixant le pays de destination ainsi que la décision portant interdiction de retour.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
9. Aux termes de l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Si la décision portant obligation de quitter le territoire français est annulée, il est immédiatement mis fin aux mesures de surveillance prévues aux articles L. 721-6, L. 721-7, L. 731-1, L. 731-3, L. 741-1 et L. 743-13, et l'étranger est muni d'une autorisation provisoire de séjour jusqu'à ce que l'autorité administrative ait à nouveau statué sur son cas. ".
10. En application de ces dispositions, il y a lieu d'enjoindre au préfet de la Moselle de réexaminer la situation de Mme C dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement, et de lui délivrer, immédiatement, une autorisation provisoire de séjour. Il n'y a toutefois pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais de l'instance :
11. Ainsi qu'il a été dit au point 3, il y a lieu d'admettre provisoirement Mme C au bénéfice de l'aide juridictionnelle. Par suite, son avocate peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, sous réserve que Me Chaïb, avocate de M. C, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État et sous réserve de l'admission définitive de son client à l'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l'État le versement à Me Chaïb de la somme de 1 000 euros. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à Mme C par le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 1 000 euros lui sera versée directement.
D E C I D E :
Article 1er : Mme C est admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : L'arrêté du 26 octobre 2023 par lequel le préfet de la Moselle a obligé Mme C à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire d'une durée d'un an est annulé.
Article 3 : Il est enjoint au préfet de la Moselle de réexaminer la situation de Mme C dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement et de lui délivrer immédiatement une autorisation provisoire de séjour.
Article 4 : Sous réserve de l'admission définitive de Mme C à l'aide juridictionnelle, l'État versera à son avocat, Me Chaïb, sous réserve que celle-ci renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État à l'aide juridictionnelle, la somme de 1 000 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à Mme C par le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 1 000 euros lui sera versée directement.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme C et au préfet de la Moselle.
Lu en audience publique le 20 novembre 2023 à 16 heures 02.
La magistrate désignée,
É. Wolff
La greffière
M. B
La République mande et ordonne au préfet de la Moselle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026