jeudi 15 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2303460 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Chambre 2 |
| Avocat requérant | SGRO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 2 décembre 2023, M. D B, représenté par Me Sgro, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 1er décembre 2023 par lequel la préfète de Meurthe-et-Moselle a décidé la mise en œuvre d'une décision des autorités italiennes l'obligeant à quitter le territoire de cet État et a fixé le pays de destination ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros à verser à son conseil au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve qu'il renonce à percevoir la part contributive de l'État au titre de l'aide juridictionnelle et, s'il n'était pas admis à l'aide juridictionnelle, à lui verser directement.
Il soutient que :
En ce qui concerne le moyen commun à l'arrêté contesté :
- il est entaché d'incompétence en l'absence de délégation de signature ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- la décision contestée a été prise en méconnaissance des droits de la défense et du droit d'être entendu protégés par l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne dès lors qu'il n'a pas été invité à présenter ses observations ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article R. 615-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que le caractère définitif et exécutoire de la mesure d'éloignement italienne n'est pas établi, en l'absence de notification ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article R. 615-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il n'est pas justifié de la consultation de l'État italien préalablement à l'édiction de la décision contestée ;
- elle est insuffisamment motivée dès lors qu'elle ne précise pas les motifs de la mesure d'éloignement italienne et que la préfète n'a pas consulté préalablement l'État italien ;
- elle méconnaît son droit au respect de sa vie privée et familiale tel que protégé par les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :
- elle est illégale du fait de l'illégalité de la décision d'éloignement du territoire ;
- elle est insuffisamment motivée en droit et en fait ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle est illégale du fait de l'illégalité de la décision d'éloignement du territoire ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux au regard des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 janvier 2024, la préfète de Meurthe-et-Moselle conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 14 décembre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Wolff, rapporteure, a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant géorgien, né le 9 février 1977, est entré sur le territoire français en mai 2023, accompagné de sa conjointe et de leurs trois enfants mineurs. Le 17 octobre 2023, l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides (Ofpra) a rejeté sa demande d'asile ainsi que celle de sa conjointe. Par un arrêté du 1er décembre 2023, la préfète de Meurthe-et-Moselle a décidé la mise en œuvre d'une décision des autorités italiennes l'obligeant à quitter le territoire de cet État et a fixé le pays de destination. Par la présente requête, M. B demande l'annulation de ces décisions.
Sur les conclusions relatives à l'aide juridictionnelle :
2. Par une décision en date du 14 décembre 2023, le président du bureau d'aide juridictionnelle a admis M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, il n'y a plus lieu à statuer sur les conclusions du requérant tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le moyen commun à l'arrêté contesté :
3. L'arrêté contesté a été signé par M. Julien Le Goff, secrétaire général de la préfecture, à laquelle la préfète de Meurthe-et-Moselle a délégué sa signature à l'effet de signer notamment les décisions en matière d'éloignement des étrangers par un arrêté du 21 août 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture le même jour. Le moyen tiré de l'incompétence de M. C, signataire de l'arrêté contesté, doit, dès lors, être écarté.
En ce qui concerne la mesure d'éloignement :
4. En premier lieu, aux termes de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " 1. Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions, organes et organismes de l'Union. / 2. Ce droit comporte notamment : a) le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre. () ". Si les dispositions de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ne sont pas en elles-mêmes invocables par un étranger faisant l'objet d'une mesure d'éloignement, celui-ci peut néanmoins utilement faire valoir que le principe général du droit de l'Union européenne, relatif au respect des droits de la défense, imposait qu'il soit préalablement entendu et mis à même de présenter toute observation utile sur la mesure d'éloignement envisagée. Le droit d'être entendu implique que l'autorité préfectorale, avant de prendre à l'encontre d'un étranger une décision portant mise en œuvre d'une obligation de quitter le territoire d'un État membre de l'Union européenne, mette l'intéressé à même de présenter ses observations écrites et lui permette, sur sa demande, de faire valoir des observations orales, de telle sorte qu'il puisse faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue sur la mesure envisagée avant qu'elle n'intervienne. Toutefois, une atteinte à ce droit n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle la décision défavorable est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision, ce qu'il lui revient, le cas échéant, d'établir devant la juridiction saisie.
5. En l'espèce, M. B, qui se borne à soutenir que son droit d'être entendu a été méconnu, ne précise pas en quoi il disposait d'informations pertinentes tenant à sa situation personnelle qu'il aurait été empêché de porter à la connaissance de l'administration avant que ne soit prise la mesure d'éloignement litigieuse et qui, si elles avaient pu être communiquées à temps, auraient été de nature à faire obstacle à cette décision. Au demeurant, il ressort des mentions du procès-verbal d'audition de M. B par les services de police le 1er décembre 2023 qu'il a précisément été invité à formuler ses observations sur l'éventualité d'une mesure d'éloignement. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision contestée méconnaîtrait les stipulations de l'article 41 de la charte susvisée ne peut qu'être écarté.
6. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 615-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut décider de mettre en œuvre une décision obligeant un étranger à quitter le territoire d'un autre État dans les cas suivants : / 1° L'étranger a fait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission en vertu d'une décision de refus d'entrée ou d'éloignement exécutoire prise par l'un des autres États parties à la convention signée à Schengen le 19 juin 1990 et se trouve irrégulièrement sur le territoire métropolitain ; / 2° L'étranger a fait l'objet, alors qu'il se trouvait en France, d'une décision d'éloignement exécutoire prise par l'un des autres États membres de l'Union européenne, la République d'Islande, la Principauté du Liechtenstein, le Royaume de Norvège ou la Confédération suisse ". Aux termes de l'article R. 615-2 du même code : " L'autorité administrative peut, en application du 2° de l'article L. 615-1, décider de mettre en œuvre une décision d'éloignement exécutoire prise par l'un des autres Etats membres de l'Union européenne, la République d'Islande, la Principauté du Liechtenstein, le Royaume de Norvège ou la Confédération suisse () ". Enfin, aux termes de l'article R. 615-3 du même code : " Avant de décider de mettre en œuvre la décision d'éloignement prise à l'encontre d'un étranger par un Etat mentionné à l'article R. 615-2, l'autorité administrative s'assure, dans tous les cas, de son caractère exécutoire et de ses motifs en consultant à cette fin l'Etat qui l'a édictée ".
7. Il ressort des pièces du dossier, en particulier de son procès-verbal d'audition par les services de police du 1er décembre 2023, que M. B est entré en France, accompagné de sa famille en mai 2023, après avoir transité par l'Italie. En outre, il ressort des termes de l'arrêté contesté que M. B fait l'objet d'un signalement en vertu d'une mesure d'éloignement émise par les autorités italiennes depuis le 19 mars 2023 et valide jusqu'au 19 mars 2024 et est connu du fichier des personnes recherchées. Dans ces conditions, la décision en litige ayant été prise sur le fondement des dispositions du 1° de l'article L. 615-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. B ne peut par conséquent utilement invoquer une méconnaissance des dispositions des articles R. 615-2 et R. 615-3 du même code dès lors que ces dispositions ne trouvent à s'appliquer qu'en cas de décision prise sur le fondement du 2° de l'article L. 615-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
8. En troisième lieu, la décision en litige vise les textes dont elle fait application, en particulier l'article L. 615-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, expose les circonstances de fait propres à la situation personnelle de M. B, dont les éléments sur lesquels la préfète s'est fondée pour décider de sa reconduite d'office à la frontière en exécution d'un signalement aux fins de non-admission dans l'espace Schengen prononcé par les autorités italiennes après qu'une obligation de quitter le territoire italien lui ait été faite du 19 mars 2023 au 19 mars 2024 et a fixé le pays de destination. La décision en litige précise également qu'il n'est pas porté une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale. Dès lors, cet arrêté, qui n'avait pas à faire mention des motifs justifiant la décision d'éloignement des autorités italiennes, comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et le moyen tenant à son insuffisante motivation ne peut qu'être écarté.
9. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale. () ". Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ".
10. Pour contester la mesure d'éloignement prise à son encontre, M. B fait valoir qu'il est arrivé en France accompagné de sa conjointe, Mme A B, qui n'a fait l'objet d'aucune mesure d'éloignement, et de leurs trois enfants et qu'il n'a plus de lien avec son pays d'origine. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que M. B est entré sur le territoire français le 12 mai 2023, soit depuis moins de six mois à la date de la décision attaquée, et que sa demande d'asile et celle de sa conjointe ont été rejetées par une décision de l'Ofpra du 25 août 2023. Il ressort également des pièces du dossier que Mme B, ressortissante géorgienne, est en situation irrégulière en France, n'a pas vocation à s'y maintenir, que leurs enfants sont mineurs et qu'il n'est fait état d'aucun obstacle à la reconstitution de la cellule familiale hors de France. Par suite, la préfète de Meurthe-et-Moselle n'a pas porté au droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts poursuivis en prenant à l'encontre de M. B la mesure d'éloignement en litige. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations et dispositions précitées doit être écarté.
En ce qui concerne la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :
11. M. B ne présentant pas de conclusions à fin d'annulation dirigées contre une décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire, l'ensemble des moyens qu'il soulève à l'encontre d'une telle décision, qui est au demeurant inexistante, est inopérant et ne peut par suite qu'être écarté.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
12. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que les moyens dirigés contre la mesure d'éloignement prononcés ont été écartés. Par suite, le moyen tenant à ce que l'illégalité de cette décision entraîne, par voie d'exception, celle de la décision fixant le pays de destination ne peut qu'être écarté.
13. En second lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
14. Le requérant, qui se borne à indiquer qu'un retour dans son pays d'origine est contraire aux stipulations précitées et que la préfète n'a pas sérieusement examiné sa situation à ce titre, ce qui est contredit par les termes mêmes de l'arrêté contesté, n'établit pas la réalité des risques encourus dans son pays d'origine, alors d'ailleurs que l'Ofpra a rejeté sa demande d'asile par une décision du 25 août 2023. Le moyen doit être écarté.
15. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision du 1er décembre 2023 présentées par M. B doivent être rejetées.
Sur les frais de l'instance :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'État, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie tenue aux dépens ou la partie perdante, la somme demandée par M. B au bénéfice de son conseil au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de M. B tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. D B, à Me Sgro et à la préfète de Meurthe-et-Moselle.
Délibéré après l'audience publique du 25 janvier 2024 à laquelle siégeaient :
M. Marti, président,
M. Durand, premier conseiller,
Mme Wolff, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 février 2024.
La rapporteure,
É. WolffLe président,
D. Marti
Le greffier,
F. Richard
La République mande et ordonne à la préfète de Meurthe-et-Moselle en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 2303460
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026