jeudi 29 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2400334 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 2 février 2024, M. A B demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au directeur général des finances publiques de mettre un bureau à sa disposition dans les locaux de la direction départementale des finances publiques de la Meuse équipé de son poste de travail informatique et lui donnant accès aux données de son disque dur ainsi qu'à sa messagerie professionnelle, d'établir une attestation certifiant, d'une part, qu'il n'a commis aucune faute personnelle dans l'exercice de ses fonctions et, d'autre part, qu'il n'a jamais été affecté au pôle de recouvrement spécialisé de la Meuse, ni au sein d'un service exerçant une mission de contrôle fiscal et, enfin, de signer une convention d'honoraires avec son avocat.
Il soutient que :
- la condition d'urgence est remplie dès lors qu'il est cité à comparaître le 21 mars prochain devant le tribunal correctionnel d'Epinal ;
- en l'absence de décision prise par l'administration sur sa demande de protection fonctionnelle et d'urgence absolue et d'atteinte à une liberté fondamentale, seule la voie du référé mesures-utiles lui est ouverte ;
- les mesures conservatoires sollicitées sont utiles en ce qu'elles lui permettront d'organiser sa défense, et ne font pas obstacle à l'exécution d'une décision administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 février 2024, le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique conclut au non-lieu à statuer sur la requête.
Il soutient que :
- la protection fonctionnelle a été accordée à M. B par une décision du 12 février 2024 ;
- en tout état de cause, les conditions posées par l'article L. 521-3 du code de justice administrative ne sont pas remplies.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ".
2. Saisi, sur le fondement des dispositions précitées de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'une demande qui n'est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l'urgence justifie, notamment sous forme d'injonctions adressées à l'administration, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse.
3. M. B, inspecteur des finances publiques affecté à la direction départementale des finances publiques de la Meuse et en congé de formation professionnelle depuis le 6 octobre 2023, a été cité à comparaître le 21 mars prochain devant le tribunal correctionnel d'Epinal à la demande d'un usager. M. B a sollicité, le 18 janvier 2024, la protection fonctionnelle afin de pouvoir assurer sa défense. En l'absence de réponse de la part de son administration, il demande au tribunal, sur le fondement des dispositions citées au point 1, d'ordonner diverses mesures de nature à lui permettre de préparer sa défense.
4. Toutefois, il résulte de l'instruction que, par une décision du 12 février 2024, notifiée le 14 février 2024, le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique a octroyé la protection fonctionnelle à M. B. Cette décision précise que les frais de procédure et honoraires de l'avocat seront pris en charge, pour tout ou partie, par l'administration dans le cadre d'une convention d'honoraires et que l'accès de M. B à son poste de travail et à sa messagerie professionnelle, afin d'organiser sa défense, sera organisée selon des modalités convenues avec le directeur départemental. Ainsi, les conclusions de la requête de M. B n'ont plus d'objet. Il n'y a plus lieu d'y statuer.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de M. B.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.
Fait à Nancy, le 29 février 2024.
Le juge des référés,
S. Davesne
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026