mardi 7 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2400551 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Chambre 3 |
| Avocat requérant | LEMONNIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 21 février 2024, Mme C B, représentée par Me Lemonnier, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler l'arrêté du 22 janvier 2024 par lequel la préfète de Meurthe-et-Moselle a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours, et a fixé le pays de renvoi ;
3°) d'enjoindre à la préfète de Meurthe-et-Moselle de réexaminer sa situation et de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans le délai d'un mois suivant la notification du jugement à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son avocate, Me Lemonnier, sur le fondement des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que cette dernière renonce à percevoir la part contributive de l'Etat à l'aide juridictionnelle.
Elle soutient que :
En ce qui concerne les moyens communs à l'ensemble des décisions contestées :
- elles sont entachées d'un défaut de motivation en droit et en fait, ce qui révèle un défaut d'examen particulier de sa situation personnelle et médicale ;
- elles ont été prises par une autorité incompétente car la signataire ne justifie pas d'une délégation de signature de la préfète.
En ce qui concerne la décision refusant un titre de séjour :
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation et méconnaît l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu'elle ne pourra pas bénéficier de la continuité des soins que son état de santé requiert en Macédoine et de la possibilité d'être aidée dans la prise de son traitement médicamenteux ;
- elle est entachée d'une erreur de droit, dès lors que la préfète s'est estimée liée par l'avis émis par le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration pour refuser de lui délivrer un titre de séjour en qualité d'étranger malade ;
- elle porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale, et méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle méconnaît les dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur de droit, dès lors que la préfète, s'estimant liée par l'avis émis par le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, n'a pas fait usage de son pouvoir discrétionnaire ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 mars 2024, la préfète de Meurthe-et-Moselle conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.
Mme B a produit des pièces complémentaires enregistrées le 27 mars 2024 qui n'ont pas été communiquées.
Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 22 février 2024 du bureau d'aide juridictionnelle.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Agnès Bourjol,
- et les observations de Me Lemonnier, représentant Mme C B.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C B, ressortissante macédonienne née le 8 septembre 1995, a déclaré être entrée en France le 14 novembre 2016. Le 15 décembre 2016, elle a sollicité le bénéfice de l'asile. L'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), puis la Cour nationale du droit d'asile (CNDA), par des décisions respectivement des 29 septembre 2017 et 30 mai 2018, ont rejeté sa demande. Par un arrêté du 19 septembre 2018, le préfet de Meurthe-et-Moselle a pris à son encontre une obligation de quitter le territoire français. Par une demande enregistrée sur la plate-forme " démarches simplifiées " le 1er mars 2023, Mme B a sollicité auprès des services de la préfecture de Meurthe-et-Moselle un titre de séjour en qualité d'étranger malade. Par un arrêté du 22 janvier 2024, dont Mme B demande au tribunal l'annulation, la préfète de Meurthe-et-Moselle a refusé de lui délivrer ce titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi.
Sur la demande d'aide juridictionnelle :
2. Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 22 février 2024 du bureau d'aide juridictionnelle. Par suite, sa demande tendant à son admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle, présentée à l'appui de la présente requête, ne peut qu'être rejetée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les moyens communs à l'arrêté contesté :
3. En premier lieu, par un arrêté du 21 août 2023, publié au recueil des actes administratifs de Meurthe-et-Moselle le même jour, la préfète de Meurthe-et-Moselle a donné délégation à Mme D A, directrice de l'immigration et de l'intégration, à l'effet de signer les décisions portant refus de séjour, les mesures d'éloignement ainsi que les décisions fixant le pays de destination. Par suite, Mme A, signataire de l'arrêté contesté, était compétente pour signer les décisions en litige. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté du 22 janvier 2024 contesté doit être écarté.
4. En deuxième lieu, l'arrêté du 22 janvier 2024 comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait fondant les décisions portant refus de titre de séjour, portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi, prises à l'encontre de Mme B par l'arrêté contesté du 22 janvier 2024. Les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et du défaut d'examen de sa situation qui en résulterait doivent donc être écartés.
En ce qui concerne le refus de titre de séjour :
5. Aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. (). / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. () ".
6. La partie qui justifie d'un avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) venant au soutien de ses dires doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'accès effectif ou non à un traitement approprié dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires. En cas de doute, il lui appartient de compléter ces échanges en ordonnant toute mesure d'instruction utile.
7. En premier lieu, pour refuser le titre de séjour sollicité par Mme B, la préfète de Meurthe-et-Moselle s'est fondée sur l'avis émis le 6 décembre 2023 par le collège des médecins de l'OFII dont il ressort que si l'état de santé de Mme B nécessite une prise en charge médicale dont le défaut peut entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, elle peut toutefois, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont elle est originaire, y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. S'il ressort des pièces du dossier que Mme B, qui a été hospitalisée en France à plusieurs reprises pour des tentatives d'autolyse et velléités suicidaires, associées à un syndrome de stress post-traumatique en lien avec les violences conjugales auxquelles elle allègue avoir été exposée au Kosovo, les comptes rendus d'hospitalisation qu'elle produit ne se prononcent pas sur la possibilité d'être soignée en Macédoine du Nord ou sur la disponibilité des traitements médicamenteux et du suivi médical qui lui est prescrit, lequel consiste uniquement en un entretien de soutien psychologique conduit par un infirmier, et de deux à quatre consultations par an avec un médecin spécialiste. La seule circonstance qu'un médecin psychiatre du centre médico psychiatrique de Vandoeuvre préconise un accès au traitement par le truchement d'un infirmier " pour minimiser le risque de passage à l'acte impulsif ", ne caractérise pas, en elle-même, l'existence d'une évolution défavorable de son état de santé de nature à rendre obsolète l'avis du collège de médecins de l'OFII et à remettre en cause cet avis. Par suite, en refusant de délivrer un titre de séjour à Mme B sur le fondement des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la préfète de Meurthe-et-Moselle n'a pas fait une inexacte application de ces dispositions.
8. En deuxième lieu, Mme B n'établit ni même n'allègue avoir adressé à la préfète de Meurthe-et-Moselle, préalablement à l'arrêté litigieux, des documents lui permettant d'apprécier la disponibilité des soins que requiert son état de santé dans son pays d'origine. Dans ces conditions, la préfète de Meurthe-et-Moselle ne pouvait que se fonder sur l'avis émis par le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Dans ces conditions, la seule reprise des termes de l'avis dans l'arrêté litigieux ne suffit pas à établir que la préfète se serait estimée liée par celui-ci, et aurait ainsi méconnu l'étendue de sa compétence.
9. En troisième lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. (). ".
10. Il ressort des pièces du dossier que Mme B, célibataire et sans charge de famille, n'établit pas être dépourvue de liens en Macédoine, où elle a vécu jusqu'à l'âge de 21 ans. Si l'intéressée est présente en France depuis l'année 2016 et maîtrise la langue française, toutefois, elle n'apporte aucun élément sur les liens personnels et familiaux qu'elle a pu y nouer et ne démontre ni même n'allègue y compter des liens d'une particulière intensité. Dans ces conditions, Mme B n'est pas fondée à soutenir que la décision portant refus de séjour a porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par les stipulations précitées une atteinte disproportionnée au regard des motifs en vue desquels elle a été prise.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
11. En premier lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : / () 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié ".
12. Il résulte de ce qui a été dit au point 6 que la requérante n'établit pas ne pas pouvoir bénéficier effectivement d'un traitement approprié à son état de santé dans son pays d'origine. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
13. En deuxième lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 7 du présent jugement, la préfète de Meurthe-et-Moselle ne pouvait que se fonder sur l'avis émis par le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Dès lors, la reprise des termes de l'avis dans la décision portant obligation de quitter le territoire français, ne permet pas à elle seule d'établir que la préfète se serait estimée liée par celui-ci.
14. En dernier lieu, ainsi qu'il a été dit au point 9 du présent jugement, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
15. En premier lieu, Mme B n'ayant pas démontré l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, elle n'est pas fondée à exciper l'illégalité de cette décision à l'encontre de la décision fixant le pays de renvoi.
16. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 721-4 in fine du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ". Ce dernier texte énonce que : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou des traitements inhumains ou dégradants ".
17. Mme B soutient que son retour en Macédoine l'exposerait à des traitements contraires aux textes susvisés. Toutefois, la requérante, dont la demande d'asile a d'ailleurs, ainsi qu'il a été dit au point 1 du présent jugement, été rejetée par l'OFPRA et par la CNDA, n'établit pas la réalité des risques personnels et actuels auxquels elle serait exposée en cas de retour en Macédoine. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées ne peut être accueilli.
18. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de Mme B tendant à l'annulation de l'arrêté du 22 janvier 2024 de la préfète de Meurthe-et-Moselle doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
19. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté attaqué, n'appelle aucune mesure d'exécution. Dès lors, les conclusions à fin d'injonction présentées par Mme B ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais de l'instance :
20. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans le cadre de la présente instance, la somme dont Mme B demande le versement au profit de son conseil au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B, à Me Lemonnier et à la préfète de Meurthe-et-Moselle.
Délibéré après l'audience publique du 11 avril 2024 à laquelle siégeaient :
M. Di Candia, président,
Mme Bourjol, première conseillère,
Mme Philis, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 mai 2024.
La rapporteure,
A. Bourjol
Le président,
O. Di Candia
Le greffier,
P. Lepage
La République mande et ordonne à la préfète de Meurthe-et-Moselle en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 2400551
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026