mardi 1 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2400635 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Chambre 1 |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 28 février 2024, M. C B, représenté par Me Harir, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 28 décembre 2023 par laquelle le préfet de la Meuse a rejeté sa demande de regroupement familial au bénéfice de son fils, A ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Meuse, à titre principal, de faire droit à sa demande de regroupement familial au bénéfice de son fils A dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, à titre subsidiaire, de réexaminer cette demande dans le même délai ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision est insuffisamment motivée en droit et en fait ;
- le préfet s'est abstenu d'examiner les conséquences de sa décision sur sa vie privée et familiale ;
- le préfet n'a pas respecté le délai de six mois qui lui était imparti pour statuer sur sa demande en méconnaissance de l'article R. 434-26 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision est entachée d'une erreur de droit dès lors que le préfet s'est fondé à tort sur un motif ne figurant pas parmi ceux énumérés à l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; le préfet ne pouvait refuser sa demande au seul motif qu'il n'occuperait pas effectivement le logement déclaré ;
- le préfet a entaché sa décision d'une erreur de fait et d'appréciation dès lors qu'il occupe effectivement le logement déclaré à Bar-le-Duc ;
- le caractère normal des conditions de logement ne s'apprécie aucunement au regard de considérations portant sur la localisation du domicile par rapport au siège social de son employeur ;
- son logement remplit les conditions de superficie, de salubrité et d'équipement fixées par l'article R. 434-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il dispose de ressources stables et suffisantes, conformément aux articles L. 434-8 et R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il remplit la condition relative au respect des principes essentiels qui régissent la vie familiale en France prévu par l'article L. 434-7 du même code ;
- la décision du préfet porte atteinte à l'intérêt supérieur de son fils mineur, A ;
- la décision porte une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale ainsi qu'à celle de son fils.
Par un mémoire en défense enregistré le 3 juillet 2024, le préfet de la Meuse conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Grandjean a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant tunisien né le 26 novembre 1988, est titulaire d'un certificat de résidence d'une durée de dix ans, valable jusqu'au 8 janvier 2027. Il a sollicité le 9 décembre 2022 une mesure de regroupement familial au bénéfice de son fils, né le 27 août 2019. Le préfet de la Meuse a classé sans suite la demande du requérant le 28 décembre 2023 au motif de son incompétence territoriale. Par la requête susvisée, M. B demande l'annulation de cette décision.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Il ressort des termes de la décision du 28 décembre 2023 attaquée que le préfet de la Meuse s'est borné à classer sans suite la demande de M. B en raison de son incompétence territoriale sans se prononcer sur la pertinence de cette demande. Le requérant ne critiquant pas le motif du classement sans suite qu'il attaque, il ne soulève que des moyens inopérants. Par suite, les conclusions tendant à l'annulation de la décision du 28 décembre 2023 du préfet de la Meuse ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
3. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation, n'appelle aucune mesure d'exécution. Il s'ensuit que les conclusions susvisées ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais liés à l'instance :
4. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'État, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie tenue aux dépens ou la partie perdante, la somme demandée par M. B au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er :La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et au préfet de la Meuse.
Délibéré après l'audience publique du 10 septembre 2024 à laquelle siégeaient :
M. Coudert, président,
Mme Grandjean, première conseillère,
Mme Jouguet, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er octobre 2024.
La rapporteure,
G. Grandjean Le président,
B. Coudert
La greffière,
A. Mathieu
La République mande et ordonne au préfet de la Meuse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026