jeudi 19 juin 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2400730 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 12 mars 2024, Mme A B, représentée par Me Picoche, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 31 octobre 2023 par laquelle la Caisse Nationale de Retraites des Agents des Collectivités Locales (CNRACL) a refusé de lui accorder une rente d'invalidité ;
2°) d'enjoindre à la CNRACL de lui attribuer le bénéfice d'une rente d'invalidité avec reconstitution rétroactive de ses droits à compter de sa mise à la retraite, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement ;
3°) de mettre à la charge du défendeur la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
4°) de condamner le défendeur aux dépens de l'instance et aux frais de justice.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 mars 2025, la Caisse des Dépôts, gestionnaire de la CNRACL, demande au tribunal de prononcer un non-lieu à statuer.
Elle informe le tribunal que :
- à l'issue d'un nouvel examen de la situation de l'intéressée le 25 février 2025, la CNRACL a attribué une rente d'invalidité au taux de 25% à Mme B, qui lui sera versée avec une date d'effet rétroactif au 1er novembre 2023 ;
- le paiement du rappel des arrérages de la rente d'invalidité, découlant de cette révision, sera effectué lors des prochaines échéances.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; / () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".
2. Par une décision du 25 février 2025, postérieure à l'introduction du recours, la CNRACL a procédé à la révision de la situation de Mme B et a décidé de lui attribuer une rente d'invalidité au taux de 25 %, qui lui sera versée avec une date d'effet rétroactif au 1er novembre 2023, date de son admission à la retraite, et que le paiement du rappel des arrérages de la rente d'invalidité, découlant de cette révision, sera effectué lors des prochaines échéances. Dans ces conditions, les conclusions de la requérante tendant à l'annulation de la décision du 31 octobre 2023 lui refusant le bénéfice de cette rente et celles tendant à ce qu'il soit enjoint à la CNRACL de lui attribuer une telle rente avec effet rétroactif à compter de sa mise à la retraite sont devenues sans objet. Il n'y a pas lieu d'y statuer.
3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de la CNRACL la somme de 500 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il y n'a pas lieu, en l'absence de dépens, de mettre une somme à la charge de la CNRACL à ce titre.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de Mme B dirigées contre la décision de la Caisse Nationale de Retraites des Agents des Collectivités Locales du 31 octobre 2023, non plus que sur celles présentées à fin d'injonction.
Article 2 : La Caisse Nationale de Retraites des Agents des Collectivités Locales versera à Mme B la somme de 500 euros au titre de l'article L. 761 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et à la Caisse des Dépôts, gestionnaire de la Caisse Nationale de Retraites des Agents des Collectivités Locales.
Fait à Nancy, le 19 juin 2025
Le président de la 2ème chambre,
J. -F. Goujon-Fischer
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026