vendredi 29 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2400735 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Vu les procédures suivantes :
I - Par une requête enregistrée le 12 mars 2024 sous le numéro 2400734, les communes de Raon-lès-Leau et de Raon-sur-Plaine, représentées par Me Conti, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle la préfète de Meurthe-et-Moselle a rejeté leur demande d'ouverture d'une enquête publique ;
2°) d'enjoindre à la préfète de Meurthe-et-Moselle d'ouvrir une enquête publique relative à la modification des limites territoriales des communes de Raon-lès-Leau, de Raon-sur-Plaine et de Grandfontaine ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 5 000 euros au titre de l'article L.761- 1 du code de justice administrative.
II - Par une requête enregistrée le 12 mars 2024 sous le numéro 2400735, les communes de Raon-lès-Leau et de Raon-sur-Plaine, représentées par Me Conti, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle la préfète des Vosges a rejeté leur demande d'ouverture d'une enquête publique ;
2°) d'enjoindre à la préfète des Vosges d'ouvrir une enquête publique relative à la modification des limites territoriales des communes de Raon-lès-Leau, de Raon-sur-Plaine et de Grandfontaine ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 5 000 euros au titre de l'article L.761- 1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1.D'une part, le code de justice administrative dispose, au premier alinéa de son article R. 342-2 : " Lorsque deux tribunaux administratifs sont simultanément saisis de demandes distinctes mais connexes, relevant normalement de leur compétence territoriale respective, chacun des deux présidents intéressés saisit le président de la section du contentieux du Conseil d'Etat et lui adresse le dossier de la demande () ".
2.D'autre part, aux termes de l'article R. 342-3 du même code : " Le président de la section du contentieux se prononce sur l'existence du lien de connexité et détermine la ou les juridictions compétentes pour connaître des demandes () ".
3.Les requêtes des communes de Raon-lès-Leau et de Raon-sur-Plaine tendent à l'annulation des décisions implicites par lesquelles les préfètes de Meurthe-et-Moselle et des Vosges ont rejeté leur demande d'ouverture d'une enquête publique afin de modifier leurs limites territoriales par rapport à celles de la commune de Grandfontaine qui se situe dans le département du Bas-Rhin. Les communes de Raon-lès-Leau et de Raon-sur-Plaine ont également déposé devant le tribunal administratif de Strasbourg une requête tendant à l'annulation de la décision implicite née du silence gardé par la préfète du Bas-Rhin sur leur demande d'ouverture d'une enquête publique. Il y a lieu, en conséquence et en application des dispositions de l'article R. 342-2 du code de justice administrative, de transmettre les dossiers des requêtes des communes de Raon-lès-Leau et de Raon-sur-Plaine au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat.
O R D O N N E :
Article 1er : Les dossiers des requêtes des communes de Raon-lès-Leau et de Raon-sur-Plaine sont transmis au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat et au président du tribunal administratif de Strasbourg.
Fait à Nancy, le 29 mars 2024.
Le président,
Sébastien Davesne
Nos 2400734 et 2400735
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026