jeudi 4 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2400913 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Chambre 2 |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 28 mars 2024, Mme E B conteste la décision du 26 mars 2024 du recteur de l'académie de Nancy-Metz par laquelle il a refusé de faire droit à la demande d'inscription de sa fille, D, en classe de sixième au sein du collège Jean Lamour de Nancy.
Elle soutient qu'une dérogation doit lui être accordée compte tenu de ses contraintes familiales dès lors qu'elle a quatre enfants à charge et que la scolarisation de trois de ses enfants au sein du même établissement faciliterait l'apprentissage de la langue française pour deux d'entre eux.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 avril 2024, le recteur de l'académie de Nancy-Metz conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- C et A B ont été scolarisés au collège Jean Lamour en unité pédagogique pour élèves allophones arrivants ;
- D ne relève pas de ce dispositif et aucune place n'est disponible en classe de sixième au sein du collège Jean Lamour de Nancy.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'éducation ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Wolff, rapporteure,
- et les conclusions de Mme Marini, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. D a été affectée pour l'année scolaire 2023/2024 en classe de sixième au collège Jean de La Fontaine à Laxou. Le 20 mars 2024, Mme B a présenté une demande de révision de cette affectation afin d'obtenir l'inscription de sa fille au sein du collège Jean Lamour de Nancy. Cette demande a été rejetée par une décision du 20 mars 2024 du directeur académique des services de l'éducation nationale de Meurthe-et-Moselle, sur délégation du recteur de l'académie de Nancy-Metz. Par sa requête, Mme B doit être regardée comme demandant l'annulation de cette décision.
2. Aux termes de l'article D. 211-11 du code de l'éducation : " Les collèges et les lycées accueillent les élèves résidant dans leur zone de desserte, sous réserve du respect des règles relatives à la procédure d'affectation. / Le directeur académique des services de l'éducation nationale agissant sur délégation du recteur d'académie, détermine pour chaque rentrée scolaire l'effectif maximum d'élèves pouvant être accueillis dans chaque établissement en fonction des installations et des moyens dont il dispose. / Dans la limite des places restant disponibles après l'inscription des élèves résidant dans la zone normale de desserte d'un établissement, des élèves ne résidant pas dans cette zone peuvent y être inscrits sur l'autorisation du directeur académique des services de l'éducation nationale agissant sur délégation du recteur d'académie, dont relève cet établissement. / Lorsque les demandes de dérogation excèdent les possibilités d'accueil, l'ordre de priorité de celles-ci est arrêté par le directeur académique des services de l'éducation nationale agissant sur délégation du recteur d'académie, conformément aux procédures d'affectation en vigueur. ()".
3. Mme B soutient que l'inscription de sa fille D au collège Jean Lamour de Nancy est justifiée par des convenances personnelles et son souhait que l'ensemble de ses enfants soient inscrits dans le même établissement pour faciliter l'apprentissage de la langue française par C et A. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que, conformément aux préconisations du centre d'information et d'orientation, ses deux enfants, C et A, doivent être inscrits en unité pédagogique pour élèves allophones arrivants, ce qui a justifié leur scolarisation au sein du collège Jean Lamour de Nancy, disposant d'une telle unité. En outre, le recteur indique sans être contredit que le collège Jean Lamour de Nancy disposait de 75 places en classes de sixième à la rentrée 2023/2024 et qu'aucune place n'était vacante. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que la décision rejetant la demande d'affectation présentée par Mme B pour sa fille D serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.
4. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de Mme B tendant à l'annulation de la décision du 20 mars 2024 du recteur de l'académie de Nancy-Metz par laquelle il a refusé d'inscrire sa fille, D, en classe de sixième au collège Jean Lamour de Nancy doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme E B et à la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse.
Copie en sera adressée, pour information, au recteur de l'académie de Nancy-Metz.
Délibéré après l'audience publique du 13 juin 2024 à laquelle siégeaient :
M. Marti, président,
M. Durand, premier conseiller,
Mme Wolff, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 juillet 2024.
La rapporteure,
É. WolffLe président,
D. Marti
Le greffier,
F. Richard
La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 2400913
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026