jeudi 20 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2400981 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Chambre 3 |
| Avocat requérant | GEHIN |
Vu la procédure suivante :
I - Par une requête et un mémoire enregistrés les 2 avril et 15 mai 2024 sous le n° 2400978, M. F C, représenté par Me Géhin, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 3 janvier 2024 par lequel la préfète des Vosges a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre à la préfète des Vosges de lui délivrer un titre de séjour ou, à défaut, de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail, sous astreinte de 50 euros par jour de retard dans un délai de 48 heures à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Géhin, avocat de M. C, de la somme de 1 800 euros au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- sa requête est recevable ;
- la décision portant refus de titre de séjour est entachée d'incompétence du signataire de l'acte ;
- elle est entachée d'une insuffisance de motivation ;
- elle méconnaît son droit d'être entendu tel que protégé par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et son droit de rencontrer l'instructeur de son dossier ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation de la décision portant refus de titre de séjour ;
- elle est entachée d'incompétence du signataire de l'acte ;
- elle méconnaît son droit d'être entendu tel que protégé par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et son droit de rencontrer l'instructeur de son dossier ;
- elle méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences sur sa situation personnelle ;
- elle méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la décision fixant le pays de destination doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur de droit au regard de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu'il n'a pas donné son accord à la désignation de la Russie, pays dont il n'a pas la nationalité, comme pays de renvoi ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dès lors qu'elle a pour effet de le renvoyer vers un autre pays que celui désigné pour le renvoi de son épouse et de ses enfants ;
- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est entachée d'incompétence du signataire de l'acte ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle méconnaît son droit à être entendu ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences sur sa situation personnelle ;
- son comportement ne constitue pas un trouble pour l'ordre public.
Par des mémoires en défense enregistrés les 3 et 16 mai 2024, la préfète des Vosges conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.
M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 22 février 2024.
II - Par une requête et un mémoire enregistrés les 2 avril et 15 mai 2024 sous le n° 2400979, Mme D B, représentée par Me Géhin, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 3 janvier 2024 par lequel la préfète des Vosges a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel elle pourra être éloignée et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre à la préfète des Vosges de lui délivrer un titre de séjour ou, à défaut, de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail sous astreinte de 50 euros par jour de retard dans un délai de 48 heures à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Géhin, avocat de Mme B, de la somme de 1 800 euros au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soulève les mêmes moyens que M. C dans sa requête n° 2400978.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 3 et 16 mai 2024, la préfète des Vosges conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.
Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 22 février 2024.
III - Par une requête et un mémoire enregistrés les 2 avril et 15 mai 2024 sous le n° 2400980, M. A C, représenté par Me Géhin, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 3 janvier 2024 par lequel la préfète des Vosges a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre à la préfète des Vosges de lui délivrer un titre de séjour ou, à défaut, de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail sous astreinte de 50 euros par jour de retard dans un délai de 48 heures à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Géhin, avocat de M. C, de la somme de 1 800 euros au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soulève les mêmes moyens que M. C et que Mme B dans leurs requêtes n° 2400978 et 2400979.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 3 et 16 mai 2024, la préfète des Vosges conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.
M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 22 février 2024.
IV - Par une requête et un mémoire enregistrés les 2 avril et 15 mai 2024 sous le n° 2400981, M. E C, représenté par Me Géhin, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 3 janvier 2024 par lequel la préfète des Vosges a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre à la préfète des Vosges de lui délivrer un titre de séjour ou, à défaut, de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail sous astreinte de 50 euros par jour de retard dans un délai de 48 heures à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Géhin, avocat de M. C, de la somme de 1 800 euros au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soulève les mêmes moyens que MM. C et que Mme B dans leurs requêtes n° 2400978, 2400979 et 2400980.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 3 et 16 mai 2024, la préfète des Vosges conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.
M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 22 février 2024.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative ;
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Bastian, conseiller,
- les observations de Me Géhin, pour MM. C et Mme B.
Considérant ce qui suit :
1. M. F C, ressortissant arménien, est entré en France le 18 mars 2015. Mme B, son épouse, et MM. A et E C, leurs enfants, tous de nationalité russe, l'ont rejoint sur le territoire français le 4 mai 2017. Le 7 août 2023, ils ont sollicité la délivrance de titres de séjour. Par des arrêtés du 3 janvier 2024, la préfète des Vosges a refusé de leur délivrer un titre de séjour, les a obligés à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé les pays à destination desquels ils pourront être éloignés et a prononcé à leur encontre des interdictions de retour sur le territoire français d'une durée d'un an. Par des requêtes nos 2400978, 2400979, 2400780 et 2400981, qu'il y a lieu de joindre pour statuer par un seul jugement, MM. C et Mme B demandent, chacun en ce qui les concerne, l'annulation des arrêtés attaqués du 3 janvier 2024.
Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction sous astreinte de MM. A et E C :
2. Aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. () ". Il appartient à l'autorité administrative, en application de ces dispositions, de vérifier, dans un premier temps, si l'admission exceptionnelle au séjour par la délivrance d'une carte portant la mention " vie privée et familiale " répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard de motifs exceptionnels, et à défaut, dans un second temps, s'il est fait état de motifs exceptionnels de nature à permettre la délivrance, dans ce cadre, d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ".
3. Il ressort des pièces des dossiers, notamment de convocations produites au dossier, lesquelles sont, contrairement à ce que soutient la préfète, traduites par un expert près la cour d'appel de Poitiers, que MM. C sont prioritairement mobilisables en vue de leur inscription sur la liste de conscription militaire et doivent se présenter au commissariat militaire de Georgiyesk. En outre, des anciens voisins de la famille en Russie attestent que des agents du bureau d'enrôlement militaire se sont rendus à plusieurs reprises sur les lieux de leur ancienne résidence en vue de leur mobilisation. Dans le contexte particulier de la guerre entre la Russie et l'Ukraine, la circonstance que MM. C puissent faire l'objet en Russie, pays dont ils ont la nationalité, d'un enrôlement militaire constitue une circonstance humanitaire de nature à justifier la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, et dès lors que la préfète n'apporte aucun élément de nature à établir que MM. C pourraient ne pas être mobilisés en zone de guerre, les intéressés sont fondés à soutenir que les décisions refusant de leur délivrer des titres de séjours sont entachées d'erreurs manifestes d'appréciation au regard des dispositions citées au point précédent.
4. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que MM. C sont fondés à demander l'annulation des décisions du 3 janvier 2024 par lesquels la préfète des Vosges a refusé de leur délivrer un titre de séjour ainsi que, par voie de conséquences, celles par lesquelles elle les a obligés à quitter le territoire français sans délai et a fixé le pays à destination duquel ils pourront être éloignés.
5. Le présent jugement implique qu'il soit enjoint à la préfète des Vosges de délivrer à MM. C des cartes de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement et de leur délivrer, dès notification du présent jugement, des autorisations provisoires de séjour avec autorisation de travail. Il n'y a pas lieu, en revanche, d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction sous astreinte de M. F C et de Mme D B :
6. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / () ".
7. Il ressort des pièces du dossier que M. C et Mme B sont entrés en France en 2015 et 2017 et y résident respectivement depuis huit et six ans à la date de la décision attaquée. Il résulte de ce qui a été dit aux points 4 et 5 du présent jugement que, par l'effet de l'annulation prononcée, les deux enfants ont vocation à s'y trouver en situation régulière. Dès lors, la cellule familiale de M. C et Mme B se trouve recomposée en France. Ainsi, en refusant de leur délivrer un titre de séjour, la préfète des Vosges a porté une atteinte disproportionnée à leur droit au respect de leur vie privée et familiale. Par suite, M. C et Mme B sont fondés à soutenir que la décision en litige méconnaît les stipulations citées au point précédent.
8. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que M. C et Mme B sont fondés à demander l'annulation des décisions du 3 janvier 2024 par lesquels la préfète des Vosges a refusé de leur délivrer un titre de séjour ainsi que, par voie de conséquence, celles par lesquelles elle les a obligés à quitter le territoire français sans délai et a fixé le pays à destination duquel ils pourront être éloignés.
9. Le présent jugement implique qu'il soit enjoint à la préfète des Vosges de délivrer à M. C et Mme B des cartes de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement et de leur délivrer, dès notification du présent jugement, des autorisations provisoires de séjour avec autorisation de travail. Il n'y a pas lieu, en revanche, d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
10. MM. C et Mme B ont été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle. Par suite, leur avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Géhin, avocat de MM. C et de Mme B, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Géhin de la somme globale de 3 000 euros.
D E C I D E :
Article 1er : Les arrêtés du 3 janvier 2024 par lesquels la préfète des Vosges a refusé de délivrer un titre de séjour à MM. C et à Mme B, les a obligés à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé les pays à destination desquels ils pourront être éloignés et a prononcé à leur encontre des interdictions de retour sur le territoire français d'une durée d'un an sont annulés.
Article 2 : Il est enjoint à la préfète des Vosges de délivrer à MM. C et Mme B des cartes de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement et de leur délivrer, immédiatement, des autorisations provisoires de séjour avec autorisation de travail.
Article 3 : L'Etat versera à Me Géhin une somme globale de 3 000 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Géhin renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État au titre de l'aide juridictionnelle.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. F C, à Mme D B, à M. E C, à M. A C, à Me Géhin et à la préfète des Vosges.
Délibéré après l'audience du 30 mai 2024, à laquelle siégeaient :
- M. Di Candia, président,
- Mme Bourjol, première conseillère,
- M. Bastian, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 juin 2024.
Le rapporteur,
P. Bastian
Le président,
O. Di Candia
Le greffier,
P. Lepage
La République mande et ordonne à la préfète des Vosges en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Nos 2400978, 2400979, 2400980, 2400981
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026