LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA54-2400999

Tribunal Administratif de Nancy — Décision N° TA54-2400999

lundi 15 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nancy
SectionTribunal Administratif de Nancy
N° DossierTA54-2400999
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationReconduites à la frontière
Avocat requérantCORSIGLIA

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires enregistrés les 5 et 15 avril 2024, M. C B, assisté par son curateur et représenté par Me Corsiglia, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 3 avril 2024 par lequel la préfète de Meurthe-et-Moselle l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné et a prononcé à son égard une interdiction de circulation sur le territoire français d'une durée de douze mois ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil d'une somme de 2 000 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 ou, à défaut d'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle, le versement à son profit de cette même somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- l'auteur de l'arrêté attaqué était incompétent pour en être le signataire ;

- la décision portant obligation de quitter le territoire français méconnaît son droit d'être entendu ;

- la même décision est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle ;

- son comportement ne constitue pas une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société ;

- la décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée d'une erreur de fait ;

- elle est entachée d'une erreur d'appréciation au regard de la durée de sa présence sur le territoire, sa situation familiale et l'absence de contact et de lien avec le Portugal ;

- la décision portant refus de délai de départ volontaire sera annulée par voie de conséquence de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- la même décision est entachée d'erreur d'appréciation, la situation d'urgence n'étant pas caractérisée ;

- la décision portant interdiction de circulation sur le territoire français sera annulée par voie de conséquence ;

- la même décision est entachée d'un défaut de motivation ;

- la même décision est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation ;

- elle est entachée d'erreur de fait et d'appréciation dans son principe, dès lors que des circonstances humanitaires faisaient obstacle à une telle décision, et quant à sa durée, dès lors que son comportement ne constitue pas une menace réelle actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société.

Par un mémoire en défense enregistré le 15 avril 2024, la préfète de Meurthe-et-Moselle conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Di Candia, vice-président, pour exercer les pouvoirs qui lui sont attribués par les articles L. 572-5, L. 572-6, L. 614-5, L. 614-6, L. 614-9, L. 614-11, L. 614-12, L. 614-15, L. 615-2, L. 623-1, L. 732-8 et L. 754-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Après avoir entendu, au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Di Candia, magistrat désigné,

- les observations de Me Corsiglia, pour M. B, qui conclut aux mêmes fins que la requête et ses mémoires complémentaires, par les mêmes moyens, et précise que M. B a passé dix-neuf ans sur le territoire français, où il est arrivé à l'âge d'un mois, ayant vécu chez son oncle et sa tante, puis chez sa mère, puis, compte tenu des carences éducatives de cette dernière, de foyer et foyer ; elle explique que, de retour chez sa mère, M. B a été confronté à ses graves problèmes d'addiction, qu'à la suite d'une violente dispute avec elle, le 27 mars 2024, il n'avait pas assez d'argent pour se nourrir et que c'est la raison pour laquelle il a volé des biens matériels ainsi qu'un jus de fruit au domicile d'un particulier, l'objectif étant pour lui de revendre ces biens et de pouvoir se nourrir ; elle indique que M. B est une personne vulnérable, et soutient en outre que les circonstances humanitaires faisant obstacle à l'interdiction de circulation tiennent à la présence de son curateur désigné en France ;

- les observations de M. D, qui conclut aux mêmes fins que ses écritures en opposant, en outre, une fin de non-recevoir tirée du défaut de capacité à agir de M. B, placé sous un régime de curatelle, et sollicite une substitution de base légale, estimant que la décision attaquée aurait pu être fondée d'une part, sur l'article L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que l'intéressé ne remplit aucune des conditions pour pouvoir séjourner en France pour une durée supérieure à trois mois, d'autre part sur le fondement du 3° de l'article L. 251-1 du même code, l'intéressé abusant du droit de bénéficier de l'allocation adulte handicapé ;

- les observations de M. B lui-même.

La clôture de l'instruction a été prononcée à 15h33, à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, ressortissant portugais né le 26 novembre 2004 à Arcos de Valde Vez, au Portugal, a été placé en garde à vue le 3 avril 2024 pour des faits de vol aggravé par effraction dans un local d'habitation en réunion. Par un arrêté du 3 avril 2024, la préfète de Meurthe-et-Moselle l'a obligé à quitter sans délai le territoire français et a prononcé à son encontre une interdiction de circulation sur le territoire français pour une durée de 12 mois. M. B, placé au centre de rétention de Metz, demande l'annulation de cette décision.

Sur les conclusions relatives à l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

2. Aux termes de l'article 20 de la loi susvisée du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée () par la juridiction compétente ou son président ".

3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, en application des dispositions précitées, d'admettre provisoirement M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Sur la fin de non-recevoir opposée en défense :

4. Les mandataires mentionnés à l'article R. 431-2 du code de justice administrative ont qualité, devant les tribunaux administratifs, pour représenter les parties et signer en leur nom les requêtes et les mémoires sans avoir à justifier du mandat par lequel ils ont été saisis par leur client.

5. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que M. B, qui a été placé sous curatelle renforcée pour une durée de 60 mois par décision du juge des tutelles rendue 11 janvier 2024, ne disposait pas, à la date d'introduction de cette instance, de la capacité d'ester en justice. Toutefois, il ressort des termes de la requête que Me Corsiglia, son conseil, a reçu mandat de M. B, assisté du service des préposés M.J.P.M du centre psychothérapique de Laxou. Dans ces conditions, Me Corsiglia étant cru sur sa robe, sans avoir à justifier du mandat dont elle a été saisie, la fin de non-recevoir tirée du défaut de capacité à agir du requérant doit donc être écartée.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

6. Aux termes de l'article L. 251-1 de ce code : " L'autorité administrative compétente peut, par décision motivée, obliger les étrangers dont la situation est régie par le présent livre, à quitter le territoire français lorsqu'elle constate les situations suivantes : / () 2° Leur comportement personnel constitue, du point de vue de l'ordre public ou de la sécurité publique, une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société ; () ".

7. Il appartient à l'autorité administrative, qui ne saurait se fonder sur la seule existence d'une infraction à la loi, d'examiner, d'après l'ensemble des circonstances de l'affaire, si la présence d'un citoyen de l'Union européenne sur le territoire français est de nature à constituer une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour un intérêt fondamental de la société française, ces conditions étant appréciées en fonction de la situation individuelle de l'intéressé, notamment de la durée de son séjour en France, de sa situation familiale et économique et de son intégration.

8. D'une part, la préfète de Meurthe-et-Moselle relève dans sa décision que M. B est défavorablement connu des services de police à raison des mentions figurant dans le fichier de traitement des antécédents judiciaires. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que ces mentions portent sur des faits dont la matérialité est contestée par M. B et qui auraient en tout état de cause été commis lorsque l'intéressé était âgé de 11 à 13 ans. Par ailleurs, M. B a précisé sans être contredit que les faits de violence sur un ascendant sans incapacité du 27 mars 2024, également mentionnés dans le fichier de traitement des antécédents judiciaires, n'ont donné lieu à aucune suite judiciaire, ceux-ci étant consécutifs à une violente dispute au cours de laquelle sa mère, en état d'ébriété compte tenu de son addiction à l'alcool, a détruit des biens lui appartenant, ayant justifié une altercation entre eux. Dans ces conditions, la matérialité des faits figurant dans ce fichier ne peut être regardée comme établie.

9. D'autre part, M. B a été condamné à huit mois d'emprisonnement pour des faits de vol aggravé sans maintien en détention commis le 3 avril 2024. Il ressort des pièces du dossier que M. B est entré par effraction dans un logement, y a consommé des aliments et y a soustrait des biens matériels dans le but, soutient-il, de les revendre. Par suite, le comportement personnel de M. B constitue, du point de vue de l'ordre public, une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société.

10. Toutefois, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

11. Il ressort des pièces du dossier que M. B est entré en France à l'âge d'un mois, avec une interruption entre 2007 et 2010 seulement, période au cours de laquelle l'intéressé a été confié à un établissement pour sa protection au Portugal. Il compte en France à la fois sa mère, nonobstant la relation difficile qu'il entretient avec elle, ainsi que son oncle et sa tante, résidant à Pessac, chez lesquels il a vécu entre 2010 et 2013. Enfin, il ressort des motifs du jugement de tutelles que M. B est atteint d'altération de ses facultés personnelles nécessitant son placement sous un régime de curatelle renforcée afin que son curateur l'assiste pour tous les actes relatifs à sa personne. Dans ces conditions, et alors même que son comportement est de nature à constituer une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour un intérêt fondamental de la société française, M. B est fondé à soutenir qu'en prenant à son encontre une obligation de quitter le territoire français, la préfète de Meurthe-et-Moselle a porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale par rapport au but en vue desquels une telle mesure peut être prise.

12. Si la préfète se prévaut à l'audience des dispositions des 1° et 3° de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, selon lesquelles l'autorité administrative peut également obliger un citoyen de l'Union européenne à quitter le territoire français lorsqu'elle constate qu'il ne justifie plus d'aucun droit au séjour tel qu'il est prévu par les articles L. 232-1, L. 233-1, L. 233-2 ou L. 233-3 du même code, ou lorsque leur séjour est constitutif d'un abus de droit, aucune de ces bases légales ne permet de déroger aux stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Dès lors, il n'y a en tout état de cause pas lieu de faire droit à la substitution de base légale demandée en défense par la préfète de Meurthe-et-Moselle.

13. Il résulte de ce qui précède que M. B est fondé à demander l'annulation de la décision du 3 avril 2024 portant obligation de quitter sans délai le territoire français, ainsi que, par voie de conséquence, la décision fixant le pays de destination et prononçant à son encontre une interdiction de circulation.

Sur les frais du litige :

14. Par le présent jugement, M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Son avocate peut donc se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, sous réserve que Me Corsiglia, avocate de M. B renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat et sous réserve de l'admission définitive de son client à l'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Corsiglia de la somme de 1 200 euros.

D E C I D E :

Article 1er : M. B est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : L'arrêté attaqué du 3 avril 2024 est annulé.

Article 3 : L'Etat versera à Me Corsiglia, avocate de M. B, sous réserve qu'elle renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat et sous réserve de l'admission définitive de son client à l'aide juridictionnelle, la somme de 1 200 euros sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et à la préfète de Meurthe-et-Moselle.

Lu en audience publique le 15 avril 2024 à 16h32.

Le magistrat désigné,

O. Di Candia

La greffière,

M. A

La République mande et ordonne à la préfète de Meurthe-et-Moselle en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions