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AccueilJurisprudence administrativeN° TA54-2401342

Tribunal Administratif de Nancy — Décision N° TA54-2401342

jeudi 16 mai 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nancy
SectionTribunal Administratif de Nancy
N° DossierTA54-2401342
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationReconduites à la frontière
Avocat requérantCATHALA

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 10 mai 2024 à 12 heures 05 et un mémoire complémentaire enregistré le 15 mai 2024, M. B A demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté en date du 8 mai 2024 par lequel le préfet du Doubs lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans ;

2°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sous astreinte de 150 euros par jour de retard à compter de l'expiration d'un délai de 15 jours suivant la notification de la décision à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil d'une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

Sur l'arrêté dans son ensemble :

- il est entaché d'incompétence ;

- il n'est pas suffisamment motivé ;

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- la mesure d'éloignement porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

Sur la décision portant refus de délai de départ volontaire :

- son comportement ne constitue pas une menace pour l'ordre public et il ne présente pas un risque de fuite ;

Sur la décision fixant le pays de destination :

- elle est illégale dès lors qu'elle est fondée sur une décision portant obligation de quitter le territoire français elle-même illégale ;

- elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

- elle est illégale dès lors qu'elle est fondée sur une décision portant obligation de quitter le territoire français elle-même illégale ;

- elle est entachée d'une erreur d'appréciation quant à la durée de cette interdiction.

Par un mémoire en défense enregistré le 15 mai 2024, le préfet du Doubs conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par M. A n'est fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Coudert, vice-président, pour exercer les pouvoirs qui lui sont attribués par les articles L. 572-5, L. 572-6, L. 614-5, L. 614-6, L. 614-9, L. 614-11, L. 614-12, L. 614-15, L. 615-2, L. 623-1, L. 732-8, L. 754-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Coudert,

- les observations de Me Cathala, avocat commis d'office, représentant M. A, qui conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens et soutient en outre que des éléments de la procédure pénale ont été produits par le préfet du Doubs, ce qui constitue une violation du secret de l'enquête et de la présomption d'innocence entachant d'irrégularité la procédure ; qu'à tout le moins ces éléments devront être écartés des débats ; qu'il n'a plus d'attaches dans son pays d'origine ; que les pièces produites justifient de ce qu'il dispose d'un droit au séjour en Allemagne ; que le préfet n'a pas procédé à un examen personnel et complet de sa situation, notamment au regard de sa situation administrative en Allemagne ; que la menace à l'ordre public n'est pas suffisamment caractérisée ;

- et les observations de M. C, représentant le préfet du Doubs, qui conclut aux mêmes fins que le mémoire en défense par les mêmes moyens et fait valoir en outre qu'il n'y a pas eu de violation du secret de l'enquête ou de la présomption d'innocence ; que le requérant ne justifie d'aucune attache familiale sur le territoire français ; que toutes les diligences nécessaires ont été accomplies pour s'assurer de la situation administrative du requérant.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant algérien né le 26 février 1993 à Oran (Algérie), a été interpellé par les services de police de Besançon le 7 mai 2024 et a été placé en garde à vue pour des faits de détention de stupéfiants. Par arrêté du 8 mai 2024, le préfet du Doubs a fait obligation à M. A de quitter le territoire français sans délai, fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné d'office et prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans. Placé en rétention administrative, M. A demande l'annulation de cet arrêté du 8 mai 2024.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne le moyen commun à l'ensemble des décisions en litige :

2. L'arrêté contesté a été signé par Mme Nathalie Valleix, secrétaire générale de la préfecture du Doubs, qui bénéficiait d'une délégation de signature consentie pour signer notamment les décisions portant obligation de quitter le territoire français, refus de délai de départ volontaire, interdiction de retour et fixation du pays de destination par un arrêté du préfet du 25 mars 2024, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du 26 mars 2024. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté en litige doit être écarté.

En ce qui concerne les autres moyens dirigés contre la décision portant obligation de quitter le territoire français :

3. En premier lieu, contrairement à ce que soutient le requérant, la décision par laquelle le préfet du Doubs lui a fait obligation de quitter le territoire français sur le fondement des dispositions du 1° et du 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et est, par suite, suffisamment motivée.

4. En deuxième lieu, contrairement à ce que soutient M. A, il ne ressort pas des pièces du dossier, et notamment des termes de la décision contestée, que le préfet du Doubs n'aurait pas procédé à un examen de sa situation préalablement à l'édiction de la mesure d'éloignement litigieuse. A cet égard, si le requérant soutient que le préfet n'a pas examiné s'il disposait d'un droit au séjour en Allemagne, il ressort des termes mêmes de la décision que le requérant ayant déclaré être en possession d'une attestation de dépôt d'une demande d'asile délivré par les autorités allemandes, le préfet a interrogé le centre de coopération policière et douanière qui a répondu que si le requérant était bien titulaire d'un titre de séjour allemand, celui-ci était périmé depuis le 8 avril 2022, et qu'il ne disposait d'aucun droit de séjour en Allemagne. Ce moyen doit, par suite, être écarté.

5. En troisième lieu, si M. A soutient que des éléments couverts par le secret de l'enquête ont été produits par le préfet et qu'il serait ainsi porté atteinte à la présomption d'innocence, il ressort des termes de l'arrêté contesté que le préfet du Doubs a fondé son appréciation de la menace pour l'ordre public que constitue la présence sur le territoire français de M. A sur les condamnations prononcées à son encontre et ses interpellations en 2022 et non sur la procédure ayant conduit à son placement en garde à vue le 7 mai 2024. Ainsi, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la procédure ayant conduit à l'édiction de la mesure d'éloignement litigieuse serait entachée d'irrégularité. Il n'y a pas davantage lieu d'écarter des débats les éléments ainsi visés.

6. En quatrième lieu, les pièces que produit M. A ne lui permettent pas de justifier qu'il dispose d'un droit au séjour en Allemagne, alors qu'ainsi qu'il a été dit au point 4 du présent jugement, le centre de coopération policière et douanière, interrogé par le préfet du Doubs, a indiqué que le titre de séjour allemand du requérant était périmé depuis le 8 avril 2022 et qu'il ne disposait d'aucun droit de séjour en Allemagne.

7. En dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

8. M. A ne conteste pas être célibataire et sans enfant à charge et être dépourvu de toute attache familiale ou personnelle sur le territoire français. Il n'établit pas être isolé en cas de retour dans son pays d'origine. Par suite, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'en prononçant à son encontre une obligation de quitter le territoire français, le préfet du Doubs aurait porté au droit de M. A au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des objectifs de la mesure. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

En ce qui concerne les autres moyens dirigés contre la décision portant refus de délai de départ volontaire :

9. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; / () 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; / 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; / () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5 ".

10. En premier lieu, contrairement à ce que soutient M. A, l'arrêté du préfet du Doubs, qui vise les dispositions des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et précise qu'il n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour, qu'il ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, qu'il a déclaré ne pas vouloir repartir dans son pays d'origine et qu'il existe donc un risque qu'il se soustraie à la mesure d'éloignement, comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision portant refus de délai de départ volontaire. Le moyen tiré de l'insuffisante motivation de cette décision doit, par suite, être écarté.

11. En second lieu, si M. A soutient qu'il ne présente pas un risque de fuite, il ne conteste pas être entré irrégulièrement en France et ne pas avoir sollicité un titre de séjour. Il ne justifie pas davantage disposer de garanties de représentation suffisantes. Par suite, c'est sans erreur d'appréciation que le préfet du Doubs a estimé qu'il existe un risque qu'il se soustraie à la mesure d'éloignement dont il fait l'objet. Dès lors le préfet était en droit, sur le seul fondement des dispositions du 3° de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de lui refuser un délai de départ volontaire. Il suit de là que le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

En ce qui concerne les autres moyens dirigés contre la décision fixant le pays de renvoi :

12. Aux termes de l'article L. 721-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative fixe, par une décision distincte de la décision d'éloignement, le pays à destination duquel l'étranger peut être renvoyé en cas d'exécution d'office d'une décision portant obligation de quitter le territoire français () ". Aux termes du dernier alinéa de l'article L. 721-4 du même code : " Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ". Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ". Enfin, aux termes de l'article 3 de la convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants : " 1. Aucun État partie n'expulsera, ne refoulera, ni n'extradera une personne vers un autre État où il y a des motifs sérieux de croire qu'elle risque d'être soumise à la torture. () ".

13. En premier lieu, l'arrêté du préfet du Doubs comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision fixant le pays de renvoi. Le moyen tiré de l'insuffisante motivation de cette décision doit, par suite, être écarté.

14. En deuxième lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que le moyen tiré de l'exception d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.

15. En troisième lieu, ainsi qu'il a été dit, M. A ne justifie pas avoir sollicité le bénéfice de l'asile en Allemagne. En tout état de cause, il n'apporte aucune précision quant aux risques personnels auxquels il serait exposé en cas de retour en Algérie. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et des dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

16. En dernier lieu, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales est, en l'espèce, inopérant à l'encontre de la décision fixant le pays de destination. Ce moyen doit, par suite, être écarté.

En ce qui concerne la légalité de la décision prononçant une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans :

17. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / () ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. /() ".

18. En premier lieu, l'arrêté litigieux, qui avait relevé que le comportement de M. A représentait une menace pour l'ordre public, rappelle les dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et mentionne que l'intéressé a fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement, que son entrée sur le territoire français est récente, qu'il n'y justifie pas d'attaches familiales fortes et qu'aucune circonstance humanitaire ne justifie qu'une mesure d'interdiction du territoire français ne soit pas prononcée. Il comporte ainsi les considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français Le moyen tiré de l'insuffisante motivation de la décision attaquée doit être écarté.

19. En deuxième lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que le moyen tiré de l'exception d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.

20. En dernier lieu, il ressort des pièces du dossier que M. A est entré en France très récemment, qu'il ne justifie pas y avoir d'attaches familiales ou personnelles fortes et qu'enfin son comportement représente une menace pour l'ordre public et ce alors même que les faits ayant donné lieu à son interpellation le 7 mai 2024 n'auraient pas donné lieu à des poursuites. Dans ces conditions, le préfet du Doubs n'a pas inexactement apprécié la situation de M. A en fixant à trois ans la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français prise à son encontre.

21. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A doivent être rejetées. Il en va de même, par voie de conséquence, des conclusions aux fins d'injonction sous astreinte ainsi que des conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet du Doubs.

Lu en audience publique le 16 mai 2024 à 16h04.

Le magistrat désigné,

B. Coudert

La greffière,

L. Bourée

La République mande et ordonne au préfet du Doubs en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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