LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA54-2401404

Tribunal Administratif de Nancy — Décision N° TA54-2401404

lundi 24 février 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nancy
SectionTribunal Administratif de Nancy
N° DossierTA54-2401404
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationJuge unique (Chambre 3)

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus du département de la Meuse de lui accorder une aide financière de 1 395,48 euros du fonds de solidarité pour le logement (FSL) pour payer une facture d'électricité. La magistrate a estimé que le logement de la requérante n'était pas adapté à sa situation financière, le loyer et les charges représentant une part excessive de ses ressources mensuelles, conformément au règlement intérieur du FSL de la Meuse et à l'article L. 115-3 du code de l'action sociale et des familles. La décision a été prise en application de la loi n° 90-449 du 31 mai 1990.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires complémentaires, enregistrés le 8 mai et 9 juillet 2024, Mme B A conteste la décision par laquelle le président du conseil départemental de la Meuse a refusé de faire droit à sa demande tendant à l'obtention d'une aide financière de 1 395,48 euros au titre du fonds de solidarité logement pour acquitter une facture d'électricité.

Elle soutient que sa situation financière s'est détériorée après qu'elle ait perdu son emploi, le loyer de son logement et la facture mensuelle d'électricité étant trop élevés ; qu'elle a retrouvé un emploi jusqu'en septembre 2024, qu'elle a entrepris des formations en vue de créer sa boulangerie et qu'elle a présenté son préavis en vue de quitter son logement.

Par un mémoire en défense, enregistré le 21 juin 2024, le département de la Meuse conclut au rejet de la requête.

Il soutient que la situation financière de l'intéressée relève d'un dossier de surendettement et le logement qu'elle occupe ne correspond pas à sa situation financière.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- la loi n° 90-449 du 31 mai 1990 visant à la mise en œuvre du droit au logement ;

- le règlement intérieur du fonds de solidarité pour le logement de la Meuse ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Sousa Pereira, première conseillère, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

La magistrate statuant seule a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Sousa Pereira a été entendu au cours de l'audience publique.

La clôture de l'instruction a été prononcée après l'appel de l'affaire à l'audience, en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative

Considérant ce qui suit :

1. Mme A a demandé au département de la Meuse une aide financière d'un montant de 1 395,48 euros, dans le cadre du fonds de solidarité pour le logement pour régler une facture d'électricité. Le président du conseil départemental de la Meuse a refusé cette aide. Mme A doit être regardée comme demandant l'annulation de cette décision.

2. Aux termes de l'article L. 115-3 du code de l'action sociale et des familles : " Dans les conditions fixées par la loi n° 90-449 du 31 mai 1990 visant à la mise en œuvre du droit au logement, toute personne ou famille éprouvant des difficultés particulières, au regard notamment de son patrimoine, de l'insuffisance de ses ressources ou de ses conditions d'existence, a droit à une aide de la collectivité pour disposer de la fourniture d'eau, d'énergie, d'un service de téléphonie fixe et d'un service d'accès à internet () ". Aux termes de l'article 6 de la loi du 31 mai 1990 susvisée : " Il est créé dans chaque département un fonds de solidarité pour le logement./Le fonds de solidarité accorde, dans les conditions définies par son règlement intérieur, des aides financières sous forme de cautionnements, prêts ou avances remboursables, garanties ou subventions à des personnes remplissant les conditions de l'article 1er et qui entrent dans un logement locatif ou qui, étant locataires, sous-locataires ou résidents de logements-foyers, se trouvent dans l'impossibilité d'assumer leurs obligations relatives au paiement du loyer, des charges et des frais d'assurance locative, ou qui, occupant régulièrement leur logement, se trouvent dans l'impossibilité d'assumer leurs obligations relatives au paiement des fournitures d'eau, d'énergie et de services téléphoniques./Le fonds de solidarité pour le logement, dans les conditions définies par son règlement intérieur, accorde des aides au titre des dettes de loyer et de factures d'énergie, d'eau, de téléphone et d'accès à internet, y compris dans le cadre de l'accès à un nouveau logement ".

3. Il résulte de ces dispositions qu'il appartient aux règlements intérieurs des fonds de solidarité pour le logement de fixer, dans le respect des dispositions légales ou réglementaires applicables, les conditions dans lesquelles sont accordées des aides pour l'accès ou le maintien de personnes dans un logement. Aux termes de l'article 5 du règlement intérieur du fonds de solidarité pour le logement de la Meuse : " () Le logement doit être adapté à la composition familiale. Il convient en outre de vérifier l'adéquation du loyer et des charges avec les revenus de la famille ".

4. Il résulte de l'instruction que Mme A vit seule et est locataire d'un appartement de type F2. Elle perçoit mensuellement une allocation d'aide retour à l'emploi de 710 euros, une allocation de revenu de solidarité active d'un montant de 201,52 euros ainsi qu'une allocation de logement de 157 euros. Le montant du loyer de la requérante, qui s'élève à la somme de 540 euros, représente une part excessive de ses ressources mensuelles. Il en est de même du montant mensuel de sa facture d'électricité, qui s'élevait à 185 euros. Si Mme A soutient avoir trouvé un nouvel emploi jusqu'en septembre 2024, avoir déposé un préavis pour ce logement et avoir réduit sa facture d'électricité de trente pourcents, elle ne produit aucune pièce permettant de l'établir. Il résulte en outre de l'instruction que les charges mensuelles de l'intéressée s'élèvent à la somme de 950,98 euros, sans tenir compte des frais d'énergie et de déplacement, alors que ses ressources s'élèvent à la somme de 1 068,53 par mois. Dans ces conditions, la requérante n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que le président du conseil départemental de la Meuse a refusé de lui octroyer l'aide qu'elle a sollicitée en estimant que son logement n'était pas adapté à sa situation financière.

5. Il résulte de ce qui précède que la requête présentée par Mme A doit être rejetée.

D E C I D E :

Article 1 : La requête présentée par Mme A doit être rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et au département de la Meuse.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 février 2025.

La magistrate déléguée,

C. Sousa Pereira

Le greffier,

P. LepageLa République mande et ordonne au département de la Meuse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2401404

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions