mardi 17 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2401408 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Chambre 1 |
| Avocat requérant | JEANNOT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 16 mai 2024 et des mémoires complémentaires enregistrés les 21 juin et 1er juillet 2024, M. B A, représenté par Me Jeannot, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 23 février 2024 par lequel la préfète de Meurthe-et-Moselle a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit d'office ;
2°) d'enjoindre à la préfète de Meurthe-et-Moselle, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, et de lui délivrer immédiatement une autorisation provisoire de séjour d'une durée qui ne sera pas inférieure à six mois, avec autorisation de travail, en mentionnant son identité et sa nationalité sans indiquer " X se disant ", ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, et de lui délivrer immédiatement une autorisation provisoire de séjour, d'une durée qui ne sera pas inférieure à 6 mois, avec autorisation de travail en mentionnant son identité et sa nationalité sans indiquer " X se disant " ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros au bénéfice de son conseil en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, ainsi que les entiers dépens de l'instance.
Il soutient que :
En ce qui concerne l'arrêté dans son ensemble :
- la compétence du signataire n'est pas établie.
En ce qui concerne la décision refusant le titre de séjour :
- la décision est insuffisamment motivée ;
- la préfète ne démontre pas avoir procédé à un examen individuel de sa situation ;
- la préfète a méconnu l'étendue de sa compétence et entaché sa décision d'erreur de droit pour avoir rejeté sa demande de titre de séjour sans faire usage de son pouvoir discrétionnaire de régularisation ;
- la décision est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la régularité de la consultation et de l'utilisation du fichier de traitement des antécédents judiciaires (TAJ) n'est pas établie, de sorte qu'il ne peut en être tiré aucune conséquence utile ;
- il ne constitue pas une menace à l'ordre public.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle sera annulée par voie de conséquence de l'annulation de la décision portant refus de titre de séjour ;
- la décision est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences sur sa situation personnelle ;
- la préfète s'est estimée à tort en situation de compétence liée ;
- la décision méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et a des conséquences manifestement excessives.
Par un mémoire en défense enregistré le 13 juin 2024, la préfète de Meurthe-et-Moselle conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
M. A été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Nancy en date du 5 avril 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Jouguet, rapporteure,
- et les observations de Me Jeannot, représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant sénégalais, né le 15 septembre 2002 à Dialloube, est entré en France en octobre 2019 selon ses déclarations et a été confié à l'aide sociale à l'enfance par une ordonnance du 30 décembre 2019 du juge des tutelles du tribunal judiciaire de Nancy. Le 5 avril 2023, M. A a sollicité son admission exceptionnelle au séjour. Par un arrêté du 23 février 2024, la préfète de Meurthe-et-Moselle a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit d'office. Par la requête susvisée, M. A demande l'annulation de ces décisions.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le moyen commun à l'ensemble des décisions tiré de l'incompétence :
2. L'arrêté est signé par M. Julien Le Goff, secrétaire général, auquel la préfète de Meurthe-et-Moselle établit avoir délégué sa signature aux fins de signer les décisions en litige par un arrêté en date du 21 août 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture le même jour, sans subordonner cette délégation à une condition d'absence ou d'empêchement. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions litigieuses manque en fait et doit être écarté.
En ce qui concerne les autres moyens dirigés contre la décision portant refus de titre de séjour :
3. En premier lieu, cette décision énonce suffisamment les considérations de droit et de fait qui la fondent et est, par suite, suffisamment motivée. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation de cette décision ne peut qu'être écarté.
4. En deuxième lieu, il ressort des termes même de l'arrêté du 23 février 2024 que la préfète de Meurthe-et-Moselle a procédé à un examen particulier de la situation de M. A avant de rejeter sa demande de titre de séjour, en relevant notamment que bien qu'il ait noué des liens d'ordre amicaux en France dans le cadre de sa prise en charge par l'aide sociale à l'enfance, l'intéressé est célibataire et sans enfant à charge et n'est pas dépourvu d'attaches familiales au Sénégal où il a vécu la majeure partie de sa vie. L'arrêté précise ainsi que M. A n'a pas fixé le centre de ses intérêts en France et ne justifie d'aucune considération humanitaire ou motif exceptionnel de nature à permettre sa régularisation. Par ailleurs, il ne ressort pas des termes de l'arrêté en litige que la préfète de Meurthe-et-Moselle se serait crue en situation de compétence liée et aurait ainsi méconnu l'étendue de son pouvoir d'appréciation. Par suite, les moyens tirés du défaut d'examen de la situation de l'intéressé et de l'erreur de droit dont serait entachée la décision en litige, doivent être écartés.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14 ". Il appartient à l'autorité administrative, en application de ces dispositions, de vérifier, dans un premier temps, si l'admission exceptionnelle au séjour par la délivrance d'une carte portant la mention "vie privée et familiale" répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard de motifs exceptionnels, et à défaut, dans un second temps, s'il est fait état de motifs exceptionnels de nature à permettre la délivrance, dans ce cadre, d'une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié" ou "travailleur temporaire".
6. D'une part, M. A se prévaut de son temps de présence en France, de l'excellence de son parcours scolaire, de son niveau de français ainsi que de sa participation à de nombreuses activités culturelles associatives. Il ressort toutefois des pièces du dossier que M. A n'est présent en France que depuis 5 années et qu'il dispose d'un niveau en langue française " A2 ", correspondant à un niveau dit " utilisateur élémentaire intermédiaire ". S'il a obtenu un CAP " production et service en restauration " en octobre 2022, et est actuellement en classe de terminale professionnelle " cuisine ", ses bulletins scolaires 2022/2023 font montre, en dépit d'une attitude positive, de difficultés de compréhension et de nombreuses absences. La préfète relève en outre que M. A est célibataire et sans charge de famille et n'établit pas avoir développé, à la date de la décision attaquée, des liens privés et familiaux inscrits dans la durée et la stabilité. Il n'est par ailleurs pas contesté qu'il dispose d'attaches personnelles et familiales au Sénégal, son pays d'origine, où résident sa mère, son frère ainsi que sa famille maternelle, et où il a vécu jusqu'à ses dix-sept ans. Dans ces conditions, nonobstant ses efforts d'intégration, les éléments produits par M. A ne suffisent pas à caractériser des considérations humanitaires ou des motifs exceptionnels au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance de ces dispositions et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.
7. D'autre part, la circonstance selon laquelle les informations issues du fichier TAJ ne pourraient être utilisées à l'encontre de M. A en raison de l'irrégularité de la consultation de ce fichier par la préfecture et du caractère erroné des mentions qui y figure, est sans incidence sur la légalité de la décision de refus de titre de séjour, celle-ci n'étant pas fondée sur un motif de menace à l'ordre public.
8. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ".
9. Il ressort des pièces du dossier qu'à la date de l'arrêté attaqué, M. A séjournait en France depuis seulement cinq ans. Comme il a été précisé au point 6, le requérant est célibataire et sans enfant et ne fait état d'aucun lien familial en France, ni de lien personnel d'une particulière intensité, alors qu'il n'établit pas être dépourvu de famille dans son pays d'origine. Dans ces conditions, et en dépit des efforts d'insertion que le requérant a consentis et du déroulement satisfaisant de sa scolarité, la préfète, en refusant de délivrer un titre de séjour à M. A, n'a pas porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale et, par suite, méconnu les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ou les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de cette décision sur sa situation personnelle ne peut qu'être écarté.
En ce qui concerne les autres moyens dirigés contre la décision portant obligation de quitter le territoire français :
10. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que la décision portant refus de séjour n'est pas entachée d'illégalité. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation du refus de titre de séjour doit être écarté.
11. En deuxième lieu, en application de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la décision par laquelle la préfète a obligé M. A à quitter le territoire français, qui vise ces dispositions, n'avait pas à faire l'objet d'une motivation distincte, dès lors qu'elle a été prise concomitamment à la décision de refus de titre de séjour, laquelle est, ainsi qu'il a été dit au point 3 du présent jugement, suffisamment motivée. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de ladite décision ne peut qu'être écarté.
12. En troisième lieu, il ne ressort ni des pièces du dossier ni des termes de l'arrêté attaqué, dont les motifs sont indiqués de façon suffisamment précise et détaillée, que la préfète se serait crue en situation de compétence liée en prenant une mesure d'éloignement à l'encontre de M. A. Par suite, ce moyen doit être écarté.
13. En dernier lieu, pour les mêmes motifs de fait que ceux exposés aux points 6 et 9 du présent jugement, il ne ressort pas des pièces du dossier que la préfète de Meurthe-et-Moselle, en édictant la mesure d'éloignement litigieuse, ait commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de cette décision sur la situation personnelle de M. A, ni qu'elle ait porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale tel que garanti par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 23 février 2024 doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
15. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation, n'appelle aucune mesure d'exécution. Il s'ensuit que les conclusions d'injonction, présentées à titre principal comme à titre subsidiaire, ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais liés à l'instance :
16. D'une part, la présente instance ne comporte aucuns dépens. Par suite, les conclusions présentées à ce titre par M. A doivent, en tout état de cause, être rejetées
17. D'autre part, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'État, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie tenue aux dépens ou la partie perdante, la somme demandée par M. A au bénéfice de son conseil au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er :La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à la préfète de Meurthe-et-Moselle et à Me Jeannot.
Délibéré après l'audience publique du 27 août 2024 à laquelle siégeaient :
M. Coudert, président,
Mme Grandjean, première conseillère,
Mme Jouguet, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 septembre 2024.
La rapporteure,
A. JouguetLe président,
B. Coudert
La greffière,
I. Varlet
La République mande et ordonne à la préfète de Meurthe-et-Moselle en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026