vendredi 17 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2401423 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | CABINET GRUMBACH ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
I° Par une requête enregistrée le 16 mai 2024 à 17h08, la Confédération générale du travail Force Ouvrière (CGT-FO), la Fédération nationale FO des métiers de la pharmacie, des laboratoires de biologie médicale, du cuir et de l'habillement et l'Union départementale Force Ouvrière de la Meuse, représentées par Me Ilic, demandent au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l'exécution de l'arrêté du 15 mai 2024 par lequel le préfet de la Meuse a, le 16 mai 2024, requis les personnels de la société Biogroup Lorraine qu'il a désignés en annexe, ainsi que son président et son directeur général ;
2°) de suspendre toute autre décision de réquisition édictée entre la saisine et l'ordonnance à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elles soutiennent que :
- il y a urgence à se prononcer dès lors que l'arrêté attaqué porte atteinte au droit de grève des personnes concernées ;
- l'arrêté porte une atteinte grave et manifestement illégale au droit de grève qui n'était ni nécessaire, ni proportionnée.
II ° Par une requête enregistrée le 16 mai 2024 à 17h21, la Confédération générale du travail Force Ouvrière (CGT-FO), la Fédération nationale FO des métiers de la pharmacie, des laboratoires de biologie médicale, du cuir et de l'habillement et l'Union départementale Force Ouvrière de Meurthe-et-Moselle, représentées par Me Ilic, demandent au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l'exécution de l'arrêté du 15 mai 2024 par lequel la préfète de Meurthe-et-Moselle a, le 16 mai 2024, requis les personnels de la société Biogroup Lorraine qu'il a désignés en annexe ;
2°) de suspendre toute autre décision de réquisition édictée entre la saisine et l'ordonnance à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elles soutiennent que :
- il y a urgence à se prononcer dès lors que l'arrêté attaqué porte atteinte au droit de grève des personnes concernées ;
- l'arrêté porte une atteinte grave et manifestement illégale au droit de grève qui n'était ni nécessaire, ni proportionnée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Di Candia, vice-président, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative pour statuer en matière de référés.
Considérant ce qui suit :
1. Par les deux requêtes n° 2401423 et 2401424, qu'il y a lieu de joindre pour qu'il y soit statué par une seule ordonnance, la Confédération générale du travail Force Ouvrière (CGT-FO), la Fédération nationale FO des métiers de la pharmacie, des laboratoires de biologie médicale, du cuir et de l'habillement, l'Union départementale Force Ouvrière de la Meuse et l'Union départementale Force Ouvrière de la Meurthe-et-Moselle demandent au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L.521-2 du code de justice administrative, d'ordonner la suspension, d'une part, de l'exécution de l'arrêté du 15 mai 2024 par lequel le préfet de la Meuse a requis les personnels de la société Biogroup Lorraine qu'il a désignés en annexe, ainsi que son président et son directeur général, d'autre part, de l'exécution de l'arrêté du 15 mai 2024 par lequel la préfète de Meurthe-et-Moselle a requis les personnels de la société Biogroup Lorraine qu'elle a désignés en annexe, afin d'assurer la continuité des soins réputés urgents au sein du laboratoire de biologie médicale.
2. Toutefois, il ressort des termes des annexes des arrêtés attaqués que les mesures de réquisition qu'ils édictent avaient été circonscrites à la seule journée du 16 mai 2024. Il y a lieu, dès lors, de considérer qu'à la date de l'enregistrement des requêtes, pour huit des quatorze salariés concernés, et à la date de la présente ordonnance, laquelle ne pouvait raisonnablement intervenir dans de meilleurs délais, pour les six autres, les arrêtés attaqués ont cessé de produire leurs effets. Ainsi, les conclusions aux fins de suspension de l'exécution des arrêtés en litige sont devenues sans objet et il n'y a pas lieu d'y statuer.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les requêtes en référé n° 2401423 et 2401424 de la Confédération générale du travail Force Ouvrière (CGT-FO), la Fédération nationale FO des métiers de la pharmacie, des laboratoires de biologie médicale, du cuir et de l'habillement, l'Union départementale Force Ouvrière de la Meuse et l'Union départementale Force Ouvrière de la Meurthe-et-Moselle.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la Confédération générale du travail Force Ouvrière (CGT-FO), à la Fédération nationale FO des métiers de la pharmacie, des laboratoires de biologie médicale, du cuir et de l'habillement, à l'Union départementale Force Ouvrière de la Meuse et à l'Union départementale Force Ouvrière de la Meurthe-et-Moselle.
Fait à Nancy, le 17 mai 2024.
Le juge des référés,
O. Di Candia
La République mande et ordonne au préfet de la Meuse et à la préfète de Meurthe-et-Moselle en ce qui les concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2, 2401424
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026