vendredi 28 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2401431 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | JU OQTF 6 semaines |
| Avocat requérant | CORSIGLIA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 16 mai 2024 et un mémoire complémentaire enregistré le 1er juin 2024, Mme E A, représentée par Me Corsiglia, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 25 avril 2024 par lequel la préfète des Vosges l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ;
3°) d'enjoindre à la préfète des Vosges de procéder au réexamen de sa situation dans un délai d'un mois à compter de la décision à intervenir et de lui délivrer sans délai une autorisation provisoire de séjour, le tout sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil d'une somme de 2 000 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 ou, à défaut d'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle, le versement à son profit de cette même somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté en litige a été signé par une autorité incompétente ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée d'une erreur de fait quant à ses attaches familiales en France dès lors que sa sœur réside régulièrement sur ce territoire ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la préfète ne pouvait pas lui opposer la circonstance qu'elle ne disposerait pas d'un logement propre et des ressources ;
- la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire doit être annulée par voie de conséquence ;
- en refusant de lui accorder un délai de départ volontaire supérieur à trente jours, la préfète a entaché sa décision d'une erreur d'appréciation et méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la décision fixant le pays de destination doit être annulée par voie de conséquence ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français doit être annulée par voie de conséquence ;
- elle est insuffisamment motivée en fait ;
- la préfète n'a pas procédé à un examen complet de sa situation personnelle ;
- elle est entachée d'une erreur de fait et d'une erreur d'appréciation au regard des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la préfète a commis une erreur de fait et une erreur d'appréciation en lui opposant la circonstance de s'être maintenue sur le territoire français après le rejet de sa demande d'asile alors que la mesure litigieuse est intervenue 48 heures après ;
- elle est disproportionnée quant à sa durée.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 21 mai et 5 juin 2024, la préfète des Vosges conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par Mme A ne sont pas fondés.
Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 14 juin 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Sousa Pereira, première conseillère, pour exercer les pouvoirs qui lui sont attribués par l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Sousa Pereira,
- les observations de Me Corsiglia, représentant Mme A qui reprend les conclusions et moyens de la requête et indique que l'intéressée n'avait pas d'autre choix que de rester sur Saint-Dié-des-Vosges afin de bénéficier des conditions matérielles d'accueil et qu'il n'en demeure pas moins qu'elle a toujours maintenu des liens avec sa sœur qui réside dans la région parisienne ; que la jurisprudence dont la préfète se prévaut n'est pas applicable à la situation de Mme A.
- et les observations de Mme A qui insiste sur la présence de sa sœur en France qui l'a aidée à venir en France, qu'elle ne peut retourner dans son pays d'origine dès lors que ses parents sont décédés et que seul son fils mineur y réside encore ; que ses enfants sont intégrés et que si elle a d'autres sœurs, elle n'a plus de contact avec ces dernières.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A, ressortissante congolaise née le 29 septembre 1977, déclare être entrée en France en décembre 2022, accompagnée de ses deux enfants mineurs, afin d'y solliciter la reconnaissance du statut de réfugié. Sa demande d'asile a été rejetée par une décision du 17 octobre 2023 de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), confirmée par une décision de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) le 29 mars 2024. A la suite de ce rejet, par un arrêté du 25 avril 2024 dont Mme A demande l'annulation, la préfète des Vosges lui a fait obligation, sur le fondement des dispositions du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel elle pourra, le cas échéant, être reconduite et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an.
Sur les conclusions relatives à l'aide juridictionnelle :
2. Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle du 14 juin 2024. Par suite il n'y a pas lieu de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. En premier lieu, l'arrêté attaqué est signé par Mme B D, sous-préfète de Saint-Dié-des-Vosges, à laquelle la préfète des Vosges a, par un arrêté du 5 avril 2024, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture le même jour, délégué sa signature à l'effet de signer, notamment, les arrêtés et décisions relevant de la police des étrangers, en cas d'absence ou d'empêchement du secrétaire général de la préfecture. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale. 2. Il ne peut y avoir d'ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
5. Mme A se prévaut de la présence de ses deux filles mineures sur le territoire français et de leur scolarisation. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que Mme A ne résidait sur ce territoire que depuis moins de deux ans à la date de l'arrêté en litige. En outre, si elle se prévaut de la présence régulière en France de sa sœur, cette seule circonstance n'est pas de nature à démontrer qu'elle aurait transféré le centre de ses intérêts en France, alors qu'elle a résidé dans son pays d'origine jusqu'à l'âge de quarante-cinq ans et a déclaré à l'audience que son fils mineur résidait encore dans son pays d'origine. Enfin, il ne ressort pas des pièces du dossier que ses deux filles mineures ne pourraient pas poursuivre leur scolarité dans son pays d'origine. Dans ces conditions, la mesure d'éloignement en litige ne peut être regardée comme portant au droit de Mme A au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels elle a été prise. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
6. En troisième lieu, si l'arrêté mentionne la présence d'une sœur de la requérante dans son pays d'origine alors qu'elle justifie de la présence régulière de celle-ci en France, cette erreur de fait n'affecte pas les motifs de la décision portant obligation de quitter le territoire français tenant au rejet de la demande d'asile de Mme A et ne remet pas en cause la circonstance qu'aucun des arguments opposés par l'intéressée tenant à sa vie privée et familiale n'est susceptible de faire obstacle à la mesure d'éloignement en litige.
7. En quatrième lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
8. Eu égard aux conditions et à la durée du séjour en France de Mme A et alors qu'elle n'apporte aucun élément de nature à établir qu'elle ne pourrait retourner dans son pays d'origine où ses filles mineures pourront poursuivre leur scolarité, la requérante n'est pas fondée à soutenir que la mesure d'éloignement en litige a été prise en méconnaissance de l'intérêt supérieur de ses enfants.
9. En cinquième lieu, si la préfète des Vosges a mentionné dans l'arrêté contesté que l'hébergement dont Mme A bénéficiait ne lui avait été attribué que pour la durée nécessaire à l'instruction de sa demande d'asile, cette circonstance n'est pas le motif à raison duquel la préfète des Vosges a considéré que l'intéressée ne disposait plus du droit de se maintenir sur le territoire français et sur lequel elle s'est fondée pour prendre la mesure d'éloignement en litige.
10. En sixième lieu, faute pour Mme A d'établir l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français prononcée à son encontre, le moyen tiré de ce que la décision de lui accorder un délai de départ volontaire de trente jours devrait être annulée en conséquence d'une telle illégalité doit être écarté.
11. En septième lieu, si Mme A soutient que la décision refusant de lui accorder un délai supérieur à trente jours ne permettrait pas à ses enfants de terminer leur année scolaire, cette seule circonstance n'est toutefois ni de nature à démontrer une erreur manifeste d'appréciation ni une atteinte portée à l'intérêt supérieur de l'enfant au sens des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
12. En huitième lieu, faute pour Mme A d'établir l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français prononcée à son encontre, le moyen tiré de ce que la décision fixant le pays de destination devrait être annulée en conséquence d'une telle illégalité doit être écarté.
13. En neuvième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
14. Mme A soutient qu'en cas de retour en République démocratique du Congo, elle serait exposée à des traitements contraires à ces stipulations, en raison des sévices physiques et sexuels qu'elle a subis. Si la requérante justifie, par la production d'un certificat médical, la réalité des sévices dont elle a fait l'objet, elle ne démontre pas, ni même n'allègue être dans l'impossibilité de bénéficier de la protection des autorités de son pays d'origine, ni, par suite, la réalité des risques ainsi invoqués. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
15. En dixième lieu, la préfète, après avoir rappelé l'irrégularité du séjour de l'intéressée et que son comportement ne représente pas une menace à l'ordre public, indique, au visa des dispositions de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, que celle-ci ne justifie pas de liens privés et familiaux stables et intenses en France alors que la durée de son séjour dans ce pays n'est pas significative. Au vu de l'ensemble de ces éléments, et quand bien même la préfète n'aurait pas retenu le troisième critère relatif à l'existence d'une précédente mesure éloignement, le moyen tiré du défaut de motivation ne peut qu'être écarté.
16. En onzième lieu, il y a lieu d'écarter pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 6, le moyen tiré de l'erreur de fait dont est entachée la décision portant interdiction de retour sur le territoire français relatif aux attaches familiales en France de la requérante.
17. En douzième lieu, si la requérante fait valoir que la préfète n'a pas tenu compte de la présence régulière en France de sa soeur, elle ne produit aucun élément de nature à établir qu'elle aurait porté une telle information à la connaissance de la préfète, justifiant un examen particulier sur ce point.
18. En treizième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 5, il y a lieu d'écarter le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
19. En quatorzième lieu, en vertu des dispositions de l'article L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, Mme A ne disposait plus du droit de se maintenir sur le territoire à compter de la date de la lecture en audience publique de la décision de la Cour nationale du droit d'asile, soit à compter du 29 mars 2024. Ainsi la préfète n'a commis aucune erreur de fait et d'appréciation en lui opposant la circonstance de s'être maintenue sur le territoire français après le rejet de sa demande d'asile pour prononcer à son encontre une mesure d'interdiction de retourner sur le territoire français.
20. En dernier lieu, Mme A ne résidait en France que depuis deux ans à la date de l'arrêté en litige et ne justifie pas de liens d'une ancienneté ou intensité particulières en France. Dans ces conditions, et alors même que son comportement ne constitue pas une menace à l'ordre public et qu'elle n'a jamais fait l'objet de précédentes mesures d'éloignement, la préfète de Vosges pouvait légalement prononcer une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an à son encontre.
21. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 25 avril 2024 doivent être rejetées. Dans ces conditions, les conclusions à fin d'injonction sous astreinte ainsi que celles tendant à l'application des articles L.761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 doivent également être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu d'admettre Mme A au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme A est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme E A, à Me Corsiglia et à la préfète des Vosges.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 juin 2024.
La magistrate déléguée,
C. Sousa Pereira
La greffière,
M. C
La République mande et ordonne à la préfète des Vosges en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026