vendredi 7 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2401448 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Reconduites à la frontière |
| Avocat requérant | SELARL RICHARD & LEHMANN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 17 mai 2024 à 15h46 sous le n° 2401448, Mme A F, demande au tribunal :
1) d'annuler l'arrêté du 16 mai 2024 par lequel la préfète de la région Grand Est, préfète du Bas-Rhin, l'a maintenue en rétention administrative ;
2) d'enjoindre à la préfète de la région Grand Est, préfète du Bas-Rhin, de lui délivrer une attestation d'asile et de lui permettre de se maintenir sur le territoire français jusqu'à la décision de la cour nationale du droit d'asile conformément aux dispositions de l'article L. 777-2 du code de justice administrative ;
3) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros à verser à son conseil sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du CJA et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- la décision est insuffisamment motivée ;
- la compétence de la signataire de la décision n'est pas établie ;
- la décision est entachée d'une erreur de droit ;
- les dispositions de l'article L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sont incompatibles avec la directive " accueil " en l'absence de définition de critères objectifs permettant d'apprécier le caractère dilatoire d'une demande d'asile présentée en rétention ;
- elle ne pouvait faire l'objet d'une mesure d'éloignement dès lors qu'elle a indiqué, au cours de son audition, souhaiter demander l'asile ;
- la décision est entachée d'une erreur d'appréciation quant au caractère dilatoire de sa demande d'asile ;
- la décision méconnaît les dispositions de l'article R. 754-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il n'est pas établi que la mesure de rétention a été édictée avant le dépôt de sa demande d'asile.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 juin 2024, la préfète de la région Grand Est, préfète du Bas-Rhin conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par Mme F ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Audrey Jouguet, première conseillère, pour exercer les pouvoirs qui lui sont attribués par les articles L. 572-5, L. 572-6, L. 614-5, L. 614-6, L. 614-9, L. 614-11, L. 614-12, L. 614-15, L. 615-2, L. 623-1, L. 732-8 et L. 754-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- les observations de Me Lehmann, avocat commis d'office représentant Mme F, qui reprend les moyens et conclusions de la requête et fait valoir en outre que contrairement à ce qui est indiqué dans la requête, elle n'a jamais souhaité rejoindre un autre pays que la France ; qu'elle n'a pas compris la convocation qui lui a été donnée par la préfecture de Police et a eu peur de se voir infliger une amende ; qu'elle n'a pas souhaité se soustraire aux autorités, mais n'a simplement pas bien compris les différentes procédures et a eu peur ; qu'en cas d'expulsion à l'issue de son maintien en rétention, elle ne pourra pas saisir la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) de la décision de rejet de sa demande d'asile par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) ; que le seul fait d'être une femme iranienne suffit à considérer sa demande d'asile comme sérieuse ; qu'elle sollicite le bénéfice de l'admission à l'aide juridictionnelle provisoire ;
- les observations de Mme F, assistée d'un interprète en langue farsi, qui indique qu'elle n'a pas bien compris la convocation donnée par la préfecture de Police pour sa demande d'asile ;
- et les observations de M. G, représentant la préfète de la région Grand Est, préfète du Bas Rhin, qui reprend les termes du mémoire en défense et fait en outre valoir que la requérante a fait l'objet de trois gardes à vue pour usage de faux, pour lesquelles elle a été assistée à chaque reprise d'un interprète en langue farsi ; que la requérante n'apporte aucun élément de nature à remettre en cause que son maintien en rétention a été prononcé postérieurement à l'enregistrement de sa demande d'asile par l'autorité dépositaire.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Mme F, ressortissante iranienne née le 10 décembre 1988 à Takestan (Iran), a fait l'objet le 21 mars 2024 d'un arrêté du préfet de Police portant obligation de quitter le territoire français sans délai et fixant le pays de renvoi. Par un second arrêté du même jour, le préfet de Police a pris à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de 24 mois. A la suite de son interpellation le 13 mai 2024, par les services de la police aux frontières et de son placement en garde à vue pour des faits d'usage de faux, la préfète de la région Grand Est, préfète du Bas-Rhin, par un arrêté du 13 mai 2024, l'a placée en rétention administrative. Par une ordonnance du 16 mai 2024, le juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Metz a ordonné la prolongation de la rétention de la requérante à compter du 15 mai 2024 jusqu'au 12 juin 2024. Cette ordonnance a été confirmée par une ordonnance de la Cour d'appel de Metz en date du 17 mai 2024. Le 16 mai 2024, Mme F a introduit une demande d'asile en rétention. Estimant que cette demande était présentée dans le seul but de faire échec à son éloignement, la préfète de la région Grand Est, préfète du Bas-Rhin a, par un arrêté du même jour, ordonné son maintien en rétention. Mme F demande l'annulation de cette décision.
Sur le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président () ".
3. Dans les circonstances de l'espèce, et compte tenu de l'urgence, il y a lieu d'admettre Mme F au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
4. En premier lieu, l'arrêté est signé par Mme D E, adjointe à la cheffe de bureau de l'asile et de la lutte contre l'immigration irrégulière, auquel la préfète du Bas-Rhin a délégué sa signature à l'effet de signer notamment les décisions de placement en rétention, par un arrêté du 8 mars 2024, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture le même jour. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit, dès lors, être écarté.
5. En deuxième lieu l'arrêté contesté, qui n'avait pas à viser les dispositions de l'article L. 744-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, comporte les considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement. Il vise notamment les dispositions des articles L. 754-1 à L. 754-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et précise que la demande d'asile présentée par la requérante a été introduite dans le seul but de faire échec à son éloignement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Si la France est l'État responsable de l'examen de la demande d'asile et si l'autorité administrative estime, sur le fondement de critères objectifs, que cette demande est présentée dans le seul but de faire échec à l'exécution de la décision d'éloignement, elle peut prendre une décision de maintien en rétention de l'étranger pendant le temps strictement nécessaire à l'examen de sa demande d'asile par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides et, en cas de décision de rejet ou d'irrecevabilité de celle-ci, dans l'attente de son départ () ".
7. Mme F soutient que sa demande d'asile n'a pas été présentée à des fins dilatoires, mais en raison de ses craintes en cas de renvoi dans son pays l'Iran, en proie à une situation de conflit généralisé et où elle a subi des violences de la part de son père. Il ressort toutefois des pièces du dossier que Mme F a fait l'objet d'une mesure d'éloignement le 21 mars 2024 suite à son interpellation par les services de police pour usage de faux. Placée précédemment en garde à vue le 26 février 2024 pour des faits similaires, Mme F avait fait part de son souhait de solliciter l'asile lors de son audition. Par suite, elle avait eu communication le 27 février 2024, avec l'assistance d'un interprète, d'une convocation pour un rendez-vous auprès de la préfecture de Police le 5 mars 2024, aux fins d'enregistrement de sa demande d'asile. Toutefois, alors même qu'il lui était loisible de déposer une demande d'asile avant son placement en rétention, Mme F n'a pas honoré le rendez-vous fixé par la préfecture, ni sollicité un nouveau rendez-vous entre le 5 mars 2024, date de celui-ci, et le 13 mai 2024, date de son placement en rétention. Mme F a en outre désigné à plusieurs reprises lors de ses auditions, la Grande-Bretagne comme pays où elle souhaitait se rendre. Enfin, Mme F n'apporte aucun élément précis et circonstancié permettant d'étayer ses déclarations au sujet des violences subies par son père et des risques qu'elle encourrait en Iran. Dans ces conditions, la préfète du Bas Rhin n'a pas entaché sa décision d'une erreur d'appréciation en estimant que la demande d'asile présentée en rétention par Mme F n'avait d'autre but que de faire échec à l'exécution de la mesure d'éloignement prise à son encontre.
8. En quatrième lieu, s'il incombe aux États membres, en vertu du paragraphe 4 de l'article 8 de la directive 2013/33/UE, de définir en droit interne les motifs susceptibles de justifier le placement ou le maintien en rétention d'un demandeur d'asile, parmi ceux énumérés de manière exhaustive par le 3 de cet article, aucune disposition de la directive n'impose, s'agissant du motif prévu par le d) du 3 de l'article 8, que les critères objectifs, sur la base desquels est établie l'existence de motifs raisonnables de penser que la demande de protection internationale d'un étranger déjà placé en rétention a été présentée à seule fin de retarder ou d'empêcher l'exécution de la décision de retour, soient définis par la loi. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de ce que l'article L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile serait incompatible avec les stipulations du d) du paragraphe 3 de l'article 8 de la directive 2013/33/UE, en tant qu'il ne détermine pas une liste des critères objectifs permettant à l'autorité administrative d'estimer qu'une demande d'asile est présentée dans le seul but de faire échec à l'exécution d'une mesure d'éloignement, ne peut qu'être écarté.
9. En cinquième lieu, aux termes de l'article R. 754-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger remet sa demande d'asile à l'autorité dépositaire, celle-ci enregistre la date et l'heure de la remise sur le registre mentionné à l'article L. 744-2 ". Aux termes de l'article R. 754-7 du même code : " Lorsque l'étranger remet sa demande d'asile à l'autorité dépositaire, conformément à l'article R. 754-6, celle-ci en informe sans délai le préfet qui a ordonné le placement en rétention afin qu'il se prononce sur le maintien en rétention conformément au premier alinéa de l'article L. 754-3 ".
10. Il ressort des pièces du dossier et notamment des mentions manuscrites portée sur le document mentionnant son intention de solliciter une demande d'asile, que Mme F a déposé sa demande d'asile le 16 mai 2024 à 14h30 et remis le dossier complet de cette demande d'asile le même jour, à 16h35 au greffe du centre de rétention. Il ressort également des pièces du dossier que la décision en litige lui a été notifiée le même jour, à 18h00. Alors qu'aucune des pièces du dossier ne permet de remettre en cause ces éléments, il est ainsi établi que le maintien en rétention de Mme F n'a été prononcé que postérieurement à l'enregistrement de sa demande d'asile par l'autorité dépositaire. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 754-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
11. En sixième lieu, aux termes de l'article R. 521-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () lorsqu'un étranger, se trouvant à l'intérieur du territoire français, demande à bénéficier de l'asile, l'enregistrement de sa demande relève du préfet de département () ". Aux termes de l'article R. 521-4 du même code : " Lorsque l'étranger se présente en personne auprès de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, des services de police ou de gendarmerie ou de l'administration pénitentiaire, en vue de demander l'asile, il est orienté vers l'autorité compétente. () Ces autorités fournissent à l'étranger les informations utiles en vue de l'enregistrement de sa demande d'asile et dispensent pour cela la formation adéquate à leurs personnels ".
12. Ces dispositions ont pour effet d'obliger l'autorité de police à transmettre au préfet, et ce dernier à enregistrer, une demande d'admission au séjour lorsqu'un étranger, à l'occasion de son interpellation, formule une première demande d'asile. Ces dispositions font donc nécessairement obstacle à ce que l'autorité administrative prenne une mesure d'éloignement à l'encontre de l'étranger qui, avant le prononcé d'une telle mesure, a clairement exprimé le souhait de former une demande d'asile devant les services de police lors de son interpellation, même s'il ne s'est pas volontairement présenté devant eux, et sans égard au caractère éventuellement dilatoire d'une telle demande.
13. Mme F soutient que la mesure d'éloignement dont elle fait l'objet a été prise en méconnaissance des dispositions précitées. Toutefois, la décision contestée n'a pas pour objet de prononcer une telle mesure à l'encontre de la requérante, mais se prononce uniquement sur son maintien en rétention. En tout état de cause, comme il a été dit au point 7 du présent jugement, il ressort des pièces du dossier que Mme F avait obtenu un rendez-vous à la préfecture de Police le 5 mars 2024 pour déposer sa demande d'asile mais qu'elle ne s'est pas rendu à ce rendez-vous. Dans ces conditions, le moyen ne peut qu'être écarté.
14. En dernier lieu, à supposer que le moyen soulevé de la méconnaissance du droit au recours effectif, dont les arguments ne sont pas précisés, soit dirigé contre la circonstance que la décision contestée ne permette pas à Mme F de déposer un recours devant la CNDA contre la décision de rejet de sa demande d'asile par l'OFPRA, il résulte des dispositions de l'article L. 754-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que, lorsque les conditions du maintien en rétention sont réunies, la demande d'asile est examinée selon la procédure accélérée prévue au 3° de l'article L. 531-24 du même code. La circonstance qu'en pareil cas le recours exercé devant la CNDA à l'encontre de la décision de l'OFPRA, lorsqu'il rejette la demande d'asile présentée devant lui, ne présente pas un caractère suspensif, ne porte pas en elle-même atteinte au droit au recours des demandeurs d'asile. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance du droit à un recours effectif doit en tout état de cause être écarté.
15. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions d'annulation présentées par Mme F à l'encontre de l'arrêté du 16 mai 2024 doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
16. Le présent jugement, qui rejette les conclusions présentées à fin d'annulation, n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction présentées par Mme F ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais des instances :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la somme demandée par la requérante au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens soit mise à la charge de l'Etat qui n'a pas la qualité de partie perdante dans la présente instance.
D E C I D E :
Article 1er : Mme F est admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme F est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme F, à la préfète de la région Grand Est, préfète du Bas-Rhin et à Me Lehmann.
Lu en audience publique le 7 juin 2024 à 14h55.
La magistrate désignée,
A. BLa greffière
M. C
La République mande et ordonne à la préfète de la région Grand Est, préfète du Bas-Rhin en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
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01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026