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AccueilJurisprudence administrativeN° TA54-2401454

Tribunal Administratif de Nancy — Décision N° TA54-2401454

vendredi 13 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nancy
SectionTribunal Administratif de Nancy
N° DossierTA54-2401454
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantLEBON-MAMOUDY

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés le 18 mai 2024, les 4 et 7 octobre 2024, M. A... B..., représenté par Me Lebon-Mamoudy, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision du préfet de Meurthe-et-Moselle de classement sans suite de sa demande de titre de séjour du 22/02/2024 ;

2°) d’enjoindre au préfet de Meurthe-et-Moselle de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour « vie privée et familiale » l'autorisant à travailler dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;

3°) d’enjoindre au préfet de Meurthe-et-Moselle de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;

4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros au bénéfice de Maître Lebon-Mamoudy sur le fondement des dispositions de l’article 37 de la loi du 10/07/1991 et de l’article L761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense enregistré le 30 septembre 2024, la préfète de Meurthe-et-Moselle conclut au rejet de la requête.

M. B... a été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 15 mars 2024.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal administratif a désigné M. Durand, premier conseiller, pour signer les ordonnances visées à l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif et de cour administrative d'appel, les premiers vice-présidents des tribunaux et des cours, le vice-président du tribunal administratif de Paris, les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours et les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : (…) / 3° Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête ; / (…) / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou la charge des dépens ; (…) ».

Il résulte de l’instruction que, le 1er octobre 2024, postérieurement à l’introduction de la requête, la préfète de Meurthe-et-Moselle a enregistré la demande de séjour de M. B... et lui a remis un récépissé de demande de séjour. Dans ces conditions, il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction de la requête qui sont devenues sans objet.

Dans les circonstances de l’objet, les conclusions présentées sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10/07/1991 doivent être rejetées.



O R D O N N E :



Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction de la requête de M. B....

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B..., à la préfète de Meurthe-et-Moselle et à Me Lebon-Mamoudy.



Fait à Nancy, le 13 décembre 2024.


Le magistrat désigné,





F. Durand


La République mande et ordonne à la préfète de Meurthe-et-Moselle, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

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