vendredi 28 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2401474 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | JU OQTF 6 semaines |
| Avocat requérant | GRAVIER |
Vu les procédures suivantes :
I- Par une requête enregistrée le 21 mai 2024 sous le n° 2401473 et un mémoire complémentaire enregistré le 5 juin 2024, Mme A C, représentée par Me Gravier, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 24 janvier 2024 par lequel la préfète des Vosges a refusé de l'admettre au séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite ;
2°) d'enjoindre à titre principal à la préfète de lui délivrer, sous astreinte, un titre de séjour dans un délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir et immédiatement une autorisation provisoire de séjour ;
3°) d'enjoindre à titre subsidiaire à la préfète de réexaminer sa situation dans le délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir et de lui délivrer immédiatement une autorisation provisoire de séjour ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 800 euros hors taxe à verser à son conseil sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- l'arrêté en litige a été signé par une autorité incompétente ;
- la décision portant refus de séjour est entachée d'un défaut d'examen à défaut pour la préfète d'avoir examiné sa demande sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la préfète s'est estimée liée par l'avis émis par le collège de médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration ;
- elle a été prise en méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision portant obligation de quitter doit être annulée en conséquence de l'illégalité de la décision portant refus de séjour ;
- elle a été prise en méconnaissance du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle entraîne des conséquences manifestement excessives ;
- la décision fixant le pays de destination méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la préfète n'a pas procédé à un examen de sa situation au regard des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît l'article 3-1 de la convention relative aux droits de l'enfant ;
- la préfète s'est estimée liée par les décisions de l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides et de la Cour nationale du droit d'asile.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 juin 2024, la préfète des Vosges conclut au non-lieu à statuer sur la requête présentée par Mme C.
Elle soutient qu'elle a procédé au retrait de l'arrêté contesté par un arrêté pris le 31 mai 2024.
Par un mémoire, enregistré le 7 juin 2024, Mme A C conclut au non-lieu à statuer sur sa requête et maintient sa demande présentée sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Mme A C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 18 avril 2024
II- Par une requête enregistrée le 21 mai 2024 sous le n° 2401474 et un mémoire complémentaire enregistré le 5 juin 2024, M. D B, représenté par Me Gravier, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 24 janvier 2024 par lequel la préfète des Vosges a refusé de l'admettre au séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit ;
2°) d'enjoindre à titre principal à la préfète de lui délivrer, sous astreinte, un titre de séjour dans un délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir et immédiatement une autorisation provisoire de séjour ;
3°) d'enjoindre à titre subsidiaire à la préfète de réexaminer sa situation dans le délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir et de lui délivrer immédiatement une autorisation provisoire de séjour ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 800 euros hors taxe à verser à son conseil sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- l'arrêté en litige a été signé par une autorité incompétente ;
- la décision portant refus de séjour a été prise en méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision portant retrait de l'autorisation provisoire de séjour est insuffisamment motivée ;
- elle a été prise en méconnaissance de l'article L. 242-1 du code des relations entre le public et l'administration ;
- la décision portant obligation de quitter l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle entraîne des conséquences manifestement excessives ;
- la décision fixant le pays de destination méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la préfète n'a pas procédé à un examen de sa situation au regard des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît l'article 3-1 de la convention relative aux droits de l'enfant ;
- la préfète s'est estimée liée par les décisions de l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides et de la Cour nationale du droit d'asile.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 juin 2024, la préfète des Vosges conclut au non-lieu à statuer sur la requête présentée par M. B.
Elle soutient qu'elle a procédé au retrait de l'arrêté contesté par un arrêté pris le 31 mai 2024.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 18 avril 2024.
Par un mémoire, enregistré le 7 juin 2024, M. D B conclut au non-lieu à statuer sur sa requête et maintient sa demande présentée sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n°2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Sousa Pereira, première conseillère, pour exercer les pouvoirs qui lui sont attribués par l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Sousa Pereira a été entendu au cours de l'audience publique.
La clôture de l'instruction a été prononcée après l'appel des affaires à l'audience, en application de l'article R.776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C et M. B ont conclu, dans le dernier état de leurs écritures, au non-lieu à statuer sur les conclusions d'annulation des arrêtés du 24 janvier 2024 et d'injonction sous astreinte qu'ils ont présentées. Toutefois, les arrêtés du 31 mai 2024 par lesquels la préfète des Vosges a procédé au retrait des arrêtés contestés ne sont pas devenus définitifs. Ainsi, les conclusions d'annulation et d'injonction sous astreinte, présentées par les requérants, ne sont pas devenus sans objet à la date de lecture du présent jugement. Ainsi, les conclusions aux fins de non-lieu présentées par les requérants équivalent à un désistement pure et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
2. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de Mme C et M. B présentées sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte des désistements des conclusions des requêtes Mme C et M. B aux fins d'annulation des arrêtés du 24 janvier 2024 et d'injonction.
Article 2 : Les conclusions présentées par Mme C et M. B sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. D B, à Mme A C, à Me Gravier et à la préfète des Vosges.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 juin 2024.
La magistrate déléguée,
C. Sousa Pereira
La greffière,
M. E
La République mande et ordonne à la préfète des Vosges en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Nos 2401473 et 2401474
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026