jeudi 27 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2401568 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 28 mai 2024, le centre hospitalier de Sarreguemines, représenté par Me Kluczynski, demande au juge des référés :
1°) de suspendre, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, l'exécution de l'arrêté de la directrice générale de l'Agence régionale de Santé Grand Est du 30 octobre 2023 portant adoption du schéma régional de santé et du programme régional d'accès à la prévention et aux soins des personnes les plus démunies, en tant qu'il ne fixe aucun possibilité d'implantation d'activité en chirurgie oncologique complexe B1 et B4 pour la zone d'implantation n° 9 et la période 2023-2028, ainsi que la décision implicite du 2 mars 2024 ;
2°) d'enjoindre à la directrice générale de l'ARS Grand Est de fixer les implantations pour les mentions B1 et B4 pour les soins " traitement du cancer " dans un délai de trois mois, sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge du centre hospitalier de Sarreguemines la somme de 5 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Marti, vice-président, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative pour statuer sur les demandes de référés.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". L'article L. 522-3 du même code précise que : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".
2. A la date de la présente ordonnance, le centre hospitalier de Sarreguemines, qui agit sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'a pas présenté de requête au fond devant le tribunal administratif de Nancy, tendant à l'annulation de l'arrêté contesté. Les conclusions aux fins de suspension de l'exécution de cette décision sont donc irrecevables et doivent être rejetées.
3. Il y a en conséquence lieu de rejeter la requête par application des dispositions de l'article L. 522-3 du code de justice administrative rappelées au point 1 de la présente ordonnance.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au CH de Sarreguemines.
Fait à Nancy, le 27 juin 2024.
Le juge des référés,
D. Marti
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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