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AccueilJurisprudence administrativeN° TA54-2401589

Tribunal Administratif de Nancy — Décision N° TA54-2401589

mardi 1 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nancy
SectionTribunal Administratif de Nancy
N° DossierTA54-2401589
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationChambre 1

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 30 mai 2024, Mme A B, représentée par Me Lévi-Cyferman, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 26 mars 2024 par laquelle la préfète de Meurthe-et-Moselle a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle est susceptible d'être reconduite d'office ;

2°) d'enjoindre à la préfète de Meurthe-et-Moselle de lui délivrer un titre de séjour avec autorisation de travail ou, subsidiairement, de réexaminer sa situation, et, dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au bénéfice de son conseil en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Elle soutient que :

- la décision est insuffisamment motivée au regard des dispositions des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;

- elle méconnait les dispositions de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration ;

- la compétence du signataire de la décision n'est pas établie ;

- la préfète a méconnu son droit à être entendue ;

- la décision méconnaît les dispositions des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la préfète s'est estimée en situation de compétence liée et a méconnu l'article 7 de la directive 2008/115/CE et l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la décision méconnait les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la décision méconnait les dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être annulée par voie d'exception d'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour.

Par un mémoire en défense enregistré le 11 juillet 2024, la préfète de Meurthe-et-Moselle conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.

Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Nancy en date du 13 mai 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Jouguet, rapporteure,

- et les observations de Mme B.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B, ressortissante malgache née le 5 septembre 1994 à Antananarivo (Madagascar), est entrée en France le 12 septembre 2014 sous couvert d'un visa long séjour mention " étudiant " valable jusqu'au 8 septembre 2015. Mme B a ensuite bénéficié d'une carte de séjour renouvelée en dernier lieu jusqu'au 20 janvier 2023 sur le fondement de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le 25 septembre 2023, l'intéressée a sollicité le renouvellement de son titre de séjour sur ce même fondement. Par une décision du 26 mars 2024, dont Mme B demande l'annulation, la préfète de Meurthe-et-Moselle a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle est susceptible d'être reconduite d'office.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. En premier lieu, l'arrêté est signé par M. Julien Le Goff, secrétaire général, auquel la préfète de Meurthe-et-Moselle établit avoir délégué sa signature aux fins de signer les décisions en litige par un arrêté en date du 21 août 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture le même jour, sans subordonner cette délégation à une condition d'absence ou d'empêchement. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions litigieuses manque en fait et doit être écarté.

3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; / () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".

4. Mme B soutient que la décision contestée est insuffisamment motivée au regard des dispositions précitées. Toutefois, la décision litigieuse vise la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions applicables du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle mentionne que la délivrance d'un titre de séjour est refusée à la requérante sur le fondement des dispositions de l'article L. 422-1 de ce code, au motif que l'intéressée ne justifie pas du caractère réel et sérieux de ses études. La préfète a ainsi procédé à un examen particulier de la situation personnelle de Mme B et a suffisamment énoncé les considérations de droit et de fait fondant sa décision de refus de titre de séjour. Enfin, en application de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la décision par laquelle la préfète a obligé Mme B à quitter le territoire français, qui vise ces dispositions, n'avait pas à faire l'objet d'une motivation distincte, dès lors qu'elle a été prise concomitamment à la décision de refus de titre de séjour, laquelle est, ainsi qu'il a été dit, suffisamment motivée. Par suite, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et du défaut d'examen sérieux ne peuvent qu'être écartés.

5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable ".

6. La décision contestée a été prise à la suite de la demande formulée par Mme B. Par suite, elle ne peut utilement se prévaloir des dispositions précitées. Le moyen doit dès lors être écarté.

7. En quatrième lieu, le droit d'être entendu, partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union européenne, et notamment énoncé au 2 de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, implique que l'autorité préfectorale, avant de prendre à l'encontre d'un étranger une décision portant obligation de quitter le territoire français, mette l'intéressé à même de présenter ses observations écrites et lui permette, sur sa demande, de faire valoir des observations orales, de telle sorte qu'il puisse faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue sur la mesure envisagée avant qu'elle n'intervienne. Toutefois, dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, où la décision faisant obligation de quitter le territoire français est prise concomitamment au refus de délivrance d'un titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français découle nécessairement du refus de titre de séjour. Le droit d'être entendu n'implique alors pas que l'administration ait l'obligation de mettre l'intéressé à même de présenter ses observations de façon spécifique sur la décision l'obligeant à quitter le territoire français, dès lors qu'il a pu être entendu avant que n'intervienne la décision refusant de lui délivrer un titre de séjour. A l'occasion du dépôt de sa demande de titre de séjour, l'intéressé en situation irrégulière est conduit à préciser à l'administration les motifs pour lesquels il demande que lui soit délivré un titre de séjour et à produire tous éléments susceptibles de venir au soutien de cette demande. Il lui appartient, lors du dépôt de cette demande, lequel doit en principe faire l'objet d'une présentation personnelle du demandeur en préfecture, d'apporter à l'administration toutes les précisions qu'il juge utiles. Il lui est loisible, au cours de l'instruction de sa demande, de faire valoir auprès de l'administration toute observation complémentaire utile, au besoin en faisant état d'éléments nouveaux. Le droit de l'intéressé d'être entendu, ainsi satisfait avant que n'intervienne le refus de titre de séjour, n'impose pas à l'autorité administrative de le mettre à même de réitérer ses observations ou de présenter de nouvelles observations, de façon spécifique, sur l'obligation de quitter le territoire français qui est prise concomitamment et en conséquence du refus de titre de séjour. Ainsi, Mme B n'est pas fondée à soutenir que l'arrêté contesté aurait méconnu son droit d'être entendue, principe général du droit de l'Union européenne, notamment énoncé au paragraphe 2 de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.

8. En cinquième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que Mme B aurait sollicité un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-23 ou de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il ne ressort pas davantage des termes de l'arrêté litigieux que la préfète aurait examiné d'office si la requérante était susceptible de se voir délivrer un titre de séjour sur le fondement de ces dispositions. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions doit être écarté comme inopérant.

9. En sixième lieu, aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui établit qu'il suit un enseignement en France ou qu'il y fait des études et qui justifie disposer de moyens d'existence suffisants se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant " d'une durée inférieure ou égale à un an. / () Cette carte donne droit à l'exercice, à titre accessoire, d'une activité professionnelle salariée dans la limite de 60 % de la durée de travail annuelle ".

10. Il ressort des pièces du dossier que Mme B s'est inscrite au titre de l'année universitaire 2014/2015 en L1 " Mathématique, Informatique ", mais a été ajournée avec une moyenne de 4,026/20. La requérante ne transmet pour l'année universitaire suivante 2015/2016 aucun certificat de scolarité ou relevé de note à son nom. Elle s'est ensuite inscrite au titre de l'année universitaire 2016/2017 de nouveau en L1 " Mathématique, Informatique ", à l'issue de laquelle elle a été admise avec une moyenne de 10,002/20. Au titre des années universitaires 2017/2018, 2018/2019, 2019/2020 et 2020/2021, elle s'est inscrite en L2 " Informatique ", à l'issue desquelles elle a obtenu une attestation de réussite au diplôme d'études universitaires générales de " Sciences, Technologies, Santé " mention " Informatique ". Elle s'est ensuite inscrite au titre de l'année universitaire 2021/2022 en L3 " Informatique ", mais elle a été ajournée avec une moyenne de 8,921/20. La requérante ne présente par ailleurs aucune inscription au titre de l'année universitaire 2022/2023 et s'est inscrite dans une formation privée " Bachelor administrateur des systèmes d'information - formation initiale ", en distanciel, à compter de septembre 2023. Mme B justifie ses nombreux redoublements et la lenteur de son parcours universitaire par la nécessité de travailler pour subvenir à ses besoins, tout particulièrement depuis la mise à la retraite de son père. Toutefois, il ressort également des pièces du dossier que la requérante est présente en France pour y faire des études depuis 2014, qu'elle a obtenu sa L1 au bout de trois années, avec une moyenne tout juste suffisante de 10,002/20, qu'elle a obtenu sa L2 au bout de 4 années, avec une moyenne passable de 10,251/20 et qu'elle n'a obtenu à l'issue de ces 10 années de présence aucun diplôme de licence. En outre, elle a été évaluée comme " défaillante " lors de ses examens au titre de l'année 2018/2019 et ne justifie d'aucune inscription étudiante au titre de l'année 2015/2016 et de l'année 2022/2023. Enfin, la circonstance que la requérante aurait des difficultés financières depuis la mise à la retraite de son père, à la supposer établie, ne permet pas d'expliquer à elles seules les échecs scolaires répétés de l'intéressée qui ont commencé dès sa première année en 2014/2015. Dans ces conditions, au regard de la répétition des échecs en dépit des nombreux redoublements accordés, de la lenteur de son parcours et de l'absence d'obtention d'un diplôme à l'issue de 10 ans de présence, Mme B n'est pas fondée à soutenir qu'en considérant qu'elle ne justifiait pas du caractère réel et sérieux des études poursuivies, la préfète de Meurthe-et-Moselle a commis une erreur d'appréciation. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit, par suite, être écarté.

11. En septième lieu, Mme B ne peut utilement invoquer une méconnaissance des dispositions de la directive 2008/115/CE du 16 décembre 2008 à l'encontre de la décision fixant le délai de départ à trente jours, dès lors que cette directive a été transposée en droit interne. En outre, il ne ressort pas des termes de la décision attaquée que la préfète n'aurait pas exercé l'étendue de sa compétence pour refuser de lui accorder un délai d'une durée supérieure à trente jours.

12. En huitième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

13. D'une part, les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales aux termes desquelles toute personne a droit au respect d'une vie familiale normale sont par elles-mêmes sans incidence sur l'appréciation par l'administration de la réalité et du sérieux des études poursuivies lors de l'instruction d'une demande de renouvellement de titre de séjour en qualité d'étudiant. Le moyen, inopérant, doit ainsi être écarté.

14. D'autre part, Mme B soutient que la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français porte atteinte à son droit au respect de sa vie privée et familiale et se prévaut en particulier de sa présence en France depuis dix ans, de son intégration sur le territoire français et de ses attaches personnelles et amicales en France. Il ressort toutefois des pièces du dossier que Mme B est célibataire et sans charges de famille, et qu'elle ne produit aucun élément probant de nature à établir une insertion sociale ou personnelle particulière sur le territoire français. Dans ces conditions, en prenant à son encontre la mesure d'éloignement contestée, la préfète de Meurthe-et-Moselle n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

15. En neuvième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'en refusant de délivrer un titre de séjour à Mme B, la préfète de Meurthe-et-Moselle aurait entaché sa décision d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.

16. En dixième lieu, les moyens dirigés contre la décision portant refus de séjour ayant été écartés, l'exception d'illégalité de cette décision, invoquée par Mme B à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision portant obligation de quitter le territoire français, doit être écartée.

17. En dernier lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ". Aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " [] Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ".

18. Si Mme B soutient qu'elle serait en danger en cas de retour dans son pays d'origine, elle n'apporte à l'appui de ses affirmations succinctes aucun élément de nature à établir la réalité des risques personnels allégués. Par suite, en fixant Madagascar comme pays à destination duquel elle est susceptible d'être reconduite d'office, la préfète de Meurthe-et-Moselle n'a pas méconnu les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

19. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions tendant à l'annulation des décisions du 26 mars 2024 prises par la préfète de Meurthe-et-Moselle doivent être rejetées. Par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, ne peuvent qu'être également rejetées.

D E C I D E :

Article 1er :La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B, à la préfète de Meurthe-et-Moselle et à Me Lévi-Cyferman.

Délibéré après l'audience publique du 10 septembre 2024 à laquelle siégeaient :

M. Coudert, président,

Mme Grandjean, première conseillère,

Mme Jouguet, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er octobre 2024.

La rapporteure,

A. JouguetLe président,

B. Coudert

La greffière,

A. Mathieu

La République mande et ordonne à la préfète de Meurthe-et-Moselle en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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