mercredi 12 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2401689 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Reconduites à la frontière |
| Avocat requérant | MANLAAHMAD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 7 juin 2024 à 12 heures 24 et le 12 juin 2024, M. B A, représenté par Me Manla Ahmad, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 6 juin 2024 par lequel la préfète de la région Grand Est, préfète du Bas-Rhin l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans ;
2°) d'enjoindre à la préfète de la région Grand Est, préfète du Bas-Rhin, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, de faire procéder sans délai à la suppression de son signalement aux fins de non admission dans le système d'information Schengen, et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros à verser à son conseil sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, à charge pour son conseil de renoncer au bénéfice de l'aide juridictionnelle en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Il soutient que :
- Sa requête est recevable ;
En ce qui concerne l'ensemble des décisions :
- la compétence du signataire de l'arrêté n'est pas établie ;
- les décisions sont insuffisamment motivées ;
- l'arrêté ne lui a pas été notifié dans une langue qu'il comprend ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- la préfète ne démontre pas avoir procédé à un examen individuel de sa situation ;
- il ne peut faire l'objet d'une telle décision dès lors qu'il peut prétendre, de plein droit, à un titre de séjour en qualité de parent d'enfant français ;
- la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions des 2° et 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision porte atteinte à son droit au respect de sa vie privée et familiale en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne la décision refusant un délai de départ volontaire :
- la décision doit être annulée par voie de conséquence en ce qu'elle repose sur une décision portant obligation de quitter le territoire français elle-même illégale ;
- son comportement ne constitue pas une menace à l'ordre public ;
- la préfète a commis une erreur d'appréciation quant au risque de fuite ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- la décision doit être annulée par voie de conséquence en ce qu'elle repose sur une décision portant obligation de quitter le territoire français elle-même illégale ;
- la décision a été prise en méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision a été prise en méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- la décision n'a pas été précédée d'un examen réel et sérieux de sa situation ;
- la décision est entachée d'une erreur de droit dès lors que la préfète ne s'est fondée que sur son comportement et n'a pas examiné la durée de sa présence, la nature et l'ancienneté de ses liens avec la France et l'existence ou l'absence de précédentes mesures d'éloignement ;
- la décision a été prise en méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision est entachée d'une erreur d'appréciation quant à sa durée.
Par un mémoire en défense enregistré le 10 juin 2024, la préfète de la région Grand Est, préfète du Bas-Rhin conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Grandjean, première conseillère, pour exercer les pouvoirs qui lui sont attribués par les articles L. 572-5, L. 572-6, L. 614-5, L. 614-6, L. 614-9, L. 614-11, L. 614-12, L. 614-15, L. 615-2, L. 623-1, L. 732-8 et L. 754-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Grandjean, magistrate désignée,
- les observations de Me Issa, substituant Me Manla Ahmad, représentant M. A qui conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens, et insiste notamment sur sa présence en France depuis qu'il a l'âge de six ans, l'absence de tout lien avec son pays d'origine où il n'est retourné qu'une fois, sur sa vie commune avec une ressortissante française, ainsi que sur les circonstances qu'il exerce l'autorité parentale sur ses quatre enfants, qu'il contribue à leur éducation et leur entretien, que les faits de violence qui lui sont reprochées sur le fils de sa compagne et son fils aîné ne sont pas établis, que les faits relatés sur le fichier " TAJ " sont anciens et n'ont donné lieu à aucune condamnation, enfin, fait état de ses démarches d'insertion, de ses vaines tentatives de régularisation et de sa demande de naturalisation en 2022 ;
- les observations de M. A, qui précise que son unique séjour en Turquie depuis qu'il vit en France date de 2013 ;
- et les observations de M. C, représentant la préfète de la région Grand Est, préfète du Bas-Rhin qui conclut aux mêmes fins que le mémoire en défense, par les mêmes moyens et insiste sur le fait qu'aucun élément ne démontre l'entrée de M. A sur le territoire français en 1987, que celui-ci ne justifie aucunement des démarches qu'il aurait faites en vue de la régularisation de son séjour sur le territoire français, ni de sa contribution à l'entretien et l'éducation de ses enfants, alors au contraire qu'il participe à la constitution d'un cadre familial toxique pour les enfants et en particulier celui de sa compagne, qu'il ne démontre pas son insertion dès lors qu'il ne présente que sept bulletins de paie, n'apporte aucun élément relatif à la présence de sa famille en France, et présente un trouble pour l'ordre public dès lors qu'il est connu des services de police pour diverses infractions et est convoqué auprès du tribunal judiciaire de Colmar le 26 octobre 2024 pour répondre des faits de violence sur mineurs au titre desquels il a été mis en garde à vue le 6 juin 2024.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant turc, né le 25 juillet 1981, est entré en France, selon ses déclarations le 9 septembre 1987. Par un arrêté du 6 juin 2024, la préfète de la région Grand Est, préfète du Bas-Rhin lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit d'office et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans. M. A, placé en centre de rétention administrative par une décision du même jour, demande l'annulation de ces décisions.
Sur les conclusions relatives à l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi susvisée du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence () l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président ". Aux termes de l'article 61 du décret susvisé du 28 décembre 2020 portant application de la loi du 10 juillet 1991 : " () L'admission provisoire est accordée par le président du bureau ou de la section ou le président de la juridiction saisie, soit sur une demande présentée sans forme par l'intéressé, soit d'office si celui-ci a présenté une demande d'aide juridictionnelle ou d'aide à l'intervention de l'avocat sur laquelle il n'a pas encore été statué ".
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'admettre provisoirement M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
4. Aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
5. D'une part, il ressort des termes mêmes de l'arrêté du 6 juin 2024 en litige que M. A a bénéficié de nombreux titres de séjour. Il est par ailleurs mentionné sur le titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dont M. A a bénéficié du 29 mai 2008 au 28 mai 2018, qu'il est entré en France le 9 septembre 1987, soit alors qu'il avait six ans. Enfin, contrairement à ce que soutient la défense, la discontinuité de son séjour ne ressort pas des déclarations du requérant à la barre dès lors qu'il a seulement reconnu s'être rendu en Turquie en 2013, soit avant l'expiration du dernier titre de séjour qui lui a été délivré. Il en résulte que M. A est présent en France depuis trente-sept ans.
6. D'autre part, il ressort des pièces du dossier qu'il entretient une relation avec une ressortissante française depuis sept à huit ans, avec laquelle il a quatre enfants, nés respectivement les 22 mai 2018, 19 août 2019, 17 juin 2023 et 5 mai 2024, et qu'ils ont emménagé ensemble en juillet 2023. Il n'est pas contesté qu'il dispose de l'autorité parentale sur ces enfants et il résulte des procès-verbaux d'audition de différents membres de la famille et intervenants sociaux qu'il prend part à leur éducation.
7. Enfin, s'il ressort du fichier du traitement des antécédents judiciaires que le requérant s'est fait connaître pour des faits d'usage de stupéfiant, vol d'automobile ou autres qu'engin de chantier, faux témoignage ou subornation de témoin et dénonciation calomnieuse, ces faits, relevés entre 2004 et 2007, n'ont conduit à aucune condamnation de l'intéressé, sont anciens et n'ont, au demeurant, pas fait obstacle au renouvellement de son titre de séjour pluriannuel en 2008. Par ailleurs, M. A a été interpellé le 5 juin 2024, en raison de violences commises contre le fils, âgé de dix ans, de sa compagne. Toutefois, s'il ressort du procès-verbal de son audition qu'il a reconnu avoir giflé l'enfant le 3 juin 2024 et s'il est convoqué pour en répondre devant le tribunal judiciaire de Colmar le 26 octobre 2024, ces faits, dont l'intéressé conteste le caractère habituel, n'ont fait l'objet, à la date de la décision attaquée, d'aucune condamnation.
8. Dans ces conditions, et malgré les défaillances éducatives, révélées par l'enquête de police, de M. A à l'égard de l'enfant de sa compagne en particulier, celui-ci est fondé à soutenir que la décision par laquelle la préfète de la région Grand Est, préfète du Bas-Rhin l'a obligé à quitter le territoire français, a porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels elle a été prise.
9. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que M. A est fondé à demander l'annulation de la décision du 6 juin 2024 par laquelle la préfète de la région Grand Est, préfète du Bas-Rhin lui a fait obligation de quitter le territoire français ainsi que, par voie de conséquence, des décisions refusant de lui accorder un délai de départ volontaire, fixant son pays de destination et lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de trois années.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
10. D'une part, l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français implique nécessairement, en application de l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que l'étranger soit muni d'une autorisation provisoire de séjour jusqu'à ce que l'autorité administrative ait à nouveau statué sur son cas. Il y a lieu, par suite, d'enjoindre à la préfète de la région Grand Est, préfète du Bas-Rhin de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois et, dans l'attente, de lui délivrer immédiatement une autorisation provisoire de séjour.
11. D'autre part, le présent jugement qui prononce l'annulation de la décision d'interdiction de retour sur le territoire français opposée à M. A implique nécessairement l'effacement du signalement du requérant aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen. Il y a lieu d'enjoindre à la préfète de la région Grand Est, préfète du Bas-Rhin de saisir, sans délai, les services ayant procédé à son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen, en vue de la mise à jour du fichier en tenant compte de cette annulation.
Sur les frais d'instance :
12. M. A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que M. A obtienne définitivement l'aide juridictionnelle et que Me Manla Ahmad, avocat de M. A, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, de mettre à la charge de l'État le versement à Me Manla Ahmad de la somme de 1 200 euros. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à M. A par le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 1 200 euros sera versée à M. A.
D E C I D E :
Article 1er :M. A est admis provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Les décisions du 6 juin 2024, par lesquelles la préfète de la région Grand Est, préfète du Bas-Rhin a obligé M. A à quitter le territoire français, a refusé de lui octroyer un délai de départ volontaire, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné d'office et lui a opposé une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans, sont annulées.
Article 3 : Il est enjoint à la préfète de la région Grand Est, préfète du Bas-Rhin d'une part, de réexaminer la situation de M. A dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement et de lui délivrer immédiatement une autorisation provisoire de séjour.
Article 4 : Il est enjoint à la préfète de la région Grand Est, préfète du Bas-Rhin de prendre toute mesure propre à mettre fin au signalement de M. A aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen.
Article 5 : Sous réserve de l'admission définitive de M. A à l'aide juridictionnelle et que Me Manla Ahmad renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, ce dernier versera à Me Manla Ahmad, avocat de M. A une somme de 1 200 (mille deux cents) euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à M. A par le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 1 200 (mille deux cents) euros sera versée à M. A.
Article 6 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 7 : Le présent jugement sera notifié à M. B A à la préfète de la région Grand Est, préfète du Bas-Rhin et à Me Manla Ahmad.
Lu en audience publique le 6 juin 2024 à 16 heures 06.
La magistrate désignée,
G. GrandjeanLa greffière,
L. Bourée
La République mande et ordonne à la préfète de la région Grand Est, préfète du Bas-Rhin en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026