jeudi 12 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2401701 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 7 juin 2024, M. A B forme un recours contre la décision du 22 janvier 2024 par laquelle le maire de la commune de Commercy s'est opposé à sa déclaration préalable de travaux en vue du remplacement d'une porte de garage d'une maison individuelle sise 90 rue des Capucins à Commercy et demande un réexamen de son dossier.
Il soutient que les termes " caractère banalisant " utilisés dans la décision sont subjectifs et sont à relativiser ; que dans la même rue ou des rues environnantes, des portes identiques ont été tolérées et la couleur gris se retrouve plusieurs fois ; que le mobilier urbain de la commune se décline souvent sous ce même coloris gris qui lui est reproché ; qu'il pourra difficilement assumer le coût financier du remplacement de la porte ; que la décision litigieuse lui porte un préjudice.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé ".
2. Il ressort des termes de la décision attaquée que le maire de la commune de Commercy s'est opposé à la déclaration préalable de travaux souscrite par M. B en vue du remplacement d'une porte de garage en relevant que le projet concernait un immeuble situé dans le site patrimonial remarquable de Commercy et que le règlement applicable à la zone concernée interdisait le recours à un matériau autre que le bois et imposait des lames verticales. Le requérant, qui admet que la porte posée est en aluminium et présente des lames horizontales, en se bornant à faire valoir que des portes de garage identiques ont été tolérées à proximité de son habitation, que de nombreuses portes en bois sont en mauvais état, que le mobilier urbain de la commune présente une couleur grise et que la décision lui cause un préjudice, ne conteste pas utilement les motifs de la décision attaquée.
3. Il résulte de ce qui précède, aucun autre moyen n'ayant été présenté dans le délai de recours contentieux, que la requête de M. B peut être rejetée en application des dispositions précédemment citées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.
Fait à Nancy, le 12 septembre 2024.
Le président de la 1ère chambre,
B. Coudert
La République mande et ordonne au préfet de la Meuse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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