jeudi 4 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2401908 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Reconduites à la frontière |
| Avocat requérant | HAJI KASEM |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête enregistrée le 26 juin 2024 à 00 heures 51 et un mémoire complémentaire enregistré le 27 juin 2024, M. B A, représenté par Me Haji Kasem, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 24 juin 2024 par lequel la préfète de Meurthe-et-Moselle lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de douze mois ;
3°) d'enjoindre au préfet de Meurthe-et-Moselle de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle méconnait les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences sur sa situation personnelle ;
En ce qui concerne la décision portant refus d'accorder un délai de départ volontaire :
- elle sera annulée en conséquence de l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle sera annulée en conséquence de l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est insuffisamment motivée ;
- la préfète n'a pas procédé à un examen sérieux de sa situation personnelle et familiale ;
- elle sera annulée en conséquence de l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnait les dispositions des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 juin 2024, la préfète de Meurthe-et-Moselle conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
II. Par une requête enregistrée le 26 juin 2024 à 01 heures 02 et un mémoire complémentaire enregistré le 27 juin 2024, M. B A, représenté par Me Haji Kasem, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 24 juin 2024 par lequel le préfet de Meurthe-et-Moselle l'a assigné à résidence dans le département de Meurthe-et-Moselle, pour une durée de quarante-cinq jours renouvelable deux fois avec obligation de se présenter les mardis et jeudis, y compris les jours fériés, à 10 heures 30 auprès de services de police de Conflans-en-Jarnisy ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 ;
Il soutient que :
- l'arrêté contesté est insuffisamment motivé ;
- la préfète n'a pas procédé à un examen sérieux de sa situation personnelle ;
- l'arrêté contesté sera annulée en conséquence de l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français sans délai ;
- il méconnait les dispositions de l'article L. 733-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il ne tient pas compte des impératifs de sa vie privée et familiale ;
- il est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- il méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 juin 2024, la préfète de Meurthe-et-Moselle conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegardes des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Marini, première conseillère, pour exercer les pouvoirs qui lui sont attribués par les articles L. 572-5, L. 572-6, L. 614-5, L. 614-6, L. 614-9, L. 614-11, L. 614-12, L. 614-15, L. 615-2, L. 623-1, L. 732-8 et L. 754-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La clôture de l'instruction a été prononcée après l'appel de l'affaire à l'audience en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant algérien, né le 29 janvier 1979, est entré régulièrement en France sous couvert d'un visa Schengen délivré par le consulat général d'Espagne à Oran. Il a été placé en garde à vue le 24 juin 2024 pour des faits de violation de domicile. Par les arrêtés du 24 juin 2024, la préfète de Meurthe-et-Moselle lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de douze mois et l'a assigné à résidence dans le département de Meurthe-et-Moselle, pour une durée de quarante-cinq jours renouvelable deux fois avec obligation de se présenter les mardis et jeudis, y compris les jours fériés, à 10 heures 30 auprès de services de police de Conflans-en-Jarnisy. Par ses deux requêtes, qu'il y a lieu de joindre, M. A demande l'annulation des arrêtés du 24 juin 2024 de la préfète de Meurthe-et-Moselle.
Sur l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi susvisée du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée () par la juridiction compétente ou son président ".
3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de prononcer, en application des dispositions précitées, l'admission à titre provisoire de M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
4. En premier lieu, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est inopérant. Par suite, il doit être écarté.
5. En second lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance (). 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
6. M. A se prévaut de la présence en France de sa femme et de ses six enfants, de la scolarité de ses enfants, de la naissance de son dernier enfant en France ainsi que d'une promesse d'embauche pour un emploi d'ouvrier espaces verts. Toutefois, son entrée en France est récente, moins d'un an à la date de la décision attaquée. Son épouse réside irrégulièrement en France et il n'est pas établi que ses enfants ne pourraient poursuivre leur scolarité en Algérie. Il a été placé en garde à vue pour des faits de violation de domicile. Ainsi, c'est sans méconnaitre les dispositions précitées et sans entacher sa décision d'un erreur manifeste d'appréciation des conséquences sur la situation du requérant que la préfète de Meurthe-et-Moselle a pu lui faire obligation de quitter le territoire français.
En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire :
7. M. A n'établit pas l'illégalité de la décision par laquelle la préfète de Meurthe-et-Moselle lui a fait obligation de quitter le territoire français. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir que la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire devrait être annulée en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
8. En premier lieu, M. A n'établit pas l'illégalité de la décision par laquelle la préfète de Meurthe-et-Moselle lui a fait obligation de quitter le territoire français. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir que la décision fixant le pays de destination devrait être annulée en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
9. En deuxième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou à des traitements inhumains ou dégradants ".
10. Le requérant ne fait état d'aucun risque de traitements contraires à l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine. Ainsi, c'est sans méconnaitre les dispositions précitées et sans entacher sa décision d'un erreur manifeste d'appréciation que la préfète de Meurthe-et-Moselle a fixé le pays de destination.
11. En troisième lieu, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales est inopérant. Par suite, il doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
12. En premier lieu, M. A n'établit pas l'illégalité de la décision par laquelle la préfète de Meurthe-et-Moselle lui a fait obligation de quitter le territoire français. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir que la décision lui faisant interdiction de retour sur le territoire français devrait être annulée en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
13. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour." Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / () ".
14. En deuxième lieu, la décision contestée comporte l'énoncé suffisant des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Ainsi, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation manque en fait et doit être écarté.
15. En troisième lieu, il ne ressort pas des termes de la décision contestée que la préfète de Meurthe-et-Moselle n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation personnelle de M. A.
16. En quatrième lieu, pour les mêmes motifs que ceux invoqués au point 6 et eu égard aux conditions de séjour en France du requérant, M. A n'est pas fondé à soutenir que la préfète aurait entaché sa décision d'une erreur de droit et d'une erreur d'appréciation en fixant à douze mois la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français prononcée à son encontre.
En ce qui concerne les moyens propres à la décision portant assignation à résidence :
17. En premier lieu, les moyens dirigés contre la décision portant obligation de quitter le territoire français ayant été écartés, M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision l'assignant à résidence par voie de conséquence de l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
18. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué comporte les considérations de droit, dès lors qu'ils visent notamment les articles L. 731-1 et L. 733-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et de fait qui constituent le fondement de la décision en litige. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de celle-ci ne peut qu'être écarté.
19. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces des dossiers que la préfète de Meurthe-et-Moselle n'aurait pas examiné la situation personnelle et familiale de l'intéressé avant de prendre la décision contestée. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen doit être écarté.
20. En quatrième lieu, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est inopérant. Par suite, il doit être écarté.
21. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 733-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut, aux fins de préparation du départ de l'étranger, lui désigner, en tenant compte des impératifs de la vie privée et familiale, une plage horaire pendant laquelle il demeure dans les locaux où il réside, dans la limite de trois heures consécutives par période de vingt-quatre heures. / () ".
22. Le requérant soutient que la décision ne tient pas compte des impératifs de sa vie privée et familiale dès lors qu'elle l'astreint à se maintenir quotidiennement à son domicile de 6 heures à 9 heures alors qu'il emmène ses enfants à l'école tous les matins. Toutefois, cette circonstance n'est pas établie. Par ailleurs, il n'est pas établi, ni même allégué, que l'épouse de M. A ne pourrait emmener les enfants à l'école. Par suite, les circonstances invoquées par ce dernier ne sont pas de nature à faire obstacle à ce qu'il se soumette à la mesure d'assignation. Dès lors, les moyens tirés de l'erreur manifeste d'appréciation et de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme doivent être écartés.
23. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. A, aux fins d'annulation de l'arrêté attaqué doivent être rejetées. Par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction ainsi que celles tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, doivent également être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : M. A est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Haji Kasem et à la préfète de Meurthe-et-Moselle.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 juillet 2024.
La magistrate désignée,
C. Marini
La greffière,
M. C
La République mande et ordonne à la préfète de Meurthe-et-Moselle en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Nos 2401907 et 2401908
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026