mardi 30 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2402018 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Reconduites à la frontière |
| Avocat requérant | SCP LEVI-CYFERMAN - CYFERMAN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 5 juillet 2024 à 17 heures 11 et le 16 juillet 2024, Mme D E, représentée par Me Lévi-Cyferman, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 5 juin 2024 par lequel la préfète de la région Grand Est, préfète du Bas-Rhin a décidé son transfert aux autorités portugaises, responsables de sa demande d'asile ;
3°) d'enjoindre à la préfète de la région Grand Est, préfète du Bas-Rhin de l'autoriser à déposer sa demande d'asile en France ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser à Me Lévi-Cyferman au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- l'arrêté attaqué est entaché d'incompétence ;
- il est entaché d'un vice de procédure, en ce qu'elle n'a pas pu présenter ses observations écrites ou orales, éventuellement assistée d'un avocat, en méconnaissance de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration ;
- il est entaché d'un vice de procédure en ce qu'elle n'a pas reçu les informations prévues à l'article 4 du règlement n°604/2013 ;
- il est entaché d'un vice de procédure en ce qu'elle n'a pas pu bénéficier de l'entretien prévu à l'article 5 du règlement n° 604/2013 ;
- il est entaché d'un vice de forme en ce qu'il n'est pas motivé ;
- il méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- il méconnaît l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Des pièces ont été produites le 22 juillet 2024 pour Mme E et ont été communiquées.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 juillet 2024, la préfète de la région Grand Est, préfète du Bas-Rhin conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par Mme E ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
- le règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative ;
Le président du tribunal a désigné M. Bastian, conseiller, pour exercer les pouvoirs qui lui sont attribués par les articles L. 572-5, L. 572-6, L. 614-5, L. 614-6, L. 614-9, L. 614-11, L. 614-12, L. 614-15, L. 615-2, L. 623-1, L. 732-8 et L. 754-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, applicables à la procédure.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Bastian ;
- les observations de Me Lévi-Cyferman, pour Mme E, qui admet que sa cliente était en possession d'un visa portugais même si elle a pris un vol direct pour la France ; qui précise que les autorités portugaises ont dans un premier temps refusé de prendre en charge la fille de Mme E ; qui précise, s'agissant du moyen tiré de la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement Dublin qu'elle pensait ne pas pouvoir présenter d'autres observations que les réponses aux questions posées, alors qu'elle avait des éléments à faire valoir s'agissant de son état de santé et de celui de sa fille ; qui soutient, s'agissant du moyen tiré du défaut de motivation que la préfète n'a pas regardé si le passage de la frontière extérieure de l'espace Schengen avait été effectué il y a plus de douze mois, ce qui aurait fait obstacle à l'édiction de la mesure en litige ; qui fait valoir que le Portugal n'a pas précisé être en mesure de prendre en charge les maladies de Mme E et de sa fille alors, au demeurant, que les délais d'attente pour des prises en charge médicales y sont longs ; qui soulève un moyen tiré de la méconnaissance de l'article 17 du règlement n° 604/2013 dès lors que la France commettrait un traitement inhumain et dégradant si elle procédait au transfert en raison des défaillances du système de santé au Portugal ;
- de Mme E elle-même, assistée d'une interprète en langue lingala, qui précise que sa fille et elle-même étaient atteintes de tuberculose en arrivant en France et qu'elle dispose d'un rendez-vous le 30 juillet 2024 au centre hospitalier de l'ouest vosgien pour ôter un fibrome.
Mme E a produit une pièce complémentaire à l'audience.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative, applicable à la procédure.
Considérant ce qui suit :
1. Mme E, ressortissante congolaise, a sollicité l'asile en France le 21 février 2024. Par un arrêté du 5 juin 2024, dont Mme E demande l'annulation, la préfète de la région Grand Est, préfète du Bas-Rhin a décidé son transfert aux autorités portugaises, responsables de sa demande d'asile.
Sur l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président ".
3. En raison de l'urgence et alors qu'il n'a pas encore été statué sur sa demande d'aide juridictionnelle, il y a lieu d'admettre Mme E au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire, sur le fondement de ces dispositions.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
4. En premier lieu, par un arrêté du 8 mars 2024, publié au recueil des actes administratifs du Bas-Rhin le même jour, la préfète de la région Grand-Est, préfète du Bas-Rhin a donné délégation à Mme A B, cheffe du pôle régional Dublin, pour signer les arrêtés de transfert pris en application de la procédure Dublin. Par suite, Mme B, signataire de l'arrêté contesté, était autorisée à le signer. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit donc être écarté.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable. ".
6. Il résulte des dispositions des livres V et VII du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans leur version applicable au litige, que le législateur a entendu déterminer l'ensemble des règles de procédure administrative et contentieuse auxquelles sont soumises l'intervention et l'exécution des décisions de transfert. Dès lors, les dispositions de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration ou le principe du contradictoire ne saurait être utilement invoquées par Mme E à l'encontre de la décision portant transfert aux autorités portugaises.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article 4 du règlement n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 établissant les critères et mécanismes de détermination de l'État membre responsable de l'examen d'une demande de protection internationale introduite dans l'un des États membres par un ressortissant de pays tiers ou un apatride : " 1. Dès qu'une demande de protection internationale est introduite au sens de l'article 20, paragraphe 2, dans un État membre, ses autorités compétentes informent le demandeur de l'application du présent règlement, et notamment: a) des objectifs du présent règlement et des conséquences de la présentation d'une autre demande dans un État membre différent ainsi que des conséquences du passage d'un État membre à un autre pendant les phases au cours desquelles l'État membre responsable en vertu du présent règlement est déterminé et la demande de protection internationale est examinée; b) des critères de détermination de l'État membre responsable, de la hiérarchie de ces critères au cours des différentes étapes de la procédure et de leur durée, y compris du fait qu'une demande de protection internationale introduite dans un État membre peut mener à la désignation de cet État membre comme responsable en vertu du présent règlement même si cette responsabilité n'est pas fondée sur ces critères; c) de l'entretien individuel en vertu de l'article 5 et de la possibilité de fournir des informations sur la présence de membres de la famille, de proches ou de tout autre parent dans les États membres, y compris des moyens par lesquels le demandeur peut fournir ces informations; d) de la possibilité de contester une décision de transfert et, le cas échéant, de demander une suspension du transfert; e) du fait que les autorités compétentes des États membres peuvent échanger des données le concernant aux seules fins d'exécuter leurs obligations découlant du présent règlement; f) de l'existence du droit d'accès aux données le concernant et du droit de demander que ces données soient rectifiées si elles sont inexactes ou supprimées si elles ont fait l'objet d'un traitement illicite, ainsi que des procédures à suivre pour exercer ces droits, y compris des coordonnées des autorités visées à l'article 35 et des autorités nationales chargées de la protection des données qui sont compétentes pour examiner les réclamations relatives à la protection des données à caractère personnel. 2. Les informations visées au paragraphe 1 sont données par écrit, dans une langue que le demandeur comprend ou dont on peut raisonnablement supposer qu'il la comprend. Les États membres utilisent la brochure commune rédigée à cet effet en vertu du paragraphe 3. ".
8. Il résulte de ces dispositions que le demandeur d'asile auquel l'administration entend faire application de ce règlement doit se voir remettre, dès le début de la procédure, une information complète sur ses droits, par écrit et dans une langue qu'il comprend. Cette information doit comprendre l'ensemble des éléments prévus au paragraphe 1 de l'article 4 du règlement du 26 juin 2013 cité au point précédent. Eu égard à leur nature, la délivrance de ces informations constitue une garantie pour le demandeur d'asile.
9. Il ressort des pièces du dossier, et en particulier de sa signature apposée sur la première page des documents produits par le préfet, que Mme E s'est vu remettre le 21 février 2024, le guide du demandeur d'asile ainsi que deux brochures intitulées " A. J'ai demandé l'asile dans l'UE - quel pays sera responsable de ma demande d'asile ' ", et " B. Je suis sous procédure Dublin - qu'est-ce que cela signifie ' ", documents rédigés en langue française et traduits, au cours de l'entretien individuel du 21 février 2024, en langue lingala. Ces documents contiennent l'intégralité des informations prévues par les dispositions précitées de l'article 4 du règlement n° 604/2013. Par suite, le moyen tiré du vice de procédure ne peut qu'être écarté.
10. En quatrième lieu, aux termes de l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 : " 1. Afin de faciliter le processus de détermination de l'État membre responsable, l'État membre procédant à cette détermination mène un entretien individuel avec le demandeur. Cet entretien permet également de veiller à ce que le demandeur comprenne correctement les informations qui lui sont fournies conformément à l'article 4. / () 5. L'entretien individuel a lieu dans des conditions garantissant dûment la confidentialité. Il est mené par une personne qualifiée en vertu du droit national. ".
11. Les agents des services de la préfecture duVal-d'Oise, et en particulier les agents recevant les étrangers au sein du guichet unique des demandeurs d'asile mis en place dans cette préfecture, doivent être regardés comme ayant la qualité, au sens de l'article 5 précité du règlement n° 604/2013, de " personne qualifiée en vertu du droit national " pour mener l'entretien prévu à cet article. Il ressort des pièces du dossier, notamment du compte-rendu d'entretien produit en défense par la préfète de la région Grand Est, préfète du Bas-Rhin, que Mme E a bénéficié, le 21 février 2024, d'un entretien individuel et confidentiel, mené par un agent qualifié de la préfecture du Val d'Oise, au cours duquel elle a été mise à même de s'exprimer complètement sur sa situation. En outre, si Mme E soutient que cet entretien s'est déroulé de manière particulièrement succincte, il n'est pas démontré que l'intéressée n'a pas pu faire valoir toutes les observations qu'elle estimait utiles lors de cet entretien. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions doit être écarté.
12. En cinquième lieu, l'arrêté attaqué vise la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et notamment ses articles 3 et 8, le règlement UE n° 604/2013 du 26 juin 2013 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'arrêté mentionne que la consultation du fichier VIS a révélé que Mme E était en possession d'un visa délivré par les autorités portugaises, périmé depuis moins de six mois au moment de sa demande d'asile, que ces dernières ont été saisies de demandes de prise en charge le 7 mars 2024, qu'elles ont donné leur accord à cette prise en charge le 16 avril 2024, que l'ensemble des éléments de fait et de droit caractérisant la situation de la requérante ne relèvent pas des dérogations prévues aux articles 3.2 ou 17 du règlement UE n°604/2013 et qu'elle ne peut se prévaloir d'une vie privée et familiale stable en France. Si la requérante soutient que l'arrêté attaqué ne mentionne pas que son fils est gravement malade, il ne ressort pas du compte-rendu d'entretien individuel qu'elle aurait fait part de cette information au cours de son entretien individuel. Dès lors que l'arrêté contesté, qui ne devait pas nécessairement comporter la mention selon laquelle Mme E avait franchi les frontières de l'espace Schengen depuis moins de douze mois, comporte l'énoncé suffisant des considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement, le moyen tiré du défaut de motivation de la décision attaquée doit être écarté.
13. En sixième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () " Aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant. Elles sont applicables non seulement aux décisions qui ont pour objet de régler la situation personnelle d'enfants mineurs mais aussi à celles qui ont pour effet d'affecter, de manière suffisamment directe et certaine, leur situation.
14. Si Mme E se prévaut de l'état de santé de sa fille, qui est atteinte d'une infection tuberculeuse latente pour laquelle un traitement préventif lui a été prescrit en France, ainsi que de suspicions de la même pathologie à son égard, il ne ressort d'aucune pièce du dossier qu'elles ne pourraient pas être soignées au Portugal. En outre, pour soutenir que ses liens et ceux de sa fille se trouvent en France, Mme E ne produit qu'une fiche d'inscription de sa fille à l'école primaire. Toutefois, rien ne fait obstacle à ce que cette scolarité se poursuive au Portugal. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations citées au point précédent doivent être écartés.
15. En septième lieu, Mme E ne peut utilement se prévaloir de la méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision portant transfert prise en application de l'article 26 du règlement (UE) n° 604/2013. Par suite, le moyen doit être écarté comme inopérant.
16. En huitième lieu, aux termes de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 : " 1. Par dérogation à l'article 3, paragraphe 1, chaque État membre peut décider d'examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le présent règlement. () ". La faculté laissée à chaque Etat membre, par l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 précité, de décider d'examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans ce règlement, est discrétionnaire et ne constitue nullement un droit pour les demandeurs d'asile.
17. Mme E ne produit aucune pièce de nature à établir que le suivi médical du fibrome dont elle est atteinte ne pourrait pas se poursuivre au Portugal. En outre, les autorités portugaises n'étaient pas tenues de préciser expressément qu'elles étaient en mesure de permettre à Mme E de poursuivre ses soins au Portugal. Dès lors, et pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 14, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions citées au point précédent doit être écarté.
18. Il résulte de tout ce qui précède que le surplus des conclusions de la requête de Mme E doit être rejeté, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : Mme E est admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme E est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme D E, à Me Levi-Cyferman et à la préfète de la région Grand Est, préfète du Bas-Rhin.
Une copie sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 juillet 2024.
Le magistrat désigné,
P. Bastian
La greffière
M. C
La République mande et ordonne à la préfète de la région Grand Est, préfète du Bas-Rhin en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026