mardi 22 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2402088 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Chambre 1 |
Vu les procédures suivantes :
I - Par une requête enregistrée le 11 juillet 2024 sous le n° 2402088, M. B A, représenté par Me Kroell, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 5 juillet 2024 par lequel la préfète de Meurthe-et-Moselle l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit d'office et lui a opposé une interdiction de circulation sur le territoire français d'une durée de vingt-quatre mois.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- la compétence de l'auteur de la décision n'est pas établie ;
- la préfète a commis une erreur manifeste d'appréciation quant à l'application des dispositions des 2° et 3° de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision est entachée d'une erreur d'appréciation quant aux stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la préfète pouvait user de son pouvoir discrétionnaire pour régulariser la situation de la famille sur le territoire français au regard de sa parfaite intégration en France ;
En ce qui concerne l'interdiction de circulation sur le territoire français :
- la compétence de l'auteur de la décision n'est pas établie ;
- la préfète a commis une erreur d'appréciation ;
- la décision porte atteinte à son droit au regard de sa vie privée et familiale.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 septembre 2024, la préfète de Meurthe-et-Moselle conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle par une décision du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Nancy en date du 29 juillet 2024.
II - Par une requête enregistrée le 12 juillet 2024 sous le n° 2402100, Mme D C, représentée par Me Kroell, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 8 juillet 2024 par lequel la préfète de Meurthe-et-Moselle, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel elle est susceptible d'être reconduite d'office et lui a opposé une interdiction de circulation sur le territoire français d'une durée de vingt-quatre mois.
Elle soulève les mêmes moyens que dans la requête n° 2402088.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 septembre 2024, la préfète de Meurthe-et-Moselle conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par Mme C ne sont pas fondés.
Mme C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Nancy en date du 30 août 2024.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Grandjean, rapporteure,
- et les observations de Me Kroell, représentant M. A et Mme C.
Considérant ce qui suit :
1. M. A et Mme C, ressortissants roumains nés respectivement le 12 novembre 1989 et le 11 mai 1994, sont entrés en France en dernier lieu en 2015 ou 2018 selon leurs déclarations respectives. Ils ont fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours par deux arrêtés du préfet de Meurthe-et-Moselle en date du 28 mai 2018. Les recours formés contre ces décisions ont été rejetés par un jugement du tribunal administratif de Nancy du 4 septembre 2018. Par deux arrêtés des 5 et 8 juillet 2024, la préfète de Meurthe-et-Moselle leur a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel ils sont susceptibles d'être reconduits et leur a opposé une interdiction de circulation sur le territoire français pour une durée de vingt-quatre mois. Par les deux requêtes susvisées qu'il y a lieu de joindre pour statuer par un même jugement, M. A et Mme C demandent l'annulation de ces décisions.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne Mme C :
2. Aux termes de l'article L. 231-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les citoyens de l'Union européenne qui souhaitent établir en France leur résidence habituelle se font enregistrer auprès du maire de leur commune de résidence dans les trois mois suivant leur arrivée. Ceux qui n'ont pas respecté cette obligation d'enregistrement sont réputés résider en France depuis moins de trois mois ". Aux termes de l'article L. 233-1 du même code : " Les citoyens de l'Union européenne ont le droit de séjourner en France pour une durée supérieure à trois mois s'ils satisfont à l'une des conditions suivantes : / 1° Ils exercent une activité professionnelle en France ; / 2° Ils disposent pour eux et pour leurs membres de famille de ressources suffisantes afin de ne pas devenir une charge pour le système d'assistance sociale, ainsi que d'une assurance maladie ; () ". Aux termes de l'article L. 235-1 dudit code : " Les étrangers dont la situation est régie par le présent livre qui ne peuvent justifier d'un droit au séjour en application du présent titre peuvent faire l'objet, selon le cas, d'une décision de refus de séjour, d'un refus de délivrance ou de renouvellement d'une carte de séjour ou d'un retrait de celle-ci ainsi que d'une décision d'éloignement, conformément au titre IV ". Aux termes de l'article R. 233-1 du même code : " () L'assurance maladie mentionnée à l'article L. 233-1 doit couvrir les prestations prévues aux articles L. 160-8, L. 160-9 et L. 321-1 du code de la sécurité sociale. / Lorsqu'il est exigé, le caractère suffisant des ressources est apprécié en tenant compte de la situation personnelle de l'intéressé. En aucun cas, le montant exigé ne peut excéder le montant forfaitaire du revenu de solidarité active mentionné à l'article L. 262-2 du code de l'action sociale et des familles. / La charge pour le système d'assistance sociale que peut constituer le ressortissant mentionné à l'article L. 233-1 est évaluée en prenant notamment en compte le montant des prestations sociales non contributives qui lui ont été accordées, la durée de ses difficultés et de son séjour. () ". Enfin, l'article L. 251-1 de ce code dispose que : " L'autorité administrative compétente peut, par décision motivée, obliger les étrangers dont la situation est régie par le présent livre, à quitter le territoire français lorsqu'elle constate les situations suivantes : / 1° Ils ne justifient plus d'aucun droit au séjour tel que prévu par les articles L. 232-1, L. 233-1, L. 233-2 ou L. 233-3 ; / 2° Leur comportement personnel constitue, du point de vue de l'ordre public ou de la sécurité publique, une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société / 3° Leur séjour est constitutif d'un abus de droit. / Constitue un abus de droit le fait de renouveler des séjours de moins de trois mois dans le but de se maintenir sur le territoire alors que les conditions requises pour un séjour d'une durée supérieure à trois mois ne sont pas remplies, ainsi que le séjour en France dans le but essentiel de bénéficier du système d'assistance sociale. / L'autorité administrative compétente tient compte de l'ensemble des circonstances relatives à leur situation, notamment la durée du séjour des intéressés en France, leur âge, leur état de santé, leur situation familiale et économique, leur intégration sociale et culturelle en France, et l'intensité des liens avec leur pays d'origine ".
3. Il résulte des dispositions précitées qu'un citoyen de l'Union européenne bénéficie notamment du droit de séjourner en France pour une durée supérieure à trois mois soit s'il y exerce une activité professionnelle, soit s'il dispose de ressources suffisantes afin de ne pas devenir une charge pour le système d'assistance sociale de l'État et dispose d'une assurance maladie.
4. D'une part, s'il est constant que Mme C a été condamnée à une amende de 200 euros avec sursis par un jugement du 21 décembre 2018 du tribunal correctionnel de Nancy pour des faits de vol de métaux commis en réunion le 27 mai 2018, il ne ressort pas des pièces du dossier, et il n'est d'ailleurs pas allégué, que la requérante se serait ultérieurement faite connaître des services de police pour tout autre fait. Eu égard à l'ancienneté et au caractère isolé des faits commis, la préfète de Meurthe-et-Moselle a commis une erreur d'appréciation en considérant que Mme C représente, pour l'ordre public ou la sécurité publique, une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société.
5. D'autre part, il ne ressort pas des pièces du dossier et il n'est pas soutenu par la préfète de Meurthe-et-Moselle que la requérante, alors même qu'elle aurait déclaré avoir quitté la France pour la Roumanie en 2018 à la suite d'une précédente obligation de quitter le territoire et passer dans ce dernier pays des vacances une fois par an, ait organisé de courts séjours et des déplacements afin de se maintenir irrégulièrement sur le territoire français, quand bien même elle n'aurait pas fait enregistrer sa présence auprès du maire de sa commune de résidence comme l'exige l'article L. 231-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. S'il ressort des pièces du dossier qu'une part des ressources du couple est constituée d'allocations sociales, il en ressort également que M. A est employé depuis le 11 mai 2021 par la société d'intérim Leader, et a été affecté à des missions d'aide-façadier pour un salaire s'élevant, au titre des six premiers mois de l'année 2024, à 8 467,77 euros nets imposables, soit 1 411 euros nets par mois. Dans ces circonstances, la préfète de Meurthe-et-Moselle a fait, en estimant que le séjour de Mme C en France constituait un abus de droit, une inexacte application des dispositions du 3° de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
6. Il résulte de ce qui vient d'être dit, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que la décision du 8 juillet 2024 portant obligation de quitter le territoire français doit être annulée ainsi que, par voie de conséquence, les décisions, dépourvues par suite de base légale, fixant le pays de destination et portant interdiction de circulation sur le territoire français.
En ce qui concerne M. A :
7. En premier lieu, l'arrêté en litige est signé par M. Julien Le Goff, secrétaire général, auquel la préfète de Meurthe-et-Moselle a, par un arrêté du 21 août 2023 régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture le même jour, délégué sa signature à l'effet de signer notamment les décisions attaquées. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions attaquées doit être écarté.
8. En deuxième lieu, il appartient à l'autorité administrative, qui ne saurait se fonder sur la seule existence d'une infraction à la loi, d'examiner, d'après l'ensemble des circonstances de l'affaire, si la présence de l'intéressé sur le territoire français est de nature à constituer une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour un intérêt fondamental de la société française, ces conditions étant appréciées en fonction de sa situation individuelle, notamment de la durée de son séjour en France, de sa situation familiale et économique et de son intégration
9. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que M. A a été condamné par le tribunal correctionnel de Nancy le 10 janvier 2011 à une peine d'emprisonnement de deux mois pour des faits de conduite de véhicule sans permis et sans assurance et usage de faux documents administratifs, le 15 novembre 2013 à 300 euros d'amende pour des faits de tentative de vol en réunion commis le 18 juillet 2013, le 21 décembre 2018 à une amende de 350 euros pour des faits de vol de métaux commis en réunion et en situation de récidive le 27 mai 2018, le 24 mars 2022 à soixante-dix heures de travaux d'intérêt général en raison de l'émission en 2020 de chèques en violation d'une injonction bancaire, et le 1er septembre 2022 à une peine de quatre mois d'emprisonnement avec sursis pour des faits de vol de métaux commis le 18 janvier 2022. S'il ne ressort pas des pièces du dossier que le requérant aurait été condamné pour les faits, figurant au fichier des antécédents judiciaires, de violence, aggravée par deux circonstances, suivie d'incapacité n'excédant pas huit jours commis le 18 mars 2022 et d'escroquerie commis le 18 juin 2023, il ne conteste pas en avoir été l'auteur. Alors même que M. A a déclaré le 2 juillet 2024 au service de police regretter ces faits et penser ne pas recommencer, la préfète de Meurthe-et-Moselle a pu, sans erreur d'appréciation, compte tenu du nombre et du caractère répété de ces faits dont les derniers sont récents, estimer que le comportement de M. A représentait une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société.
10. Dans ces conditions, et alors même que l'abus de droit, qui fonde également la décision attaquée, ne serait pas constitué, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
11. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
12. M. A se borne, pour soutenir que la décision porte atteinte à son droit à une vie privée et familiale, à faire valoir qu'il dispose d'un emploi et que ses trois enfants sont scolarisés en France, le dernier y étant né. Toutefois, il ressort de ses propres déclarations aux services de police le 2 juillet 2024 qu'il est sans emploi depuis le mois de juin 2024. Il ne ressort par ailleurs pas des pièces du dossier que son épouse, quand bien même le présent jugement annule la décision d'éloignement prise à son encontre le 8 juillet 2024, remplirait les conditions posées par les dispositions précitées de l'article L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour bénéficier du droit à se maintenir sur le territoire français. Alors que le requérant n'établit pas que des membres de sa famille résideraient en France ainsi qu'il le soutient, il ne se prévaut d'aucun autre lien ancien et stable sur le territoire français que son épouse et ses enfants, et ne justifie pas être dépourvu de toute attache dans son pays d'origine où vivent ses parents. Par ailleurs, la mesure d'éloignement n'a ni pour objet ni pour effet de séparer le requérant de son épouse et de ses enfants dont il n'est pas établi qu'ils ne pourraient le suivre et, pour ces derniers, poursuivre leur scolarité en Roumanie. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la préfète de Meurthe-et-Moselle aurait porté atteinte à son droit à une vie privée et familiale en l'obligeant à quitter le territoire français. Par suite, le moyen doit être écarté.
13. En quatrième lieu, eu égard à ce qui a été exposé aux points 9 et 12, la préfète de Meurthe-et-Moselle n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant de faire usage de son pouvoir discrétionnaire aux fins de régulariser le séjour de M. A sur le territoire français.
14. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 251-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut, par décision motivée, assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français édictée sur le fondement des 2° ou 3° de l'article L. 251-1 d'une interdiction de circulation sur le territoire français d'une durée maximale de trois ans ".
15. Alors même qu'il n'est pas contesté qu'il a exécuté la mesure d'éloignement prononcée à son encontre le 28 mai 2018, le requérant, qui a fait l'objet de plusieurs, dont les dernières récentes, condamnations en France où il ne démontre pas disposer d'un droit au séjour et dont la famille proche se trouve en Roumanie où il n'est pas soutenu que son épouse et leurs enfants ne pourraient pas le rejoindre, n'est pas fondé à soutenir que la décision portant interdiction de circulation sur le territoire français de deux ans que lui a opposée la préfète de Meurthe-et-Moselle est entachée d'une erreur d'appréciation ou qu'elle porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale.
16. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation de la requête de M. A doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er :L'arrêté du 8 juillet 2024 de la préfète de Meurthe-et-Moselle obligeant Mme C à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, fixant le pays à destination duquel elle est susceptible d'être reconduite d'office et prenant à son encontre une interdiction de circulation sur le territoire français d'une durée de vingt-quatre mois est annulé.
Article 2 : La requête n° 2402100 de M. A est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Mme D C et à la préfète de Meurthe-et-Moselle.
Délibéré après l'audience publique du 1er octobre 2024 à laquelle siégeaient :
M. Coudert, président,
Mme Grandjean, première conseillère,
Mme Audrey Jouguet, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 octobre 2024.
La rapporteure,
G. GrandjeanLe président,
B. Coudert
La greffière,
I. Varlet
La République mande et ordonne à la préfète de Meurthe-et-Moselle en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Nos 2402088, 2402100
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026