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AccueilJurisprudence administrativeN° TA54-2402114

Tribunal Administratif de Nancy — Décision N° TA54-2402114

vendredi 25 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nancy
SectionTribunal Administratif de Nancy
N° DossierTA54-2402114
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationChambre 2
Avocat requérantCAGLAR

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 12 juillet, 6 septembre et 8 septembre 2024 Mme C D, épouse H, représentée par Me Caglar, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 24 avril 2024 par lequel la préfète de Meurthe-et-Moselle a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle est susceptible d'être éloignée d'office ;

2°) d'enjoindre à la préfète de Meurthe-et-Moselle, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, de lui délivrer un titre de séjour à raison de son état de santé ou portant la mention " vie privée et familiale " sous astreinte ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation et, dans cette attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour lui permettant de travailler ;

3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et des articles 75-I et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve qu'elle s'engage à renoncer à percevoir la part contributive de l'État au titre de l'aide juridictionnelle.

Elle soutient que :

En ce qui concerne la décision portant refus de séjour :

- la décision est entachée d'incompétence de son auteur, faute de délégation de signature régulièrement publiée ;

- elle est insuffisamment motivée en droit et en fait ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen individuel de sa situation ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale tel que garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation ;

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- la décision contestée est entachée d'incompétence de son auteur, faute de délégation de signature régulièrement publiée ;

- elle doit être annulée par exception d'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;

- elle méconnaît le principe du contradictoire dès lors qu'elle n'a pas été mise en mesure de présenter ses observations ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation ;

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

- la décision contestée doit être annulée par exception d'illégalité des décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français ;

- elle est entachée d'un vice de procédure ;

- elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par un mémoire en défense, enregistré le 30 août 2024, la préfète de Meurthe-et-Moselle conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que la requête est irrecevable car tardive et, à titre subsidiaire, que les moyens soulevés par Mme D ne sont pas fondés.

Mme D a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 31 mai 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Wolff a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. Mme D, ressortissante turque née le 30 juin 1976, déclare être entrée sur le territoire français le 24 décembre 2014 afin d'y solliciter le bénéfice d'une protection internationale. L'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) et la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) ont rejeté sa demande d'asile par des décisions du 31 mai 2017 et du 18 octobre 2017. Le 12 août 2022, elle a formé une demande d'admission au séjour en raison de son état de santé qui a été classée sans suite par les services préfectoraux le 6 décembre 2022. Le 24 mars 2023, la préfète de Meurthe-et-Moselle lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai avec interdiction de retour pour une durée de dix-huit mois. Cette décision a été annulée par un jugement du tribunal administratif de Nancy du 3 août 2023. Par un nouvel arrêté du 24 avril 2024, la préfète de Meurthe-et-Moselle a refusé de faire droit à sa demande de titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Par sa requête, Mme D demande au tribunal d'annuler les décisions contenues dans cet arrêté.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne le moyen commun aux décisions contestées :

2. Par un arrêté du 18 avril 2024, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture le même jour, la préfète de Meurthe-et-Moselle a donné délégation de signature, en cas d'absence ou d'empêchement de Mme F A, directrice de l'immigration et de l'intégration, à Mme E B, directrice adjointe, à l'effet de signer notamment l'ensemble des décisions en matière de police des étrangers. Il n'est ni établi, ni allégué que Mme A n'aurait pas été absente ou empêchée à la date des décisions contestées. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de Mme E B, signataire de l'arrêté litigieux, ne peut qu'être écarté comme manquant en fait.

En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :

3. En premier lieu, la décision contestée comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de son insuffisante motivation ne peut qu'être écarté.

4. En deuxième lieu, il ne ressort ni de la motivation de la décision contestée, ni des pièces du dossier que la préfète, qui n'avait pas à faire état de l'ensemble des éléments dont elle était saisie, n'aurait pas procédé à un examen individuel de la situation de Mme D.

5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat () ".

6. La partie qui justifie d'un avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration venant au soutien de ses dires, doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un accès effectif au traitement approprié dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires.

7. Pour refuser de délivrer un titre de séjour à Mme D à raison de son état de santé, la préfète de Meurthe-et-Moselle s'est fondée sur l'avis du collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration du 29 janvier 2024 qui a estimé que si l'état de santé de Mme D nécessitait une prise en charge médicale dont le défaut pouvait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, elle pouvait effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine et voyager sans risque.

8. Pour remettre en cause cette appréciation, Mme D produit plusieurs certificats médicaux établis entre 2017 et 2022 aux termes desquels elle souffre d'hypertension artérielle, de dyslipidémie, de méningiomes au niveau frontal et a présenté antérieurement une dissection carotidienne, avec suspicion d'accident vasculaire cérébral, et une ischémie ophtalmique ayant entraîné une cécité monoculaire droite pour lesquels lui sont prescrits de nombreux traitements médicamenteux. Toutefois, ces documents ne précisent pas que Mme D ne pourrait pas bénéficier d'un traitement médical en Turquie et sont insuffisamment circonstanciés pour établir que le traitement nécessaire à son état de santé y serait indisponible. Ils ne permettent donc pas à eux seuls de remettre en cause l'avis du collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. La requérante soutient également qu'elle ne dispose pas des moyens financiers pour disposer effectivement des traitements appropriés dans son pays d'origine et produit pour l'établir une attestation du maire de son village selon laquelle elle est dans une situation précaire ainsi que ses parents. Toutefois, Mme D n'apporte aucun élément précis sur le coût des traitements, sur ses ressources et sur la couverture sociale à laquelle elle pourrait prétendre. Par suite, la préfète de Meurthe-et-Moselle n'a pas fait une inexacte application de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en refusant de délivrer à Mme D le titre de séjour qu'elle sollicitait sur le fondement de ces dispositions.

9. En quatrième lieu, pour refuser de délivrer un titre de séjour à Mme D, la préfète n'a pas examiné d'office, comme elle aurait pu le faire sans y être néanmoins tenue, si elle pouvait prétendre à la délivrance d'un titre de séjour sur un autre fondement ou si sa décision était susceptible de porter atteinte à la vie privée et familiale de l'intéressée. Par suite, la requérante ne peut utilement invoquer le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales au soutien de ses conclusions à fin d'annulation du refus de titre de séjour en litige.

10. En cinquième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que Mme D aurait sollicité un titre de séjour sur le fondement des dispositions des articles L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La préfète n'a en outre pas examiné d'office si elle pouvait prétendre à la délivrance d'un titre de séjour sur ce fondement. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance de ces articles doivent être écartés comme inopérant.

11. En sixième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 8, c'est sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision contestée sur la situation de Mme D que la préfète a pu refuser de lui délivrer le titre de séjour sollicité.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

12. En premier lieu, les moyens dirigés contre la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour ayant été écartés, le moyen tiré de l'exception d'illégalité de cette décision, invoqué par Mme D à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision portant obligation de quitter le territoire français ne peut également qu'être écarté.

13. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable ".

14. Il résulte des dispositions du livre VI du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que le législateur a entendu déterminer l'ensemble des règles de procédure administrative et contentieuse auxquelles sont soumises l'intervention et l'exécution de la décision par laquelle l'autorité administrative signifie à un étranger l'obligation dans laquelle il se trouve de quitter le territoire français. Dès lors, l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration ne saurait être utilement invoqué à l'encontre d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, ni à l'encontre des mesures accessoires relatives au délai de départ volontaire et au pays de renvoi. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du principe du contradictoire ne peut qu'être écarté comme inopérant.

15. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

16. La requérante déclare être entrée en France il y a dix ans à la date de la décision contestée. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que la durée de sa présence en France est due à son maintien en situation irrégulière sur le territoire, après une précédente mesure d'éloignement du 23 janvier 2018, qu'elle n'a pas exécutée. La requérante se prévaut de la présence en France de sa sœur, de nationalité française, de ses cousins, en situation régulière sur le territoire, et de plusieurs connaissances. Toutefois, les seules attestations produites ne suffisent pas à établir la réalité et l'intensité de ses attaches familiales et personnelles sur le territoire. La requérante, célibataire et sans enfant à charge, n'établit en outre pas ne plus en disposer dans son pays d'origine dans lequel elle a vécu jusqu'à l'âge de 38 ans et où résident d'ailleurs ses parents. Dans ces conditions, en prenant la mesure d'éloignement litigieuse, la préfète de Meurthe-et-Moselle n'a pas porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale tel que garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

17. En quatrième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 16, c'est sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation de sa décision sur sa situation personnelle que la préfète de Meurthe-et-Moselle a pu faire obligation à Mme D de quitter le territoire français.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

18. En premier lieu, les moyens dirigés contre les décisions portant refus de délivrance d'un titre de séjour et obligation de quitter le territoire français ayant été écartés, le moyen tiré de l'exception d'illégalité de ces décisions, invoqué par Mme D à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision fixant le pays de destination ne peut également qu'être écarté.

19. En deuxième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 14, la requérante ne peut utilement soutenir que la décision contestée est entachée d'un vice de procédure.

20. En troisième lieu, aux termes du dernier alinéa de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ". Ce dernier texte énonce que : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou des traitements inhumains ou dégradants ".

21. Mme D soutient que son retour en Turquie l'exposerait à des traitements contraires aux textes susvisés en raison du risque pour son état de santé. Toutefois, ainsi qu'il a été exposé au point 8, la requérante n'établit pas ne pas pouvoir disposer des traitements appropriés dans son pays d'origine. En outre, Mme D, dont la demande d'asile a d'ailleurs, ainsi qu'il a été dit au point 1, été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides et par la Cour nationale du droit d'asile, n'établit pas la réalité des risques personnels auxquels elle serait exposée en cas de retour en Turquie, en particulier les violences et menaces de mort de son époux. Dans ces conditions, le moyen tiré de la violation des textes précités doit être écarté.

22. Il résulte de ce qui précède que les conclusions présentées par Mme D à fin d'annulation de l'arrêté du 24 avril 2024 par lequel la préfète de Meurthe-et-Moselle a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination doivent être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

23. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation, n'emporte aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction sous astreinte présentées par la requérante ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les frais liés à l'instance :

24. Les dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'État, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie tenue aux dépens ou la partie perdante, la somme demandée par la requérante titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme D est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C D, épouse H, à Me Caglar et à la préfète de Meurthe-et-Moselle.

Délibéré après l'audience publique du 27 septembre 2024 à laquelle siégeaient :

M. Davesne, président,

M. Durand, premier conseiller,

Mme Wolff, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 octobre 2024.

La rapporteure,

É. WolffLe président,

S. Davesne

La greffière,

M. G La République mande et ordonne à la préfète de Meurthe-et-Moselle en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

No 2402114

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