mardi 19 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2402187 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Chambre 1 |
| Avocat requérant | CHAIB |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 18 juillet, 2 et 17 octobre 2024, M. A B, représenté par Me Chaïb, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 17 juin 2024 par lequel la préfète de Meurthe-et-Moselle a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit d'office ;
3°) d'enjoindre à la préfète de Meurthe-et-Moselle de lui délivrer un titre de séjour dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir, à défaut, de réexaminer sa situation et de lui délivrer immédiatement une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat les entiers dépens et une somme de 1 500 euros en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision refusant le titre de séjour :
- la compétence du signataire de l'arrêté n'est pas établie ;
- la décision est entachée d'une erreur de droit au regard des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il n'a pas à justifier de ses qualifications ou d'un diplôme pour occuper le poste pour lequel il dispose d'une promesse d'embauche ;
- la décision a été prise sans examen sérieux de sa situation ;
- la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la préfète a commis une erreur manifeste d'appréciation en s'abstenant de faire usage de son pouvoir discrétionnaire de régularisation ;
- la substitution de motifs demandée par la préfète, tenant à l'incomplétude du dossier de M. B, doit être écartée ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- l'annulation de la décision s'impose comme étant la conséquence de l'annulation de la décision portant refus de séjour ;
- la décision sera annulée par exception d'illégalité du refus de titre de séjour ;
- la décision méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la préfète a commis une erreur d'appréciation en refusant d'user de son pouvoir discrétionnaire pour ne pas l'éloigner du territoire français ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
- l'annulation de la décision s'impose comme étant la conséquence de l'annulation de la décision portant refus de séjour ;
- la décision sera annulée par exception d'illégalité.
Par des mémoires en défense enregistrés les 26 septembre et 8 octobre 2024, la préfète de Meurthe-et-Moselle conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés et fait valoir par ailleurs que la demande de titre de séjour présentée était incomplète.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Nancy en date du 29 juillet 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Grandjean, rapporteure,
- et les observations de Me Chaïb, représentant M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant serbe né le 23 juillet 1992, est entré en France le 28 juin 2017 selon ses déclarations, accompagné de son épouse et de leur enfant aîné, pour y solliciter le statut de réfugié. Sa demande d'asile a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) le 11 octobre 2017 et la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) le 11 janvier 2018, de même que sa demande de réexamen respectivement les 3 août 2018 et 8 mars 2019. Après que M. B a sollicité un titre de séjour pour soins le 19 décembre 2019, il a bénéficié d'une autorisation provisoire de séjour pour une durée de six mois à compter du 15 août 2020, qui n'a pas été renouvelée. Le requérant a alors fait l'objet d'une décision d'éloignement du territoire français par un arrêté du 14 février 2022 du préfet de Meurthe-et-Moselle. Le recours formé par le requérant contre la décision portant refus de séjour a été rejeté par le tribunal administratif de Nancy par un jugement en date du 20 septembre 2022 et celui contre la décision portant obligation de quitter le territoire français par un arrêt de la cour administrative d'appel de Nancy du 16 février 2023. Le 19 avril 2024, M. B a sollicité son admission exceptionnelle au séjour. Par un arrêté du 17 juin 2024, la préfète de Meurthe-et-Moselle a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit d'office. Par la requête susvisée, M. B demande l'annulation de ces décisions.
Sur les conclusions relatives à l'aide juridictionnelle :
2. M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle en date du 29 juillet 2024. Par suite, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions tendant à son admission à l'aide juridictionnelle provisoire.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le moyen tiré de l'incompétence :
3. L'arrêté du 17 juin 2024 est signé par M. Julien Le Goff, secrétaire général, auquel la préfète de Meurthe-et-Moselle a, par un arrêté du 21 août 2023 régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du même jour, délégué sa signature à l'effet de signer notamment les décisions attaquées. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté.
En ce qui concerne les moyens propres à la contestation de la décision portant refus de titre de séjour :
4. En premier lieu, il ne ressort ni des termes de l'arrêté en litige ni des pièces du dossier que la préfète aurait omis de procéder à un examen particulier de la situation du requérant dès lors en particulier qu'elle s'est prononcée sur la possibilité d'admettre le requérant au séjour à titre exceptionnel non seulement en sa qualité de salarié comme il le demandait mais aussi au vu de sa situation familiale. Il ne ressort en outre pas des pièces du dossier que la préfète n'aurait pas pris en compte l'ensemble des éléments relatifs à sa situation personnelle qui avaient été portés à sa connaissance. Par suite, M. B n'est pas fondé à soutenir que la préfète aurait entaché sa décision d'une erreur de droit en ne prenant pas en compte l'ensemble de sa situation.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 () ".
6. En présence d'une demande de régularisation présentée sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'autorité administrative doit d'abord vérifier si des considérations humanitaires ou des motifs exceptionnels justifient la délivrance d'une carte portant la mention " vie privée et familiale ", ensuite, en cas de motifs exceptionnels, si la délivrance d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire " est envisageable. Dans ce dernier cas, il appartient à l'autorité administrative, sous le contrôle du juge, d'examiner, notamment, si la qualification, l'expérience et les diplômes de l'étranger ainsi que les caractéristiques de l'emploi auquel il postule, de même que tout élément de sa situation personnelle dont l'étranger ferait état à l'appui de sa demande, tel que par exemple, l'ancienneté de son séjour en France, peuvent constituer, en l'espèce, des motifs exceptionnels d'admission au séjour de nature à permettre la délivrance, dans ce cadre, d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ".
7. L'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne fait pas obstacle à ce que le préfet, saisi d'une demande présentée sur le fondement de cet article, prenne en considération l'existence de difficultés de recrutement dans certains secteurs d'activité au même titre que la qualification, l'expérience, les diplômes, la situation personnelle de l'étranger et les caractéristiques de l'emploi postulé, sur lesquels il fait porter son appréciation pour déterminer s'il est fait état de motifs exceptionnels de nature à permettre la délivrance à titre exceptionnel d'une carte de séjour temporaire en qualité de salarié.
8. D'une part, il ressort des termes mêmes de l'arrêté en litige que le préfet a estimé que la promesse d'embauche dont M. B dispose ne lui permet pas de répondre à des considérations humanitaires ou à des motifs exceptionnels au sens des dispositions précitées de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, puis qu'il ne fait état d'aucune qualification ou expérience particulière dans le domaine de cet emploi et qu'enfin, son employeur ne démontre pas l'impossibilité dans laquelle il s'est trouvé de recruter un ressortissant français ou étranger en situation régulière au regard de leur séjour sur le territoire français. Il s'ensuit que la préfète ne s'est pas fondée sur la seule absence de qualification de M. B pour refuser de délivrer à ce dernier un titre de séjour portant la mention " salarié ". Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit qu'aurait commise la préfète de Meurthe-et-Moselle doit être écarté.
9. D'autre part, si le requérant se prévaut d'une promesse d'embauche pour un poste de plaquiste-enduiseur, une telle circonstance ne suffit pas à elle seule à caractériser des motifs exceptionnels de régularisation. Dans ces conditions, en refusant de l'admettre exceptionnellement au séjour en qualité de " salarié " ou de " travailleur temporaire ", la préfète de Meurthe-et-Moselle n'a pas entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions précitées de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
10. Enfin, il ressort des pièces du dossier que M. B réside en France depuis sept années à la date de la décision attaquée, avec son épouse et leurs deux enfants nés respectivement le 7 juillet 2011 en Serbie et le 30 mai 2020 en France. Toutefois, il ne soutient pas être dépourvu d'attaches dans son pays d'origine. Par suite, en dépit de ses efforts d'intégration, la préfète de Meurthe-et-Moselle a pu, sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation, refuser de délivrer à M. B un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " sur le fondement les dispositions susmentionnées de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
11. En dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
12. Pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 9 et 10 du présent jugement, et alors même que M. B justifie en outre que deux de ses enfants, nés sans vie les 28 août 2021 et 22 juin 2022, sont inhumés en France, il n'est fondé à soutenir ni que la décision portant refus de séjour a porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par les stipulations précitées une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise, ni que la préfète aurait entaché cette décision d'une erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas usage de son pouvoir discrétionnaire de régularisation. Ces moyens doivent, par suite, être écartés.
En ce qui concerne les moyens propres à la contestation de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
13. En premier lieu, ainsi qu'il vient d'être dit, M. B n'établissant pas l'illégalité de la décision lui refusant la délivrance d'un titre de séjour, il n'est pas fondé à soutenir que la décision portant obligation de quitter le territoire français serait illégale en raison de l'illégalité de cette décision ni qu'elle doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation du refus de titre de séjour.
14. En second lieu, pour les mêmes motifs que ceux cités aux points 9 et 10 du présent jugement, M. B n'est pas fondé à soutenir ni que la décision portant obligation de quitter le territoire français a porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise, ni que la préfète aurait entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas usage de son pouvoir discrétionnaire de ne pas prendre une telle mesure d'éloignement. Ces moyens doivent, par suite, être écartés.
En ce qui concerne le moyen propre à la contestation de la décision fixant le pays de destination :
15. Ainsi qu'il vient d'être dit, M. B n'établissant pas l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, il n'est pas fondé à soutenir que la décision fixant le pays de destination serait illégale en raison de l'illégalité de cette décision ni qu'elle doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation du refus de titre de séjour.
16. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur la demande de substitution de motifs présentée par la préfète de Meurthe-et-Moselle, que les conclusions tendant à l'annulation des décisions du 17 juin 2024 doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
17. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation, n'appelle aucune mesure d'exécution. Il s'ensuit que les conclusions susvisées ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les conclusions relatives aux dépens :
18. La présente instance ne comporte aucuns dépens. Par suite, les conclusions présentées à ce titre par M. B doivent être rejetées.
Sur les frais liés à l'instance :
19. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie tenue aux dépens ou la partie perdante, la somme demandée par M. B au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er :Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions tendant à l'admission à l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à la préfète de Meurthe-et-Moselle et à Me Chaïb.
Délibéré après l'audience publique du 22 octobre 2024 à laquelle siégeaient :
M. Coudert, président,
Mme Grandjean, première conseillère,
Mme Jouguet, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 novembre 2024.
La rapporteure,
G. Grandjean Le président,
B. Coudert
La greffière,
A. Mathieu
La République mande et ordonne à la préfète de Meurthe-et-Moselle en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026