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AccueilJurisprudence administrativeN° TA54-2402272

Tribunal Administratif de Nancy — Décision N° TA54-2402272

mercredi 16 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nancy
SectionTribunal Administratif de Nancy
N° DossierTA54-2402272
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par M. A d’une requête en excès de pouvoir contre une décision du 19 juillet 2024 prolongeant son placement à l’isolement en maison d’arrêt. Le juge des référés ayant rejeté sa demande de suspension le 20 août 2024, le requérant a été informé qu’il devait confirmer le maintien de sa requête au fond dans un délai d’un mois, conformément à l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative. M. A n’ayant pas confirmé ce maintien dans le délai imparti, le tribunal a constaté son désistement et en a donné acte par ordonnance du 16 octobre 2024.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 26 juillet 2024, M. B A, représenté par Me Royer, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 19 juillet 2024 par laquelle le chef d'établissement de la maison d'arrêt de Nancy-Maxéville a prolongé son placement à l'isolement ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 1°) Donner acte des désistements ; () ". Aux termes de l'article R. 612-5-2 du même code : " En cas de rejet d'une demande de suspension présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 au motif qu'il n'est pas fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision, il appartient au requérant, sauf lorsqu'un pourvoi en cassation est exercé contre l'ordonnance rendue par le juge des référés, de confirmer le maintien de sa requête à fin d'annulation ou de réformation dans un délai d'un mois à compter de la notification de ce rejet. A défaut, le requérant est réputé s'être désisté. /Dans le cas prévu au premier alinéa, la notification de l'ordonnance de rejet mentionne qu'à défaut de confirmation du maintien de sa requête dans le délai d'un mois, le requérant est réputé s'être désisté ".

2. Par une ordonnance n° 2402271 du 20 août 2024, le juge des référés du tribunal administratif de Nancy a rejeté la demande de M. A tendant à la suspension de la décision du 19 juillet 2024 par laquelle le chef d'établissement de la maison d'arrêt de Nancy-Maxéville a prolongé son placement à l'isolement, au motif qu'aucun des moyens invoqués ne paraissait propre, en l'état de l'instruction, à créer un doute sérieux sur la légalité de cette décision. Le courrier de notification de cette ordonnance, reçu par le requérant le 21 août 2024, précisait qu'à défaut d'avoir confirmé le maintien de la requête au fond dans le délai d'un mois, M. A serait réputé s'être désisté en vertu des dispositions de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative.

3. M. A n'a pas, dans le délai d'un mois qui lui était imparti, confirmé le maintien de sa requête au fond. Il ne s'est pas pourvu en cassation contre cette ordonnance. Par suite, il doit être regardé comme s'étant désisté de sa requête. Dès lors, il y a lieu de donner acte de ce désistement.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. A.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au garde des sceaux, ministre de la justice.

Fait à Nancy, le 16 octobre 2024.

La présidente de la 3ème chambre,

A. Samson-Dye

La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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