vendredi 11 juillet 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2402396 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Juge unique (Chambre 1) |
| Avocat requérant | SJ2A |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 8 août 2024, M. A B, représenté par Me Jonquet, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision 48 SI du 15 mai 2024 par laquelle le ministre de l'intérieur et des outre-mer a invalidé son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les décisions de retrait de points consécutives aux infractions constatées les 17 septembre 2021 (3 points), 13 septembre 2021 (1 point), 21 septembre 2021 (3 points), 2 octobre 2021 (1 point), 22 février 2022 (1 point), 2 mai 2022 (1 point), 6 mai 2022 (1 point), 16 mai 2022 (1 point), 4 octobre 2022 (3 points), 15 février 2023 (4 points) et 2 juin 2023 (2 points) ;
2°) d'enjoindre au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur, de lui restituer son permis de conduire, crédité des points illégalement retirés ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 400 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il n'a pas été informé des droits prévus par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route pour toutes les infractions ayant donné lieu à l'invalidation de son permis ;
- des points doivent lui être restitués en application de l'article L. 223-6 du code de la route.
Par un mémoire en défense enregistré le 10 juin 2025, le ministre d'Etat, ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- les conclusions dirigées contre les décisions de retrait de points consécutives aux infractions constatées les 2 mai 2022 et 16 mai 2022 sont irrecevables dès lors que ces points ont été restitués à M. B antérieurement à l'introduction de la requête ;
- les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés ;
- si des points devaient être restitués à M. B, l'intéressé devra choisir entre la conservation de son nouveau permis de conduire et la restitution de son ancien permis.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme C a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Par une décision 48 SI du 15 mai 2024, le ministre de l'intérieur a prononcé l'invalidité du permis de conduire de M. B pour solde de points nul. Par la présente requête, M. B demande l'annulation de cette décision du 15 mai 2024, ainsi que des décisions de retrait de points consécutives aux infractions des 17 septembre 2021 (3 points), 13 septembre 2021 (1 point), 21 septembre 2021 (3 points), 2 octobre 2021 (1 point), 22 février 2022 (1 point), 2 mai 2022 (1 point), 6 mai 2022 (1 point), 16 mai 2022 (1 point), 4 octobre 2022 (3 points), 15 février 2023 (4 points) et 2 juin 2023 (2 points).
Sur les conclusions dirigées contre la décision du 15 mai 2024, ainsi que des décisions de retrait de points consécutives aux infractions des 17 septembre 2021 (3 points), 13 septembre 2021 (1 point), 21 septembre 2021 (3 points), 2 octobre 2021 (1 point), 22 février 2022 (1 point), 6 mai 2022 (1 point), 4 octobre 2022 (3 points), 15 février 2023 (4 points) et 2 juin 2023 (2 points):
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 223-3 du code de la route : " Lorsque l'intéressé est avisé qu'une des infractions entraînant retrait de points a été relevée à son encontre, il est informé des dispositions de l'article L. 223-2, de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès conformément aux articles L. 225-1 à L. 225-9. / Lorsqu'il est fait application de la procédure de l'amende forfaitaire ou de la procédure de composition pénale, l'auteur de l'infraction est informé que le paiement de l'amende ou l'exécution de la composition pénale entraîne le retrait du nombre de points correspondant à l'infraction reprochée, dont la qualification est dûment portée à sa connaissance ; il est également informé de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès (). Et aux termes de l'article R. 223-3 du même code : " I.- Lors de la constatation d'une infraction entraînant retrait de points, l'auteur de celle-ci est informé qu'il encourt un retrait de points si la réalité de l'infraction est établie dans les conditions définies à l'article L. 223-1. / II.- Il est informé également de l'existence d'un traitement automatisé des retraits et reconstitutions de points et de la possibilité pour lui d'accéder aux informations le concernant. Ces mentions figurent sur le document qui lui est remis ou adressé par le service verbalisateur. Le droit d'accès aux informations ci-dessus mentionnées s'exerce dans les conditions fixées par les articles L. 225-1 à L. 225-9 () ".
3. La délivrance, au titulaire du permis de conduire à l'encontre duquel est relevée une infraction donnant lieu à retrait de points, de l'information prévue aux articles L. 223-3 et
R. 223-3 du code de la route, constitue une garantie essentielle donnée à l'auteur de l'infraction pour lui permettre, avant d'en reconnaître la réalité par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'exécution d'une composition pénale, d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis et éventuellement d'en contester la réalité devant le juge pénal. Elle revêt le caractère d'une formalité substantielle et conditionne la régularité de la procédure au terme de laquelle le retrait de points est décidé.
En ce qui concerne les infractions constatées les 21 septembre 2021 (3 points), 22 février 2022 (1 point), 4 octobre 2022 (3 points), 15 février 2023 (4 points) et 2 juin 2023 (2 points) :
4. En vertu des dispositions de l'article A. 37-19, l'appareil électronique sécurisé permet d'enregistrer, pour chaque procès-verbal, d'une part, la signature de l'agent verbalisateur, d'autre part, celle du contrevenant qui est invité à l'apposer " sur une page écran qui lui présente un résumé non modifiable des informations concernant la contravention relevée à son encontre, informations dont il reconnaît ainsi avoir eu connaissance ". En vertu des dispositions du II de l'article A. 37-27-2 en cas d'infraction entraînant retrait de points, le résumé non modifiable des informations concernant la contravention relevée précise qu'elle entraîne retrait de points et comporte l'ensemble des éléments mentionnés aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.
5. Depuis une mise à jour logicielle effectuée le 15 avril 2015, tous les appareils électroniques utilisés par les agents verbalisateurs font apparaître sur la page présentée au contrevenant, en cas d'infraction entraînant retrait de points, l'ensemble des informations exigées par la loi. Dès lors, pour les infractions constatées à compter de cette date, la signature apposée par l'intéressé et conservée par voie électronique établit que ces informations lui ont été délivrées. La mention certifiée par l'agent selon laquelle le contrevenant a refusé d'apposer sa signature sur la page qui lui était présentée possède la même valeur probante.
6. Il résulte de l'instruction, et notamment des copies des procès-verbaux électroniques afférentes aux infractions précitées produites par le ministre en défense, que ceux-ci ont, soit été signés par le requérant, soit comportent la mention " refus de signer ". Dans ces conditions, ces procès-verbaux, qui comportent l'ensemble des informations prévues par les dispositions précitées des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, sont réputés avoir été portés à la connaissance de l'intéressé. Dès lors, le moyen tiré du défaut d'information doit être écarté concernant les infractions du 21 septembre 2021, 22 février 2022, 4 octobre 2022, 15 février 2023 et 2 juin 2023.
En ce qui concerne l'infraction constatée le 6 mai 2022 (1 point) :
7. Les dispositions portant application des articles R. 49-1 et R. 49-10 du code de procédure pénale, notamment celles des articles A. 37-15 à A. 37-18 de ce code relatif aux formulaires utilisés pour la constatation et le paiement des contraventions soumises à la procédure de l'amende forfaitaire, prévoient que lorsqu'une contravention soumise à cette procédure est constatée soit par un procès-verbal dressé avec un appareil électronique sécurisé, sans que l'amende soit payée immédiatement entre les mains de l'agent verbalisateur, soit, sans interception du véhicule et à l'aide d'un système de contrôle automatisé enregistrant les données en numérique, soit avec interception du véhicule mais sans que l'amende soit payée immédiatement entre les mains de l'agent verbalisateur, il est adressé au contrevenant un avis de contravention, qui comporte une information suffisante au regard des exigences des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, une notice de paiement qui comprend une carte de paiement et un formulaire de requête en exonération.
8. Dès lors, le titulaire d'un permis de conduire à l'encontre duquel une infraction au code de la route est relevée au moyen d'un appareil électronique sécurisé ou constatée par radar automatique ou au moyen d'un formulaire conforme au modèle prévu par les dispositions susmentionnées du code de procédure pénale et dont il est établi, notamment par la mention qui en est faite au système national des permis de conduire, qu'il a payé, à une date postérieure à celle de l'infraction, l'amende forfaitaire correspondant à celle-ci, a nécessairement reçu l'avis de contravention. Eu égard aux mentions dont cet avis est réputé être revêtu, l'administration doit être regardée comme s'étant acquittée envers le titulaire du permis de son obligation de lui délivrer les informations requises préalablement au paiement de l'amende, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, ne démontre s'être vu remettre un avis inexact ou incomplet. Lorsque le contrevenant soutient que le paiement est intervenu par la voie du recouvrement forcé et n'est, par suite, pas de nature à apporter la preuve de la réception des avis, il lui appartient d'apporter la preuve, devant le juge du fond, de ce que l'amende a effectivement fait l'objet d'un recouvrement forcé.
9. En l'espèce, il ressort des mentions portées au relevé d'information intégral de M. B que l'intéressé s'est acquitté du paiement de l'amende forfaitaire afférente à l'infraction du 6 mai 2022. Il résulte de ce qui précède que ce paiement atteste de ce que le requérant a reçu l'avis de contravention, lequel comportait les informations prévues aux articles R. 223-3 et L. 223-3 du code de la route. Par suite, le moyen tiré du défaut d'information invoqué à l'encontre de cette infraction, doit ainsi être écarté.
En ce qui concerne les infractions constatées les 13 septembre 2021 (1 point) et 2 octobre 2021 (1 point) :
10. Il résulte du second alinéa de l'article 529-2 du code de procédure pénale qu'en l'absence de paiement ou de requête en exonération, l'amende forfaitaire est majorée de plein droit et recouvrée d'un titre rendu exécutoire par le ministère public. Conformément aux dispositions de l'article A. 37-28 du code de procédure pénale, ce titre exécutoire est adressé sous forme d'avis d'amende forfaitaire majorée qui contient une information suffisante au regard des exigences résultant des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.
11. Il résulte de l'instruction que les infractions susvisées ont donné lieu à l'émission de titres exécutoires d'amendes forfaitaires majorées, lesquelles ont été payées par M. B le 17 août 2022, ainsi qu'en justifie le ministre de l'intérieur par la production d'attestations de paiement. Par suite, M. B n'est pas fondé à soutenir qu'il ne se serait pas vu communiquer les informations prévues aux articles R. 223-3 et L. 223-3 du code de la route s'agissant des infractions susvisées. Ce moyen doit ainsi être écarté.
En ce qui concerne l'infraction constatée le 17 septembre 2021 (3 points) :
12. D'une part, si le ministre produit une copie du procès-verbal électronique afférent à l'infraction du 17 septembre 2021, celle-ci ne comporte ni la signature du requérant, ni la mention " refus de signer ". D'autre part, l'administration produit à l'instance un " historique des documents émis " à M. B, faisant état de ce qu'un avis de contravention lui aurait été envoyé s'agissant de l'infraction du 17 septembre 2021, lequel aurait été remis aux services postaux le 27 septembre 2021. Toutefois, ce seul document, édicté par l'administration et qui ne comporte au demeurant pas la date à laquelle M. B se serait vu remettre le pli, ne saurait avoir la même valeur probante qu'un avis d'accusé de réception émanant des services postaux, qu'il appartenait à l'administration de produire pour démontrer de la notification de l'avis de contravention. Dans ces conditions, alors que l'infraction du 17 septembre 2021 a donné lieu à l'émission d'un titre exécutoire d'amende forfaitaire, dont la notification n'est pas justifiée, et faute pour l'administration d'établir le paiement de cette amende forfaitaire majorée, M. B est fondé à soutenir qu'il ne résulte pas de l'instruction que l'administration se soit acquittée de son obligation d'information s'agissant de l'infraction susvisée.
13. Il résulte de tout ce qui précède que seule la décision de retrait de points consécutive à l'infraction constatée le 17 septembre 2021 doit être annulée.
Sur les conclusions tendant à la restitution de points en application de l'article L. 223-6 du code de la route :
14. Aux termes de l'article L. 223-6 du code de la route : " Si le titulaire du permis de conduire n'a pas commis, dans le délai de deux ans à compter de la date du paiement de la dernière amende forfaitaire, de l'émission du titre exécutoire de la dernière amende forfaitaire majorée, de l'exécution de la dernière composition pénale ou de la dernière condamnation définitive, une nouvelle infraction ayant donné lieu au retrait de points, son permis est affecté du nombre maximal de points. / Le délai de deux ans mentionné au premier alinéa est porté à trois ans si l'une des infractions ayant entraîné un retrait de points est un délit ou une contravention de la quatrième ou de la cinquième classe. / Toutefois, en cas de commission d'une infraction ayant entraîné le retrait d'un point, ce point est réattribué au terme du délai de six mois à compter de la date mentionnée au premier alinéa, si le titulaire du permis de conduire n'a pas commis, dans cet intervalle, une infraction ayant donné lieu à un nouveau retrait de points ".
15. Le requérant soutient que les points qu'il a perdus à l'occasion d'infractions ayant donné lieu à des retraits d'un point auraient dû lui être restitués à l'issue d'un délai de six mois, en application de l'article L. 223-6 du code de la route. Toutefois, M. B ne précise pas quelles infractions auraient dû donner lieu à telle restitution, alors qu'il résulte du relevé d'information intégral de l'intéressé, qu'outre les points retirés à l'occasion des infractions commises les 2 et 16 mai 2022, qui lui ont bien été restitués, aucune des autres infractions commises et qui lui ont valu un retrait d'un point sur son permis de conduire ne pouvaient donner droit à une restitution de points, en raison de la réitération de nouvelles infractions dans le délai de six mois prévu au troisième alinéa de l'article L. 223-6 du code de la route. Par suite, la demande de restitution de points formulée par M. B doit être rejetée.
Sur les conclusions dirigées contre les décisions de retrait de points consécutives aux infractions des 2 mai 2022 et 16 mai 2022 :
16. Aux termes de l'article L. 223-6 du code de la route : " Si le titulaire du permis de conduire n'a pas commis, dans le délai de deux ans à compter de la date du paiement de la dernière amende forfaitaire, de l'émission du titre exécutoire de la dernière amende forfaitaire majorée, de l'exécution de la dernière composition pénale ou de la dernière condamnation définitive, une nouvelle infraction ayant donné lieu au retrait de points, son permis est affecté du nombre maximal de points. / Le délai de deux ans mentionné au premier alinéa est porté à trois ans si l'une des infractions ayant entraîné un retrait de points est un délit ou une contravention de la quatrième ou de la cinquième classe. / Toutefois, en cas de commission d'une infraction ayant entraîné le retrait d'un point, ce point est réattribué au terme du délai de six mois à compter de la date mentionnée au premier alinéa, si le titulaire du permis de conduire n'a pas commis, dans cet intervalle, une infraction ayant donné lieu à un nouveau retrait de points () ".
17. En l'espèce, s'il résulte du relevé d'information intégral que les points retirés à la suite des infractions constatées les 2 mai 2022 et 16 mai 2022 ont été restitués respectivement les 18 janvier 2023 et 7 mai 2023 en application des dispositions de l'article L. 223-6 du code de la route, cette circonstance n'est pas, à elle-seule, susceptible de rendre sans objet les conclusions à fin d'annulation dirigées contre la décision de retrait de point correspondante, dès lors que cette restitution n'a pas pour effet de retirer les décisions de perte de point en cause, lesquelles sont susceptibles de faire obstacle au bénéfice du mécanisme de récupération de points prévu au premier alinéa de l'article L. 223-6 du code de la route. Néanmoins, en l'espèce, il résulte de l'instruction, et tout particulièrement du relevé d'information intégral de l'intéressé versé à l'instance, qu'en raison des infractions commises par le requérant les 2 octobre 2021 et le 4 octobre 2022, l'intéressé n'était en tout état de cause pas susceptible de bénéficier de la mesure prescrite aux deux premiers alinéas de l'article L. 223-6 du code de la route. Il suit de là que le ministre de l'intérieur est fondé à faire valoir que la restitution des points retirés à la suite des infractions constatées les 2 mai 2022 et 16 mai 2022 a privé les conclusions tendant à l'annulation des décisions de retrait de point correspondantes de leur objet, avant l'introduction de la requête, de sorte que les conclusions d'annulation contre ces décisions de retrait de points sont irrecevables.
Sur les conclusions tendant à l'annulation de la décision 48 SI et aux fins d'injonction :
18. Il résulte de l'instruction et plus particulièrement des relevés produits qu'à la suite de l'infraction commise le 4 octobre 2022, il restait à M. B un capital de 3 points et qu'il a récupéré 4 points à la suite du suivi d'un stage le 29 novembre 2023. Toutefois, ces documents révèlent également que M. B a commis de nouvelles infractions les 15 février, 2 juin et 24 octobre 2023 entraînant la perte respective de 4, 2 et 3 points. Il en résulte que la restitution des 3 points résultant de l'annulation de la décision de retrait consécutive à l'infraction commise le 17 septembre 2021 est sans incidence sur la perte de validité du permis de conduire de M. B. Par suite les conclusions d'annulation de la décision 48 SI et celles aux fins d'injonction doivent être rejetées.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
19. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat, principalement gagnant à l'instance, la somme de 2 400 euros que demande M. B en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La décision portant retrait de trois points consécutivement à l'infraction commise le 17 septembre 2021 est annulée.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 juillet 2025.
La présidente,
V. C
La greffière,
I. Varlet
La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 2402396
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026