lundi 21 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2403104 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Reconduites à la frontière |
| Avocat requérant | CISSE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 4 octobre 2024, M. A B, placé au centre de rétention administrative de Metz et représenté par Me Cissé, demande au tribunal administratif de Strasbourg :
1°) d'annuler l'arrêté du 27 septembre 2024 du préfet de la Moselle portant refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire français, refus de délai de départ volontaire, désignation du pays de renvoi et interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de trois ans ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Moselle de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans les délais respectivement d'un mois et de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros à son conseil au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il n'est pas justifié de la compétence du signataire de l'arrêté litigieux ;
- le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français sont insuffisamment motivés ;
- le refus de séjour est entaché de vice de procédure en l'absence de saisine de la commission du titre de séjour, ce vice l'ayant privé d'une garantie et l'ayant empêché de présenter des observations susceptibles d'avoir une influence sur la décision finale ;
- le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire méconnaissent les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme ;
- l'obligation de quitter le territoire français méconnaît le 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- cette décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire est insuffisamment motivée ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la mesure d'éloignement ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard des éléments relatifs à sa situation personnelle ;
- l'interdiction de retour est insuffisamment motivée ;
- cette décision est illégale en raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Par une ordonnance du 15 octobre 2024, la magistrate désignée par le président du tribunal administratif de Strasbourg a transmis ce recours au tribunal administratif de Nancy, en application combinée des articles R. 351-3 du code de justice administrative et R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire enregistré le 21 octobre 2024, le préfet de la Moselle conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens invoqués par M. B n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Samson-Dye, vice-présidente, pour exercer les pouvoirs qui lui sont attribués par l'article L. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Samson-Dye, magistrate désignée ;
- les observations de Me Cissé, pour le requérant, qui conclut aux mêmes fins que la requête, par les mêmes moyens, fait valoir en outre que des circonstances humanitaires justifient qu'il ne fasse pas l'objet d'une interdiction de retour sur le territoire français, et souligne en outre que son client a passé la majeure partie de sa vie en France, qu'il a bénéficié d'une mesure de semi-liberté pour préparer sa réinsertion, qu'il ne présente pas de risque pour l'ordre public et qu'il a des liens en France, tenant à ses enfants ainsi qu'à une sœur ;
- les observations de M. C, pour le préfet de la Moselle, qui conclut aux mêmes fins que le mémoire en défense, par les mêmes moyens, en soulignant que la continuité du séjour de l'intéressé est contestée et qu'il a besoin de l'assistance d'une interprète ;
- les observations de M. B, assisté d'une interprète en langue arabe.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 922-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant marocain né le 6 mars 1982, placé au centre de rétention administrative de Metz, demande l'annulation de l'arrêté du 27 septembre 2024 du préfet de la Moselle portant refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire français, refus de délai de départ volontaire, désignation du pays de renvoi et interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de trois ans.
Sur les moyens communs aux différentes mesures :
2. En premier lieu, par arrêté du 6 février 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du même jour, le préfet de la Moselle a donné délégation à M. Richard Smith, secrétaire général de la préfecture de la Moselle, à l'effet de signer toutes décisions relevant des attributions de l'Etat dans le département, sous réserve d'exceptions ne concernant pas l'arrêté litigieux. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de ce dernier, signataire de l'arrêté attaqué, doit être écarté.
3. En second lieu, le refus de titre de séjour, le refus de délai de départ volontaire et l'interdiction de retour comportent un exposé suffisamment précis des circonstances de fait et de droit qui en constituent le fondement. Par ailleurs, l'obligation de quitter le territoire français, édictée sur le fondement du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour, conformément à l'article L. 613-1 du même code. Dans ces conditions, M. B n'est pas fondé à soutenir que ces décisions sont insuffisamment motivées.
Sur le refus de titre de séjour :
4. En premier lieu, aux termes de L. 423-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l'autorité administrative : 1° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer ou de renouveler la carte de séjour temporaire prévue aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-13, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21, L. 423-22, L. 423-23, L. 425-9 ou L. 426-5 à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance ; 2° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer la carte de résident prévue aux articles L. 423-11, L. 423-12, L. 424-1, L. 424-3, L. 424-13, L. 424-21, L. 425-3, L. 426-1, L. 426-2, L. 426-3, L. 426-6, L. 426-7 ou L. 426-10 à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance ; 3° Lorsqu'elle envisage de retirer le titre de séjour dans le cas prévu à l'article L. 423-19 ; 4° Dans le cas prévu à l'article L. 435-1 ; 5° Lorsqu'elle envisage de refuser le renouvellement ou de retirer une carte de séjour pluriannuelle ou une carte de résident dans le cas prévu à l'article L. 412-10 ".
5. L'arrêté litigieux porte refus du renouvellement de la carte de résident dont bénéficiait M. B, qui ne figure pas parmi les titres mentionnés au 2°. Il ne ressort par ailleurs pas des pièces du dossier que le requérant relèverait des hypothèses mentionnées aux 3° à 5° de ces dispositions. Si l'intéressé soutient que tout refus de renouvellement d'une carte de résident implique nécessairement la saisine de cette commission, il n'évoque aucune disposition à l'appui de ses écritures. Dès lors, il ne ressort pas des pièces du dossier que la situation du requérant relevait d'une des hypothèses imposant la saisine de la commission du titre de séjour. Dès lors, le moyen tiré du défaut de saisine de cette commission est inopérant.
6. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale (). / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
7. Si M. B est arrivé régulièrement en France en 2002, à l'âge de vingt ans, et s'il a bénéficié d'une carte de résident valable de 2012 à 2022, le préfet conteste la continuité de son séjour en France, sans que le requérant n'apporte d'éléments en justifiant. S'il a été marié avec une ressortissante française, dont il a eu trois enfants nés en 2004, 2009 et 2015, il est constant que le couple est séparé, le requérant ayant mentionné une séparation en 2017 lors de l'audience. M. B ne produit aucun justificatif de nature à démontrer qu'il contribuerait à l'entretien ou à l'éducation de ses enfants, ou même qu'il aurait conservé un lien avec ces derniers, pas plus qu'il ne justifie de l'intensité de sa relation avec une sœur qui serait présente en France. Le requérant ne justifie par ailleurs pas d'une insertion en France, ou de l'exercice d'une activité professionnelle. De surcroît, il a fait l'objet de plusieurs condamnations entre 2006 et 2018, par le juge pénal, à des peines d'emprisonnement, pour vol ou tentative de vol et récidive, et refus d'obtempérer notamment, outre une condamnation frappée d'appel en 2023, qui permettent de caractériser une atteinte à l'ordre public. Dans de telles circonstances, le refus de titre de séjour ne porte pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale et ne méconnaît ni les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations citées au point précédent. Compte tenu de ces circonstances, cette décision n'est pas davantage entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard de ses conséquences sur sa situation personnelle.
Sur l'obligation de quitter le territoire français :
8. Tout d'abord, au regard des circonstances de fait rappelées au point 7, la mesure d'éloignement ne méconnaît pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile manque en fait. Compte tenu de ces circonstances, elle n'est pas davantage entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard de ses conséquences sur sa situation personnelle.
9. Ensuite, la mesure d'éloignement en litige ne porte pas atteinte à l'intérêt supérieur des enfants de M. B, au sens de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, dès lors qu'il n'est pas justifié qu'il aurait conservé le moindre contact avec ces derniers.
10. Enfin, le requérant ne saurait utilement se prévaloir de la méconnaissance du 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans la mesure où l'obligation de quitter le territoire français n'est pas fondée sur ces dispositions mais sur celles du 3°.
Sur le refus de délai de départ volontaire :
11. Aucun des moyens invoqués à l'encontre de l'obligation de quitter le territoire français n'étant fondé, M. B n'est pas fondé à se prévaloir d'une illégalité de cette décision au soutien de ses conclusions dirigées contre la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire.
12. Par ailleurs, au regard des circonstances mentionnées au point 7, cette décision n'est pas davantage entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard de ses conséquences sur sa situation personnelle.
Sur l'interdiction de retour :
13. Aucun des moyens invoqués à l'encontre de l'obligation de quitter le territoire français n'étant fondé, M. B n'est pas fondé à se prévaloir d'une illégalité de cette décision au soutien de ses conclusions dirigées contre l'interdiction de retour sur le territoire français.
14. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. () ". Il résulte de ces dispositions que lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, le préfet assortit, en principe et sauf circonstances humanitaires, l'obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour. La durée de cette interdiction doit être déterminée en tenant compte des critères tenant à la durée de présence en France, à la nature et l'ancienneté des liens de l'intéressé avec la France, à l'existence de précédentes mesures d'éloignement et à la menace pour l'ordre public représentée par la présence en France de l'intéressé.
15. Au regard des éléments de fait précédemment mentionnés, le requérant ne justifie pas de circonstances susceptibles d'être qualifiées d'humanitaires, au sens des dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de nature à justifier qu'il ne fasse pas l'objet d'une interdiction de retour alors même qu'il a été légalement privé de délai de départ volontaire.
16. Par ailleurs, à supposer même que le requérant soit effectivement présent en France de manière continue depuis 2002, il ne justifie pas de la réalité et de l'intensité des liens qu'il aurait conservés avec les membres de sa famille résidant en France, et en particulier ses enfants. Il a commis de multiples faits délictueux ayant donné lieu à des condamnations à des peines de prison ferme, notamment pour actes de vol et tentative en récidive, et pour refus d'obtempérer, caractérisant une menace pour l'ordre public. Dans ces conditions, et alors même qu'il n'a pas fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement, la fixation de la durée de l'interdiction de retour à trois ans n'est pas entachée d'erreur d'appréciation au regard des critères énoncés aux dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
17. Enfin, au regard des circonstances de fait précédemment rappelées, l'interdiction de retour ne porte pas d'atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de M. B, que ce soit dans son principe ou dans sa durée. Elle ne méconnaît donc pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Compte tenu de ces mêmes circonstances, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit également être écarté.
18. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 27 septembre 2024 du préfet de la Moselle. Sa requête doit donc être rejetée, dans toutes ses conclusions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Monsieur B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Monsieur A B et au préfet de la Moselle.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 octobre 2024.
La magistrate désignée,
A. Samson-Dye
Le greffier
L. Thomas
La République mande et ordonne au préfet de la Moselle, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 2403104
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026