jeudi 13 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2403132 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Chambre 2 |
| Avocat requérant | LEMONNIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 18 octobre et 3 novembre 2024, M. B A, représenté par Me Lemonnier, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 5 septembre 2024 par lequel la préfète de Meurthe-et-Moselle a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit d'office ;
2°) d'enjoindre à la préfète de Meurthe-et-Moselle de lui délivrer un titre de séjour lui permettant de travailler ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation et, dans cette attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour lui permettant de travailler ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative à verser à son conseil, sous réserve que celle-ci renonce à percevoir la part contributive de l'État au titre de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
En ce qui concerne les décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français :
- elles sont entachées d'une erreur de droit, dès lors que la préfète a réexaminé sa situation au regard de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile " à titre subsidiaire " et en se plaçant à la date de la décision de la cour administrative d'appel de Nancy et non de sa demande de titre de séjour ;
- elles sont entachées d'une insuffisance de motivation ;
- elles sont entachées d'un défaut d'examen complet de sa situation ;
- la décision de refus de titre de séjour est entachée d'une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du même code ;
- les décisions contestées sont entachées d'une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 423-23 du même code et de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elles sont entachées d'un défaut d'examen, dès lors que la préfète n'a pas apprécié l'opportunité de faire usage de son pouvoir discrétionnaire de régularisation ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 novembre 2024, la préfète de Meurthe-et-Moselle conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 27 septembre 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Wolff, rapporteure,
- et les observations de Me Lemonnier, représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant guinéen né le 20 juin 2002, déclare être entré sur le territoire français le 7 juillet 2019. Il a été pris en charge par les services départementaux de l'aide sociale à l'enfance de Meurthe-et-Moselle et a sollicité la délivrance d'un titre de séjour. Par un arrêté du 8 décembre 2021, le préfet de Meurthe-et-Moselle a refusé de faire droit à cette demande et lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours à destination du pays où il est susceptible d'être reconduit d'office. Par un arrêt n° 22NC01613 du 10 octobre 2023, la cour administrative d'appel de Nancy a annulé cet arrêté et a enjoint à la préfète de Meurthe-et-Moselle de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois. Par un arrêté du 5 septembre 2024, la préfète de Meurthe-et-Moselle a refusé de faire droit à sa demande de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit d'office. Par sa requête, M. A demande l'annulation des décisions contenues dans cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français :
2. En premier lieu, il ressort des termes mêmes de la décision portant refus de titre de séjour que la préfète de Meurthe-et-Moselle a procédé à l'examen de la demande de titre de séjour de M. A au regard de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. S'il est mentionné que l'examen à ce titre a été réalisé " à titre subsidiaire ", en contradiction avec l'arrêt n° 22NC01613 du 10 octobre 2023 de la cour administrative d'appel de Nancy, il ne ressort pas des pièces du dossier que la préfète n'aurait pas procédé au réexamen de la situation de M. A au regard des conditions énoncées par l'article L. 435-3 ou en méconnaissance de son pouvoir d'appréciation. Par suite, les moyens tirés de ce que les décisions contestées seraient entachées d'un défaut d'examen ou d'une erreur de droit doivent être écartés.
3. En deuxième lieu, les décisions contestées comportent les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de leur insuffisante motivation doit être écarté.
4. En troisième lieu, il ne ressort ni des pièces du dossier, ni des motifs des décisions contestées que la préfète de Meurthe-et-Moselle, alors que l'autorité administrative n'est pas tenue de préciser en quoi la situation particulière de l'intéressé ne fait pas obstacle à la mise en œuvre de la procédure d'éloignement, n'aurait pas procédé à un examen complet et particulier de la situation, ni qu'elle n'aurait pas examiné l'opportunité de faire usage de son pouvoir discrétionnaire de régularisation.
5. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " A titre exceptionnel, l'étranger qui a été confié à l'aide sociale à l'enfance entre l'âge de seize ans et l'âge de dix-huit ans et qui justifie suivre depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle peut, dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ", sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de cette formation, de la nature de ses liens avec sa famille restée dans le pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil sur l'insertion de cet étranger dans la société française. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable ".
6. Lorsqu'il examine une demande d'admission au séjour en qualité de " salarié " ou " travailleur temporaire ", présentée sur le fondement de ces dispositions, le préfet vérifie tout d'abord que l'étranger est dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, qu'il a été confié à l'aide sociale à l'enfance entre l'âge de seize ans et dix-huit ans, qu'il justifie suivre depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle et que sa présence en France ne constitue pas une menace pour l'ordre public. Il lui revient ensuite, dans le cadre du large pouvoir dont il dispose, de porter une appréciation globale sur la situation de l'intéressé, au regard notamment du caractère réel et sérieux du suivi de cette formation, de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil sur l'insertion de cet étranger dans la société française. Il appartient au juge administratif, saisi d'un moyen en ce sens, de vérifier que le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste dans l'appréciation ainsi portée.
7. M. A, qui a été confié à l'aide sociale à l'enfance entre ses seize et dix-huit ans, était dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire à la date de sa demande de titre de séjour et ne représentait pas de menace pour l'ordre public à la date à laquelle il a été statué sur cette demande. Il ressort toutefois des pièces du dossier qu'après avoir effectué un stage d'une durée d'une semaine dans le domaine de la boulangerie/pâtisserie au mois de juin 2020 puis trois stages d'une durée identique dans le domaine de la restauration aux mois d'octobre et de décembre 2021, M. A était inscrit au titre de l'année scolaire 2021/2022 au lycée Marie Immaculée de Nancy au sein du dispositif " réussite pour tous ". Il ne justifie ainsi pas avoir suivi pendant au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle. Ainsi qu'il est exposé au point 6, ce motif justifiait à lui seul le refus du titre de séjour demandé sur le fondement de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de ce que la préfète aurait commis une erreur manifeste dans l'appréciation de la situation globale sur la situation de M. A ne peut qu'être écarté.
8. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger ne vivant pas en état de polygamie dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14. () ". Il appartient à l'autorité administrative, en application de ces dispositions, de vérifier, dans un premier temps, si l'admission exceptionnelle au séjour par la délivrance d'une carte portant la mention "vie privée et familiale" répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard de motifs exceptionnels, et à défaut, dans un second temps, s'il est fait état de motifs exceptionnels de nature à permettre la délivrance, dans ce cadre, d'une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié" ou "travailleur temporaire".
9. D'une part, il ressort des pièces du dossier que M. A était présent en France depuis cinq années à la date de la décision contestée et qu'il maîtrise la langue française. Toutefois, le requérant est célibataire et sans charge de famille et ne se prévaut d'aucune attache privée ou familiale sur le territoire français. Dans ces conditions, nonobstant ses efforts d'intégration, le requérant ne peut pas être regardé comme justifiant de circonstances humanitaires ou d'un motif exceptionnel d'admission au séjour au motif de la vie privée et familiale.
10. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que M. A est titulaire d'un contrat de travail à durée déterminée à temps partiel en qualité de manœuvre conclu le 3 juin 2024 avec la société Grand Est Chape et renouvelé par avenant jusqu'au 3 avril 2025. Si M. A soutient avoir suivi un CAP dans le domaine de l'intervention et de la maintenance technique des bâtiments au cours de l'année 2022/2023, il ne l'établit pas. M. A ne justifie donc d'aucune qualification ou d'expérience professionnelle dans ce domaine et ne peut ainsi se prévaloir d'un motif exceptionnel d'admission au séjour. Dans ces conditions, c'est sans entacher sa décision d'erreur manifeste d'appréciation que la préfète a pu refuser de délivrer un titre de séjour au requérant sur le fondement des dispositions précitées de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
11. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ". Aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
12. Il ressort des pièces du dossier que M. A était présent sur le territoire français depuis cinq ans à la date de la décision contestée. Il se prévaut de sa maîtrise de la langue française et de sa bonne intégration professionnelle, attestée par le fait qu'il est titulaire d'un contrat de travail à durée déterminée en qualité de manœuvre depuis juin 2024 au sein de la SARL Grand Est Chape. Toutefois, M. A, célibataire et sans charge de famille, ne justifie pas de ses attaches sur le territoire et ne produit aucun élément de nature à établir la réalité et l'intensité des liens qu'il y aurait noués. Par suite, c'est sans porter d'atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par les stipulations et dispositions précitées, que la préfète de Meurthe-et-Moselle a pu refuser de lui délivrer un titre de séjour et lui a fait obligation de quitter le territoire français.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
13. Aux termes du dernier alinéa de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ". Ce dernier texte énonce que : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou des traitements inhumains ou dégradants ".
14. M. A soutient que son retour en Guinée l'exposerait à des traitements contraires aux textes susvisés dès lors qu'il y serait isolé puisque son père est décédé alors qu'il était jeune enfant et qu'il n'y dispose plus d'aucune attache familiale. Toutefois, ces circonstances ne sont pas, par elles-mêmes, de nature à constituer un traitement inhumain ou dégradant alors, au demeurant, qu'il est également dépourvu d'attaches familiales en France. Dans ces conditions, le moyen tiré de la violation des textes précités ne peut être accueilli.
15. Il résulte de ce qui précède que les conclusions présentées par M. A à fin d'annulation de l'arrêté du 5 septembre 2024 doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
16. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation, n'emporte aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions présentées par M. A à fin d'injonction doivent être rejetées.
Sur les frais liés à l'instance :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique font obstacle à ce que soient mises à la charge de l'État, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie tenue aux dépens ou la partie perdante, les sommes demandées par M. A au bénéfice de son conseil au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à la préfète de Meurthe-et-Moselle et à Me Lemonnier.
Délibéré après l'audience publique du 23 janvier 2025 à laquelle siégeaient :
M. Goujon-Fischer, président,
M. Durand, premier conseiller,
Mme Wolff, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 février 2025.
La rapporteure,
É. WolffLe président,
J. -F. Goujon-Fischer
Le greffier,
F. Richard
La République mande et ordonne à la préfète de Meurthe-et-Moselle en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 240313
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026