LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA54-2403137

Tribunal Administratif de Nancy — Décision N° TA54-2403137

jeudi 24 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nancy
SectionTribunal Administratif de Nancy
N° DossierTA54-2403137
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationReconduites à la frontière
Avocat requérantRODRIGUES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 18 octobre 2024 à 9 heures 52 et un mémoire enregistré le 23 octobre 2024, M. A C demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler l'arrêté du 16 octobre 2024 par lequel le préfet de l'Aube l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans ;

2°) d'enjoindre au préfet de l'Aube de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sous astreinte de 150 euros par jour de retard à compter de l'expiration d'un délai de quinze jours suivant la notification de la décision à intervenir en application des articles L. 911-2 et L. 911-3 du code de justice administrative ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat les entiers dépens ainsi qu'une somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

En ce qui concerne l'ensemble des décisions :

- la compétence du signataire de l'arrêté n'est pas établie ;

- les décisions sont insuffisamment motivées en méconnaissance des dispositions de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de celles de l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration ;

- l'arrêté ne lui a pas été notifié dans une langue qu'il comprend ;

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- la décision est entachée d'une erreur de fait en ce qu'elle mentionne qu'il est dépourvu d'attache et d'adresse ;

- le préfet n'a pas tenu compte de sa situation personnelle ;

- la décision porte atteinte à son droit au respect de sa vie privée et familiale en méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- il est éligible au " dispositif " de titre de séjour temporaire " vie privée et familiale " d'une durée d'un an ;

En ce qui concerne la décision refusant un délai de départ volontaire :

- la décision est irrégulière dès lors qu'elle est fondée sur une décision portant obligation de quitter le territoire français elle-même illégale ;

- la décision est entachée d'une erreur de fait dès lors que la menace à l'ordre public n'est pas établie et qu'il a déclaré son adresse ;

- le préfet a commis une erreur d'appréciation quant au risque de fuite ;

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

- la décision est irrégulière dès lors qu'elle est fondée sur une décision portant obligation de quitter le territoire français elle-même illégale ;

- la décision a été prise en méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

- la décision est irrégulière dès lors qu'elle est fondée sur une décision portant obligation de quitter le territoire français elle-même illégale ;

- il n'a pas été tenu compte des critères, autre que sa situation pénale, figurant à l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la décision est entachée d'une erreur de fait : il est présent sur le territoire français depuis trois ans et n'a plus aucune attache dans son pays d'origine ;

- les circonstances humanitaires qu'il fait valoir font obstacle à cette décision ;

- la décision est entachée d'une erreur d'appréciation quant à sa durée ;

- la décision a été prise en méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales

Le préfet de l'Aube, qui n'a pas produit de mémoire en défense, a produit des pièces enregistrées le 23 octobre 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Grandjean, première conseillère, pour exercer les pouvoirs qui lui sont attribués par l'article L. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Grandjean, magistrate désignée,

- les observations de Me Rodrigues, avocate commise d'office, assistée d'un interprète en langue arabe, représentant M. C, qui conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens, et insiste d'une part, sur la circonstance que malgré l'absence de justificatif, le requérant est bien hébergé chez un oncle résidant à Troyes, sur son grand dénuement, et sur les soins dont il a évidemment besoin, ceux-ci justifiant qu'il puisse prétendre à un titre de séjour de plein droit faisant obstacle à son éloignement, d'autre part, sur la durée excessive de l'interdiction de retour sur le territoire français qui ne se justifie pas dès lors que les faits pour lesquels il a été interpellé ne constituent pas une infraction et n'ont fait l'objet d'aucunes poursuites et que les alias sous lesquels il est également connu n'ont été donnés que par crainte d'une mesure d'éloignement du territoire français ;

- et les observations de M. E, représentant le préfet de l'Aube, qui conclut au rejet de la requête et soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés, dès lors d'une part, que celui-ci n'est présent sur le territoire français que depuis trois années, qu'il est célibataire et sans enfant en France et que sa famille, en particulier ses parents, résident en Tunisie, d'autre part, qu'aucun élément du dossier ne permet d'établir qu'il pourrait bénéficier, de plein droit, d'un titre de séjour en raison de son état de santé.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 922-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Considérant ce qui suit :

1. M. C, ressortissant tunisien né le 27 février 1997, est entré en France en septembre 2021 selon ses déclarations. Par un arrêté du 16 octobre 2024, le préfet de l'Aube lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit d'office et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans. M. C, placé en centre de rétention par une décision du même jour, demande l'annulation de ces décisions.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

Sur les moyens communs à toutes les décisions :

2. En premier lieu, l'arrêté du 16 octobre 2024 est signé par Mme D B, cheffe du service des étrangers, à laquelle le secrétaire général de la préfecture de l'Aube, préfet par intérim a, par un arrêté du 2 octobre 2024 régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture le même jour, délégué sa signature à l'effet de signer notamment les décisions attaquées. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions attaquées doit être écarté.

3. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué comporte les considérations de droit et de fait qui constituent le fondement des décisions attaquées. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation dont seraient entachées les décisions portant obligation de quitter le territoire français, refusant un délai de départ volontaire, fixant le pays de destination et opposant une interdiction de retour sur le territoire français doit être écarté.

4. En troisième lieu, les conditions de notification d'une décision sont sans incidence sur la légalité de celle-ci. Le requérant ne peut ainsi utilement faire valoir que l'arrêté contesté n'aurait pas été notifié dans une langue qu'il comprend. Par suite, ce moyen doit être écarté.

En ce qui concerne les moyens propres à la contestation de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

5. En premier lieu, il ne ressort ni des termes de la décision attaquée ni des pièces du dossier que le préfet aurait omis de procéder à un examen de sa situation personnelle ou d'en tenir compte. Ce moyen doit, par suite, être écarté.

6. En deuxième lieu, si le requérant soutient que le préfet à, à tort, mentionné qu'il est dépourvu d'attaches et d'adresse alors qu'il a constamment indiqué résider chez son oncle à Troyes, il n'en justifie pas. Dès lors, il n'est pas fondé à soutenir que la décision est entachée d'une erreur de fait.

7. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

8. Il ressort des déclarations de M. C qu'il n'est présent sur le territoire français que depuis trois ans, qu'il est célibataire et sans charge de famille en France et qu'il ne peut se prévaloir d'aucune insertion professionnelle. S'il indique être hébergé chez un oncle, il n'établit aucunement les liens qu'il soutient avoir établis, depuis cinq ans, avec celui-ci, ni même résider chez lui. Par ailleurs, lors de son audition par les services de police de Troyes, il a déclaré que ses parents résidaient en Tunisie, où lui-même a vécu la majeure partie de sa vie. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

9. En dernier lieu, lorsque la loi ou une convention bilatérale prescrit l'attribution de plein droit d'un titre de séjour à un étranger, cette circonstance fait obstacle à ce qu'il puisse légalement être l'objet d'une mesure d'obligation de quitter le territoire français.

10. Si le requérant soutient que son état de santé justifie qu'il bénéficie d'un titre de séjour de plein droit, il ne ressort d'aucune des pièces du dossier qu'il souffrirait d'une pathologie lui ouvrant droit à un tel titre de séjour. Par suite, ce moyen doit être écarté.

En ce qui concerne les moyens propres à la contestation de la décision refusant un délai de départ volontaire :

11. En premier lieu, pour les motifs précédemment exposés, il n'est pas établi que la décision portant obligation de quitter le territoire français serait illégale. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision lui refusant un délai de départ volontaire doit être annulée pour ce motif.

12. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; / () / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; / () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, () qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale () ".

13. D'une part, il ressort des pièces du dossier et il n'est pas contesté que M. C n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour en France. D'autre part, le requérant n'est pas en mesure de justifier d'un document de voyage en cours de validité, ni qu'il dispose d'un lieu de résidence effective et permanente sur le territoire français à l'adresse qu'il a donnée. Chacun de ces deux motifs suffit à justifier la décision en litige. Par suite, en refusant d'accorder à l'intéressé un délai de départ volontaire, le préfet de l'Aube n'a entaché sa décision ni d'une erreur de fait ni d'une d'erreur d'appréciation.

14. En dernier lieu, dès lors que le préfet n'a pas fondé la décision en litige sur ce motif, le moyen tiré de ce que le comportement du requérant ne constitue pas une atteinte pour l'ordre public doit être écarté comme inopérant.

En ce qui concerne les moyens propres à la contestation de la décision fixant le pays de destination :

15. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'exception d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.

16. En second lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".

17. Le requérant soutient que ses seuls liens se trouvent sur le territoire français et que sa situation mentale est gravement compromise. Ces circonstances, qui ne sont au demeurant pas établies par les pièces du dossier, ne peuvent suffire à établir que le requérant serait exposé, en cas de retour dans son pays d'origine, à des peines ou traitements contraires aux stipulations précitées. Par suite, ce moyen ne peut qu'être écarté.

En ce qui concerne les moyens propres à la contestation de la décision d'interdiction de retour sur le territoire français :

18. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'exception d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.

19. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ".

20. Il résulte de ces dispositions que seules des circonstances humanitaires peuvent faire obstacle au prononcé d'une interdiction de retour lorsque l'étranger fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire et que la durée de cette interdiction doit alors être fixée en prenant en compte la durée de présence en France, les liens tissés, l'existence ou non d'une précédente mesure d'éloignement et la menace à l'ordre public. En revanche, si, après prise en compte de ce critère, cette circonstance n'est pas retenue au nombre des motifs justifiant la durée de l'interdiction, l'autorité administrative n'est pas tenue, sous peine d'irrégularité, de le préciser expressément.

21. Eu égard à ce qui a été dit au point 8 du présent jugement et alors par ailleurs qu'aucune pièce du dossier n'atteste que son état de santé nécessiterait des soins particuliers, M. C ne justifie d'aucune circonstance humanitaire qui pourrait faire obstacle au prononcé d'une interdiction de retour sur le territoire français. De plus, M. C, qui est entré récemment sur le territoire français ne justifie d'aucune attache familiale ou intégration particulières en France. Dans ces conditions, et alors même qu'il ne représenterait pas une menace pour l'ordre public et n'a pas fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'en prononçant à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français et en fixant sa durée à trois ans, le préfet de l'Aube, qui a examiné l'ensemble des critères posés par l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ait inexactement apprécié la situation du requérant. Par suite, les moyens tirés de l'erreur de droit et de l'erreur d'appréciation dont serait entachée la décision interdisant à M. C le retour sur le territoire français pendant trois ans doit être écarté.

22. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. C doivent être rejetées. Il en va de même, par voie de conséquence, des conclusions aux fins d'injonction sous astreinte, des conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que, en tout état de cause, de celles tendant à mettre à la charte de l'Etat les entiers dépens de l'instance.

D E C I D E :

Article 1er :La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au préfet de l'Aube.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 octobre 2024.

La magistrate désignée,

G. GrandjeanLa greffière,

L. Rémond

La République mande et ordonne au préfet de l'Aube en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

2

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions