jeudi 24 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2403139 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Reconduites à la frontière |
| Avocat requérant | RAYMOND |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 18 octobre 2024 à 17 heures 49 et un mémoire complémentaire enregistré le 23 octobre 2024, M. C B demande au tribunal d'annuler les décisions du 18 octobre 2024 par lesquelles le préfet du territoire de Belfort lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit, et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de six ans.
Il soutient que :
- les décisions attaquées sont insuffisamment motivées ;
- elles sont entachées d'incompétence ;
- elles ne lui ont pas été notifiée dans une langue qu'il comprend ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée d'erreur d'appréciation dès lors qu'il peut prétendre à la délivrance d'un titre de séjour de plein droit sur le fondement des articles 6-1 et 6-5 de l'accord franco-algérien du 31 décembre 1968 ;
- elle porte atteinte à son droit au respect de sa vie privée et familiale et méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnait l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- la décision lui refusant un délai de départ volontaire est entachée d'une erreur d'appréciation dès lors que son comportement ne constitue pas une menace pour l'ordre public et qu'il ne présente pas de risque de fuite ;
- la décision fixant le pays destination méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est fondée sur une obligation de quitter le territoire français qui est illégale ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation quant à sa durée dès lors que son comportement ne constitue pas une menace grave pour l'ordre public ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant.
Par un mémoire en défense enregistré le 24 octobre 2024, le préfet du territoire de Belfort conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 31 décembre 1968 ;
- la convention internationale des droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Gottlieb, premier conseiller, pour exercer les pouvoirs qui lui sont attribués par l'article L. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Gottlieb, magistrat désigné,
- les observations de Me Raymond, avocate commise d'office représentant M. B, qui conclut aux mêmes fins que la requête, par les mêmes moyens. Me Raymond fait en particulier valoir que le comportement de M. B ne constitue pas une menace pour l'ordre public dès lors qu'il n'a jamais fait l'objet d'une condamnation pénale à raison des faits signalés dans le fichier du traitement des antécédents judiciaires. Elle ajoute que le requérant a été déclaré pénalement irresponsable en raison des troubles psychiatriques dont il est atteint et que son état de santé nécessite la poursuite d'un traitement en France. Elle fait valoir que la durée de l'interdiction de retour est disproportionnée, dès lors qu'elle le privera de la possibilité de voir sa fille et que son comportement ne constitue pas une menace grave pour l'ordre public,
- les observations de M. B,
- les observations de M. E, représentant le préfet du territoire de Belfort, qui conclut aux mêmes fins que le mémoire en défense, par les mêmes moyens, et précise que si M. B se prévaut des troubles psychiatriques dont il est atteint, il n'a jamais présenté de demande de titre de séjour au motif de son état de santé. Il ajoute que M. B n'établit pas qu'il pourrait bénéficier d'un certificat de résidence algérien sur le fondement des articles 6-1 et 6-5 de l'accord franco-algérien dès lors qu'il ne justifie pas d'une présence continue de dix ans et n'établit pas la réalité des liens qu'il entretiendrait avec sa fille, ni la contribution à son entretien et à son éducation.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 922-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant algérien né le 13 mai 1993, est entré en France en avril 2010 selon ses déclarations. Par un arrêté du 18 octobre 2024, le préfet du territoire de Belfort a refusé de lui délivrer un certificat de résidence algérien, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit, et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de six ans. Placé au centre de rétention administrative de Metz, M. B demande au tribunal d'annuler les décisions du 18 octobre 2024 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, et prononçant à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de six ans.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les moyens communs aux décisions attaquées :
2. En premier lieu, l'arrêté contesté est signé par M. Renaud Nury, secrétaire général de la préfecture. Par un arrêté du 31 mai 2023, régulièrement publié le 1er juin 2023 au recueil des actes administratifs de la préfecture, le préfet du Territoire de Belfort a donné délégation à M. A à l'effet de signer tous documents relevant des attributions du représentant de l'Etat dans le département à l'exception de décisions au nombre desquelles ne figurent pas celles qui sont contestées. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions attaquées doit, par suite, être écarté.
3. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué comporte l'énoncé suffisant des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement des décisions contestées. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation des décisions attaquées doit être écarté.
4. En troisième lieu, les conditions de notification d'une décision administrative sont sans incidence sur sa légalité. Par suite, le moyen tiré de ce que les décisions en litige n'ont pas été notifiées à M. B dans une langue qu'il comprend doit être écarté comme inopérant.
En ce qui concerne les moyens propres à la contestation de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
5. En premier lieu, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. Elle est édictée après vérification du droit au séjour, en tenant notamment compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France et des considérations humanitaires pouvant justifier un tel droit. " Aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " () Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : / 1) au ressortissant algérien, qui justifie par tout moyen résider en France depuis plus de dix ans ou plus de quinze ans si, au cours de cette période, il a séjourné en qualité d'étudiant ; / () / 5) au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus (). "
6. D'une part, si M. B soutient qu'il est entré en France en avril 2010 et qu'ainsi, à la date de la décision attaquée, il réside en France depuis plus de dix ans, les pièces qu'il produit ne permettent pas d'établir la continuité de son séjour en France depuis la date alléguée. D'autre part, si le requérant se prévaut de la présence de son épouse sur le territoire français, il ressort des pièces du dossier qu'il vit séparé de cette dernière et qu'il est en instance de divorce. De même, si M. B fait valoir qu'il est le père d'une ressortissante française âgée de quatorze ans, il n'établit pas la réalité, ni l'intensité des liens qu'il entretiendrait avec cette dernière, ni ne justifier contribuer à son entretien et à son éducation. Le requérant n'établit pas l'existence d'autres liens privés et familiaux en France, ni ne démontre une intégration d'ordre sociale ou professionnelle particulière. Par ailleurs, il ne justifie pas être dépourvu de toute attache familiale dans son pays d'origine. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir qu'il était en droit de se voir délivrer un titre de séjour sur le fondement des stipulations précitées et qu'en conséquence le préfet du territoire de Belfort ne pouvait pas prendre à son encontre la mesure d'éloignement litigieuse. Ce moyen doit, par suite, être écarté.
7. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces dernières stipulations que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
8. Pour les mêmes motifs que ceux retenus au point 6 du présent jugement, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision contestée porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels elle a été prise, ni qu'elle méconnaîtrait l'intérêt supérieur de sa fille. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant doivent, par suite, être écartés.
En ce qui concerne le moyen propre à la contestation de la décision refusant un délai de départ volontaire :
9. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; () ; ".
10. M. B soutient qu'en refusant de lui accorder un délai de départ volontaire, le préfet a commis une erreur d'appréciation dès lors que son comportement ne constitue pas une menace pour l'ordre public et qu'il ne présente pas de risque de fuite. Si M. B est défavorablement connu des services de police pour des faits de participation à une association de malfaiteur en vue de la préparation d'un crime, violence avec usage d'une arme ou menace d'une arme sans incapacité, violence volontaire par conjoint ou concubin, destruction ou détérioration du bien d'autrui, menace de mort, port sans motif légitime d'arme blanche, usage illicite de stupéfiants, il ne ressort pas des pièces qu'il aurait fait l'objet de poursuites ou de condamnations pénales à raison de ces faits. En revanche, il ressort des pièces du dossier que M. B a été placé en garde à vue le 30 août 2024, alors qu'il était en possession d'un couteau et d'un morceau de métal pointu, après avoir proféré des menaces de mort et indiqué qu'il avait l'intention de procéder à une " tuerie de masse " dans un magasin de Belfort. Par un arrêté du même jour, le préfet du territoire de Belfort a admis M. B en soins psychiatriques au motif que les troubles mentaux présentés par l'intéressé compromettaient la sureté des personnes et étaient de nature à porter atteinte à l'ordre public. Dans ces conditions, le préfet du territoire de Belfort n'a pas commis d'erreur d'appréciation en retenant que le comportement de M. B constituait une menace pour l'ordre public, et a pu légalement refuser de lui accorder un délai de départ volontaire pour ce seul motif. Par suite, ce moyen doit être écarté.
En ce qui concerne les moyens propres à la contestation de la décision fixant le pays de destination :
11. En premier lieu, aux termes de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des traitements inhumains ou dégradants ".
12. Si M. B soutient que son état de santé, caractérisé par des troubles psychiatriques, fait obstacle à ce qu'il soit éloigné à destination de l'Algérie, les éléments produits n'établissent pas qu'il ne pourrait pas effectivement bénéficier d'un traitement adapté à son état de santé dans son pays d'origine. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
13. En second lieu, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales est, en l'espèce, inopérant à l'encontre de la décision fixant le pays de destination. Ce moyen doit, par suite, être écarté.
En ce qui concerne les moyens propres à la contestation de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
14. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. ".
15. Il résulte de ces dispositions que lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, le préfet assortit, en principe et sauf circonstances humanitaires, l'obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour. La durée de cette interdiction doit être déterminée en tenant compte des critères tenant à la durée de présence en France, à la nature et l'ancienneté des liens de l'intéressé avec la France, à l'existence de précédentes mesures d'éloignement et à la menace pour l'ordre public représentée par la présence en France de l'intéressé.
16. Il résulte de ce qui précède que M. B n'établit pas sa présence continue en France depuis 2010 et qu'il ne justifie d'aucune attache familiale ni d'aucune intégration particulière. Toutefois, si le comportement de M. B constitue bien une menace pour l'ordre public au regard des faits pour lesquels il a été placé en garde à vue le 30 août 2024, cette menace ne présentait pas un caractère suffisamment grave pour justifier que soit pris à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de six ans. Dans ces conditions, M. B est fondé à soutenir que la durée de cette interdiction de retour sur le territoire français est disproportionnée.
17. Il résulte de tout ce qui précède que M. B est seulement fondé à demander l'annulation de la décision du 18 octobre 2024 par laquelle le préfet du territoire de Belfort a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de six ans, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens présentés contre cette décision.
D E C I D E:
Article 1er : La décision du 18 octobre 2024 par laquelle le préfet du territoire de Belfort a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de six ans à l'encontre de M. B est annulée.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à C B et au préfet du territoire de Belfort.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 octobre 2024.
Le magistrat désigné,
R. Gottlieb La greffière,
M. D
La République mande et ordonne au préfet du territoire de Belfort en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026