vendredi 13 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2403239 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 30 octobre 2024, M. A B demande au tribunal l'annulation de l'arrêté n° 2241 du 13 septembre 2024 du maire de la commune de Cirey-sur-Vezouze.
Il soutient que l'arrêté municipal est discriminatoire et excessif ; qu'il y a dans la commune de nombreuses personnes âgées, pauvres et malades qui ne sont ni en mesure de pourvoir par elles-mêmes à toutes les obligations d'entretien prévues par l'arrêté, ni en capacité financière de payer un ouvrier pour s'en occuper.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; / () ". Aux termes du 1er alinéa de l'article R. 412-1 du même code : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation ". Aux termes de l'article R. 612-1 du même code : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. () ".
2. Il ressort des pièces du dossier que M. B s'est borné à joindre à sa requête un extrait du bulletin municipal mentionnant la réglementation prévue par l'arrêté municipal du 13 septembre 2024 dont il demande l'annulation. En dépit de la demande l'invitant à régulariser sa requête dans un délai de quinze jours, adressée le 31 octobre 2024 et réceptionnée par l'intéressé le 5 novembre 2024, M. B n'a pas produit l'arrêté municipal lui-même et n'a pas davantage justifié être dans l'impossibilité de le produire. Il suit de là que la requête est manifestement irrecevable. La requête de M. B peut, dès lors, être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.
Fait à Nancy, le 13 décembre 2024.
Le président de la 1ère chambre,
B. Coudert
La République mande et ordonne à la préfète de Meurthe-et-Moselle en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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