vendredi 11 juillet 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2403248 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Juge unique (Chambre 1) |
| Avocat requérant | FITOUSSI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 31 octobre 2024, M. A C, représenté par Me Fitoussi, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision de retrait de points consécutive à l'infraction constatée le 16 août 2023 (3 points), ensemble la décision implicite par laquelle le ministre de l'intérieur a rejeté le recours gracieux qu'il a formé à l'encontre de cette décision de retrait de points ;
2°) d'enjoindre au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur, de restituer les 3 points irrégulièrement retirés à la suite de cette infraction, immédiatement à compter de la notification du jugement à intervenir et sous une astreinte de 100 euros par jour de retard.
Il soutient qu'il ne pouvait être procédé au retrait de 3 points à la suite de l'infraction constatée le 16 août 2023 dès lors que la réalité de cette infraction ne saurait être tenue pour établie, en raison de la procédure d'appel qu'il a formée devant la juridiction judiciaire le 22 octobre 2024, qui est toujours pendante.
Par un mémoire en défense enregistré le 23 juin 2025, le ministre d'Etat, ministre de l'intérieur conclut au non-lieu à statuer.
Il fait valoir que les mentions relatives à l'infraction commise le 16 août 2023 ont été supprimées du relevé d'information intégral de M. C et que cette rectification fait apparaître un solde de 9 points sur son permis de conduire.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme B a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. C demande l'annulation de la décision de retrait de 3 points consécutive à l'infraction constatée le 16 août 2023, ensemble la décision implicite portant rejet du recours gracieux qu'il a formé à l'encontre de cette décision.
2. Il résulte de l'instruction, et tout particulièrement du relevé d'information intégral de M. C édité le 20 juin 2025, produit par le ministre de l'intérieur, que l'infraction contestée ne figure plus sur ce relevé. Dans ces conditions, les conclusions aux fins d'annulation présentées par M. C, et par voie de conséquence celles à fin d'injonction sous astreinte, sont devenues sans objet.
3. Il résulte ce qui précède qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. C.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. C.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 juillet 2025.
La présidente,
V. B
La greffière,
I. VarletLa République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 2403248
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026