mardi 13 mai 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2403706 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 16 décembre 2024, M. A B conteste l'arrêté en date du 9 décembre 2024 par lequel le maire de la commune de Vigneulles-lès-Hattonchâtel a refusé de lui délivrer le permis de construire qu'il avait sollicité en vue de la construction d'un bâtiment de stockage de matériels sur un terrain sis à Hattonville.
Il soutient qu'il est cotisant de la mutualité sociale agricole pour ses revenus professionnels et espère avoir droit à la construction sur un terrain agricole ; que la zone d'implantation du projet est entourée de plusieurs constructions de bâtiments agricoles ; que ses voisins lui font subir un harcèlement moral ; que le maire a pris parti en leur faveur ; que la construction de ce bâtiment est indispensable pour l'exercice de son activité.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. B a sollicité le 19 août 2024 la délivrance d'un permis de construire en vue de la construction d'un bâtiment de stockage de matériels sur un terrain sis à Hattonville sur le territoire de la commune de Vigneulles-lès-Hattonchâtel (Meuse). Par arrêté du 9 décembre 2024, le maire de la commune a refusé de lui délivrer le permis de construire sollicité. Aux termes de sa requête M. B doit être regardé comme demandant l'annulation de cet arrêté du 9 décembre 2024.
2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. / () ".
3. Il ressort des termes de l'arrêté contesté que le maire a refusé de délivrer à M. B le permis de construire qu'il sollicitait au motif, d'une part, que le projet ne correspond à aucune des occupations ou utilisations du sol admises dans la zone A du règlement du plan local d'urbanisme et, d'autre part, que le pétitionnaire ne dispose pas du statut d'exploitant agricole.
4. D'une part, si M. B soutient qu'il est cotisant à la mutualité sociale agricole, il n'en justifie pas par la production d'une inscription au registre national des entreprises pour une activité artisanale de paysagiste. Ce faisant, le requérant ne conteste pas utilement le motif tiré de ce qu'il ne dispose pas du statut d'exploitant agricole. D'autre part, et en tout état de cause, le requérant ne conteste pas utilement, en se bornant à relever que plusieurs bâtiments agricoles sont implantés à proximité du terrain d'assiette de son projet, le motif tiré par le maire de la commune de ce que son projet ne correspond à aucune des occupations ou utilisations du sol autorisées dans la zone A du règlement du plan local d'urbanisme. Enfin, si le requérant soutient qu'il est harcelé par ses voisins, cette circonstance est sans incidence sur la légalité de l'arrêté contesté. Si M. B soutient que le maire a pris parti pour ses voisins, le moyen tiré du détournement de pouvoir n'est manifestement pas assorti des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.
5. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B peut être rejetée en application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B.
Fait à Nancy, le 13 mai 2025.
Le président de la 1ère chambre,
B. Coudert
La République mande et ordonne au préfet de la Meuse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026