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AccueilJurisprudence administrativeN° TA54-2500239

Tribunal Administratif de Nancy — Décision N° TA54-2500239

mercredi 11 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nancy
SectionTribunal Administratif de Nancy
N° DossierTA54-2500239
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nancy a donné acte du désistement de M. B, qui contestait une sanction de cinq mois de retrait d'emploi prononcée par le ministre des armées. Le juge des référés avait rejeté sa demande de suspension le 12 février 2025, l'informant qu'il devait confirmer le maintien de sa requête au fond sous un mois, conformément à l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. N'ayant pas confirmé son recours ni formé de pourvoi en cassation, M. B est réputé s'être désisté.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 24 janvier 2025, M. A B, représenté par Me Giuranna, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 10 décembre 2024 par laquelle le ministre des armées a prononcé à son encontre une sanction de cinq mois de retrait d'emploi ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les () présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements ; (). Aux termes de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative : " En cas de rejet d'une demande de suspension présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 au motif qu'il n'est pas fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision, il appartient au requérant, sauf lorsqu'un pourvoi en cassation est exercé contre l'ordonnance rendue par le juge des référés, de confirmer le maintien de sa requête à fin d'annulation ou de réformation dans un délai d'un mois à compter de la notification de ce rejet. A défaut, le requérant est réputé s'être désisté. ".

2. Par une ordonnance du 12 février 2025, le juge des référés du tribunal administratif de Nancy a rejeté la demande de M. B tendant à la suspension de la décision du 10 décembre 2024 par laquelle le ministre des armées a prononcé à son encontre une sanction de cinq mois de retrait d'emploi, au motif qu'aucun des moyens invoqués ne paraissait propre, en l'état de l'instruction, à créer un doute sérieux sur la légalité de cette décision. Le courrier de notification de cette ordonnance, reçu le 15 février 2025, précisait qu'à défaut d'avoir confirmé le maintien de la requête au fond dans le délai d'un mois, M. B serait réputé s'être désisté en vertu des dispositions de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative.

3. M. B n'a pas, dans le délai d'un mois qui lui était imparti, confirmé le maintien de sa requête au fond et ne s'est pas pourvu en cassation contre cette ordonnance. Par suite, il doit être regardé comme s'étant désisté de sa requête. Il y a lieu de donner acte de ce désistement.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. B.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B et au ministre des armées.

Fait à Nancy, le 11 juin 2025.

La présidente de la 3ème chambre,

A. Samson-Dye

La République mande et ordonne au ministre des armées en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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