vendredi 31 janvier 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2500241 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Reconduites à la frontière |
| Avocat requérant | SELARL CENTAURE AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête sommaire enregistrée le 24 janvier 2025, M. C B demande au tribunal :
1°) de désigner un avocat commis d'office ;
2°) d'annuler l'arrêté du 22 janvier 2025 par lequel le préfet de la région Bourgogne Franche-Comté, préfet de la Côte d'Or, lui a fait obligation de quitter le territoire français, a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de circulation sur le territoire français d'une durée de dix-huit mois.
Il soutient que :
Sur l'arrêté dans son ensemble :
- il est entaché d'incompétence ;
- il n'est pas suffisamment motivé et est entaché d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- il ne lui a pas été notifié dans une langue qu'il comprend ;
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- la décision porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Sur la décision portant refus de délai de départ volontaire :
- son comportement ne constitue pas une menace pour l'ordre public et il ne présente pas un risque de fuite ;
Sur la décision fixant le pays de destination :
- elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Sur la décision portant interdiction de circulation :
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation quant à sa durée.
Par un mémoire enregistré le 30 janvier 2025, le préfet de la région Bourgogne Franche-Comté, préfet de la Côte d'Or, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de M. B la somme de 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme A pour exercer les pouvoirs qui lui sont attribués par l'article L. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme A,
- les observations de Me Ercole, avocate commis d'office, représentant M. B, qui demande l'admission de M. B à l'aide juridictionnelle provisoire, la mise à la charge de l'Etat de la somme de 1 500 euros au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, et le rejet des conclusions de la préfecture sur le fondement de ces mêmes dispositions ; souligne l'insuffisance de motivation de chacune des décisions, qui doivent faire l'objet d'une motivation distincte et particulière ; et précise que l'intéressé n'a fait l'objet d'aucune condamnation pénale, de sorte que l'urgence à l'éloigner n'est pas caractérisée ;
- les observations de M. B, assisté d'un interprète en langue polonaise ;
- et les observations de Me Morel, représentant le préfet de la région Bourgogne Franche-Comté, préfet de la Côte d'Or, qui fait valoir qu'il n'est pas exigé de condamnation pénale pour caractériser la menace à l'ordre public et que M. B a fait l'objet de nombreuses signalisations avant son interpellation pour agression sexuelle en janvier 2025 ; précise que le requérant a déjà fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement à laquelle il n'a pas déféré, et qu'il a été constaté des manquements à ses obligations de pointage lors de son assignation à résidence et qu'il y a urgence à l'éloigner.
La clôture de l'instruction a été prononcée à 14h57, à l'issue de l'audience en application de l'article R. 922-16 du code l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant polonais, né le 11 juillet 1986 à Elk (Pologne), est entré en France en 2023. Interpellé par les services de police de Dijon (Côte d'Or) suite à des faits d'agression sexuelle par une personne en état d'ivresse manifeste le 18 janvier 2025, il a été écroué à la maison d'arrêt de Dijon le 20 janvier 2025. Par un arrêté du 22 janvier 2025, le préfet de la région Bourgogne Franche-Comté, préfet de la Côte d'Or, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de circulation sur le territoire français d'une durée de dix-huit mois. Placé en rétention administrative, M. B demande, par la requête susvisée, l'annulation de l'arrêté du 20 janvier 2025.
Sur l'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président ".
3. En raison de l'urgence et alors qu'il n'a pas encore été statué sur sa demande d'aide juridictionnelle, il y a lieu, en application des dispositions précitées, d'admettre provisoirement M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les moyens dirigés contre l'arrêté dans son ensemble :
4. En premier lieu, l'arrêté en litige est signé par Mme Amelle Ghayou, secrétaire générale par interim de la préfecture, à qui le préfet de la région Bourgogne Franche-Comté, préfet de la Côte d'Or a, par un arrêté du 29 novembre 2024, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture le 2 décembre 2024, délégué sa signature à l'effet de signer, notamment les décisions attaquées. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions attaquées doit être écarté.
5. En deuxième lieu, il ressort des mentions de l'arrêté contesté, que le préfet de la région Bourgogne Franche-Comté, préfet de la Côte d'Or, après avoir constaté l'interpellation le 18 janvier 2025 de M. B pour des faits d'agression sexuelle par une personne en état d'ivresse manifeste, ainsi que son placement en détention provisoire à la maison d'arrêt de Dijon le 20 janvier 2025, et précisé que le requérant est défavorablement connu des services de police depuis son entrée en France en 2023, a examiné l'ensemble de sa situation personnelle et familiale et a vérifié, au vu des éléments dont il avait connaissance, qu'aucune circonstance ne faisait obstacle à une mesure d'éloignement. S'agissant plus particulièrement de la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire, cet arrêté vise notamment l'article L. 251-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et mentionne qu'au regard de la menace à l'ordre public que constitue le comportement de M. B, il y a urgence à éloigner l'intéressé. S'agissant de la décision fixant le pays de destination, cet arrêté vise notamment l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, mentionne la nationalité du requérant et indique qu'il n'établit pas encourir des risques de traitement prohibé par ces stipulations en cas de retour dans son pays d'origine. S'agissant enfin de la décision portant interdiction de circulation, cet arrêté vise notamment l'article L. 251-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et mentionne les éléments relatifs à la durée de sa présence en France, à ses liens sur le territoire et dans son pays d'origine et à la menace que représente sa présence en France sur l'ordre public dont il a été tenu compte pour fixer la durée de cette interdiction. Alors que le préfet n'est pas tenu de mentionner tous les éléments relatifs à la situation de l'étranger auquel il fait obligation de quitter le territoire français, cet arrêté comporte ainsi l'ensemble des considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de ces décisions doit, par suite, être écarté.
6. En troisième lieu, les conditions de notification d'une décision sont sans incidence sur la légalité de celle-ci. Le requérant ne peut ainsi utilement faire valoir que l'arrêté contesté n'aurait pas été notifié dans une langue qu'il comprend.
En ce qui concerne les moyens dirigés contre la décision portant obligation de quitter le territoire français :
7. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
8. M. B soutient que la mesure d'éloignement prononcée à son encontre porte atteinte à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France. Il ressort toutefois des pièces du dossier que M. B est célibataire et sans enfant, qu'il déclare n'être présent en France que depuis 2023 et y être isolé. Sans domicile fixe, il ne justifie d'aucune insertion sociale, culturelle ou professionnelle particulière en France tandis qu'il a vécu la majorité de sa vie en Pologne, son pays d'origine où vivent toujours ses quatre sœurs et ses cinq frères. En outre, M. B a été interpellé et placé en garde à vue le 18 janvier 2025 pour des faits d'agression sexuelle par une personne en état d'ivresse manifeste, puis écroué le 20 janvier 2025 à la maison d'arrêt de Dijon en détention provisoire. Il ressort par ailleurs de la consultation du fichier automatisé des empreintes digitales (FAED) que M. B est défavorablement connu des services de police pour des faits de recel de bien provenant d'un vol, commis le 11 aout 2023, vol avec destruction ou dégradation, commis le 17 décembre 2023 et port sans motif légitime d'arme blanche ou incapacitante de catégorie D, commis le 9 mai 2024. Dans ces conditions, l'intéressé n'est pas fondé à soutenir qu'en lui faisant obligation de quitter le territoire, le préfet de la région Bourgogne Franche-Comté, préfet de la Côte d'Or a porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne les moyens dirigés contre la décision portant refus de délai de départ volontaire :
9. Aux termes de l'article L. 251-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les étrangers dont la situation est régie par le présent livre disposent, pour satisfaire à l'obligation qui leur a été faite de quitter le territoire français, d'un délai de départ volontaire d'un mois à compter de la notification de la décision. / L'autorité administrative ne peut réduire le délai prévu au premier alinéa qu'en cas d'urgence et ne peut l'allonger qu'à titre exceptionnel ".
10. D'une part, le préfet de la région Bourgogne Franche-Comté, préfet de la Côte d'Or, ne s'est pas fondé sur la circonstance que M. B présentait un risque de se soustraire à la décision d'éloignement dont il fait l'objet pour refuser de lui accorder un délai de départ volontaire. Par suite, le moyen tiré de ce que le requérant ne présente pas de risque de fuite doit être écarté comme étant inopérant.
11. D'autre part, M. B a été interpellé et placé en garde à vue le 18 janvier 2025 pour des faits d'agression sexuelle par une personne en état d'ivresse manifeste, puis écroué le 20 janvier 2025 à la maison d'arrêt de Dijon en détention provisoire. Il ressort par ailleurs des pièces du dossier que M. B est défavorablement connu des services de police pour plusieurs faits délictueux commis en 2023 et 2024. En outre, si M. B soutient qu'il n'a jamais fait l'objet de condamnation pénale, la gravité des faits commis en janvier 2025 et la répétition des faits délictueux signalés, sont de nature à caractériser l'existence d'une menace à l'ordre public. Dans ces conditions, le préfet de la région Bourgogne Franche-Comté, préfet de la Côte d'Or, a pu, sans entacher sa décision d'erreur d'appréciation, considérer qu'il y avait urgence à l'éloigner du territoire français afin d'en prévenir la réitération et refuser ainsi de lui accorder un délai de départ volontaire.
En ce qui concerne les moyens dirigés contre la décision fixant le pays de destination :
12. M. B soutient que la décision contestée méconnait les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il n'apporte toutefois aucun élément quant à l'existence de risques en cas de retour dans son pays d'origine. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ne peut qu'être écarté.
En ce qui concerne les moyens dirigés contre la décision portant interdiction de circulation :
13. Aux termes de l'article L. 251-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut, par décision motivée, assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français édictée sur le fondement des 2° ou 3° de l'article L. 251-1 d'une interdiction de circulation sur le territoire français d'une durée maximale de trois ans ".
14. Il ne ressort pas des pièces des dossiers, eu égard à la faible durée de présence en France de l'intéressé, à son absence de liens stables et intenses sur le territoire, à l'existence d'une précédente mesure d'éloignement non exécutée, et au trouble que son comportement cause à l'ordre public, que le préfet aurait entaché sa décision d'une erreur d'appréciation en fixant à dix-huit mois la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français prononcée à l'encontre de M. B.
15. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à solliciter l'annulation de l'arrêté du 22 janvier 2025 par lequel le préfet de la région Bourgogne Franche Comté, préfet de la Côte d'Or, lui a fait obligation de quitter le territoire français, a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de circulation sur le territoire français d'une durée de dix-huit mois.
Sur les frais de l'instance :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que qu'une somme soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : M. B est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.
Article 3 : Les conclusions présentées par le préfet de la région Bourgogne Franche-Comté, préfet de la Côte d'Or, sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. C B, au préfet de la région Bourgogne Franche-Comté, préfet de la Côte d'Or, et à Me Ercole.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 janvier 2025.
La magistrate désignée,
A. ALa greffière,
F. Levaudel
La République mande et ordonne au préfet de la Bourgogne Franche-Comté, préfet de la Côte d'Or, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026