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AccueilJurisprudence administrativeN° TA54-2501016

Tribunal Administratif de Nancy — Décision N° TA54-2501016

mercredi 16 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nancy
SectionTribunal Administratif de Nancy
N° DossierTA54-2501016
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantAARPI THEMIS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nancy a été saisi par M. A, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, d'une demande de suspension de la décision du 24 février 2025 prolongeant son placement à l'isolement au centre de détention d'Ecrouves. En cours d'instance, le requérant s'est désisté purement et simplement de sa requête. Le juge des référés a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 16 avril 2025, sans tenir d'audience, constatant que rien ne s'opposait à cette issue.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 26 mars 2025, M. B A, représenté par la SCP Themis avocats et associés, demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) de suspendre l'exécution de la décision du 24 février 2025 par laquelle le garde des sceaux, ministre de la justice a ordonné la prolongation de son placement à l'isolement au centre de détention d'Ecrouves ;

3°) d'enjoindre au garde des sceaux, ministre de la justice d'ordonner la levée de son isolement dans un délai de 15 jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros, à verser à son conseil, sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Par un mémoire en défense, enregistré le 8 avril 2025, le garde des sceaux, ministre de la justice conclut au rejet de la requête en faisant valoir que M. A a fait l'objet d'une levée d'écrou le 5 mars 2025, de sorte que la décision dont la suspension est demandée avait cessé de produire effet avant même l'introduction de la requête.

Par un mémoire enregistré le 8 avril 2025, M. A, représenté par Me Ciaudo, fait savoir au tribunal qu'il entend se désister purement et simplement de la requête.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête de M. A, enregistrée le 26 mars 2025 sous le no 2501017, tendant à l'annulation de la décision dont la suspension est demandée.

Vu :

- le code pénitentiaire ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Goujon-Fischer, vice-président, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative pour statuer sur les demandes de référés.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ".

2. Lorsque le juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a estimé, au vu de la requête dont il est saisi, qu'il y avait lieu d'engager la procédure prévue à l'article L. 522-1 de ce code, il lui incombe de poursuivre cette procédure et, notamment, de tenir une audience publique. Il en va différemment lorsque, après que cette procédure a été engagée, intervient un désistement ou un évènement rendant sans objet la requête. Dans ce cas, le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte du désistement ou constater un non-lieu sans tenir d'audience.

3. Par un mémoire enregistré le 8 avril 2025, M. A a indiqué qu'il entendait se désister purement et simplement de sa requête. Rien ne fait obstacle à ce qu'il soit donné acte de ce désistement.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. A.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A, au ministre d'Etat, garde des sceaux, ministre de la justice et à la SCP Themis avocats et associés.

Fait à Nancy, le 16 avril 2025.

Le juge des référés,

J.-F. Goujon-Fischer

La République mande et ordonne au ministre d'Etat, garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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