mardi 20 mai 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2501423 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Reconduites à la frontière |
| Avocat requérant | SCP LEVI-CYFERMAN - CYFERMAN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 6 mai 2025 à 16 heures 52, M. A C, représenté par Me Lévi-Cyferman, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions du 30 avril 2025 par lesquelles la préfète de Meurthe-et-Moselle a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de dix-huit mois, et l'a assigné à résidence dans le département de Meurthe-et-Moselle pour une durée de quarante-cinq jours ;
2°) d'enjoindre à la préfète de Meurthe-et-Moselle de lui délivrer un titre de séjour avec autorisation de travail, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation et, dans cette attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- les décisions attaquées sont insuffisamment motivées ;
- la procédure contradictoire prévue par l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration n'a pas été respectée ;
- les décisions attaquées sont entachées d'incompétence ;
- la préfète s'est estimée, à tort, en situation de compétence liée et a méconnu l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 7 de la directive 2008/115/CE en n'examinant pas s'il y avait lieu de prolonger le délai de départ d'un mois prévu par ces dispositions ;
- les décisions attaquées ont été prises en méconnaissance de son droit à être entendu ;
- elles ont été prises en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et des dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision portant assignation à résidence doit être annulée par voie d'exception d'illégalité ;
- son éloignement ne constitue pas une perspective raisonnable ;
- les contraintes liées à cette assignation portent atteinte à sa liberté de circulation ;
- la décision de refus de séjour est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- l'obligation de quitter le territoire français sera annulée par voie d'exception.
Par un mémoire en défense enregistré le 16 mai 2025, la préfète de Meurthe-et-Moselle conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Gottlieb, premier conseiller, pour exercer les pouvoirs qui lui sont attribués par l'article L. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Gottlieb, magistrat désigné,
- les observations de Me Lévi-Cyferman, représentant M. B, qui conclut aux mêmes fins que la requête, par les mêmes moyens, rappelle les conditions d'entrée et de séjour de M. B, et insiste sur l'intensité des liens personnels et familiaux qu'il a tissés sur le territoire français, l'ancienneté du couple qu'il forme avec une ressortissante française avec laquelle il s'est marié en 2023, et la circonstance que l'état de santé de cette dernière nécessite sa présence en France,
- les observations de M. B.
La préfète de Meurthe-et-Moselle n'était ni présente, ni représentée.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience en application de l'article R. 922-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant tunisien né le 4 avril 1997, est entré en France en décembre 2019 selon ses déclarations. Par un arrêté du 23 mars 2022, le préfet de Meurthe-et-Moselle lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours. Par un arrêté du 11 avril 2023, la préfète de Meurthe-et-Moselle lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai. Le 17 avril 2025, M. B a sollicité son admission exceptionnelle au séjour au titre de sa vie privée et familiale. Par des décisions du 30 avril 2025, la préfète de Meurthe-et-Moselle a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de dix-huit mois, et l'a assigné à résidence dans le département de Meurthe-et-Moselle pour une durée de quarante-cinq jours. Par la requête susvisée, M. B demande au tribunal d'annuler ces décisions.
Sur la compétence du magistrat désigné :
2. Aux termes de l'article L. 614-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français ainsi que la décision relative au séjour, la décision relative au délai de départ volontaire et l'interdiction de retour sur le territoire français qui l'accompagnent, le cas échéant, peuvent être contestées devant le tribunal administratif selon la procédure prévue à l'article L. 911-1 ". Aux termes de l'article 614-2 de ce code : " Par dérogation à l'article L. 614-1, lorsque l'étranger est assigné à résidence en application de l'article L. 731-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français ainsi que la décision relative au séjour, la décision relative au délai de départ volontaire et l'interdiction de retour sur le territoire français qui l'accompagnent, le cas échéant, peuvent être contestées devant le tribunal administratif selon la procédure prévue à l'article L. 921-1./ () ". Par ailleurs, l'article L. 911-1 du même code dispose que : " Lorsqu'une disposition du présent code prévoit qu'une décision peut être contestée selon la procédure prévue au présent article, le tribunal administratif peut être saisi dans le délai d'un mois à compter de la notification de la décision. Sous réserve des troisième et avant-dernier alinéas du présent article, il statue dans un délai de six mois à compter de l'introduction du recours./ () ". Aux termes de l'article L. 921-1 du même code : " Lorsqu'une disposition du présent code prévoit qu'une décision peut être contestée selon la procédure prévue au présent article, le tribunal administratif peut être saisi dans le délai de sept jours à compter de la notification de la décision. Sous réserve de l'article L. 921-4, il statue dans un délai de quinze jours à compter de l'introduction du recours ".
3. Il résulte des dispositions précitées que le magistrat désigné n'est compétent pour statuer sur les conclusions à fin d'annulation d'une décision relative au séjour que pour autant qu'elle accompagne une décision portant obligation de quitter le territoire français prise à l'encontre d'un étranger assigné à résidence ou placé en rétention administrative. En dehors de cette hypothèse, les conclusions à fin d'annulation d'une décision de refus de titre de séjour doivent être contestées selon la procédure prévue à l'article 911-1 précité du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et examinées par une formation collégiale du tribunal administratif.
4. En l'espèce, la décision du 30 avril 2025 par laquelle la préfète de Meurthe-et-Moselle a refusé d'admettre M. B au séjour n'est pas accompagnée d'une décision portant obligation de quitter le territoire français. Dès lors, cette décision ne peut être contestée que devant une formation collégiale du tribunal à laquelle il y a lieu de renvoyer les conclusions du requérant tendant à son annulation.
Sur les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 30 avril 2025 portant interdiction de retour sur le territoire français :
5. Aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
6. Aux termes de l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger s'est maintenu irrégulièrement sur le territoire au-delà du délai de départ volontaire, l'autorité administrative édicte une interdiction de retour. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. ".
7. Il appartient au juge de l'excès de pouvoir, saisi d'un moyen en ce sens, de rechercher si les motifs qu'invoque l'autorité compétente sont de nature à justifier légalement dans son principe et sa durée la décision d'interdiction de retour et si la décision ne porte pas au droit de l'étranger au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise.
8. Pour prononcer à l'encontre de M. B une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de dix-huit mois, la préfète de Meurthe-et-Moselle s'est fondée sur la circonstance que l'intéressé n'a pas mis à exécution l'obligation de quitter le territoire français dont il a fait l'objet le 23 mars 2022 et qu'il s'est maintenu irrégulièrement sur le territoire français au-delà du délai de départ volontaire. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que M. B est entré en France en décembre 2019 et qu'il a épousé le 19 mars 2022 une ressortissante française. Ainsi, à la date de la décision contestée, il était marié depuis plus de trois ans et la préfète n'apporte aucun élément probant de nature à renverser la présomption de communauté de vie du couple depuis leur mariage, qui atteste de l'intensité des liens qu'il a établis en France. Il ressort en outre des pièces du dossier qu'à la date d'édiction de l'arrêté attaqué, le couple avait entamé des démarches de protection médicale assistée. Enfin, s'il ressort des termes de la décision attaquée que M. B serait défavorablement connu des services de police pour des faits d'usage de faux et de détention frauduleuse de faux document administratif, il ne ressort d'aucune des pièces du dossier que ces faits auraient donné lieu à des poursuites judiciaires. Dans ces conditions, eu égard à la durée de son séjour en France et à sa situation personnelle et familiale, et alors même qu'il a fait l'objet de deux mesures d'éloignement, M. B est fondé à soutenir que la décision lui interdisant de revenir en France pendant dix-huit mois porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au regard des buts en vue desquels elle a été prise.
9. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens dirigés contre cette décision, que M. B est fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 30 avril 2025 par lequel la préfète de Meurthe-et-Moselle a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de dix-huit mois.
Sur les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 30 avril 2025 portant assignation à résidence :
10. Aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants :1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins de trois ans auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; () ". Aux termes de l'article L. 732-1 du même code : " Les décisions d'assignation à résidence, y compris de renouvellement, sont motivées. "
11. En l'espèce, s'il ressort des termes de l'arrêté attaqué qu'il cite les dispositions du 1° de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, vise la décision de refus de séjour dont M. B a fait l'objet le 30 avril 2025, ainsi que la décision du même jour prononçant à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de dix-huit mois, et précise que son éloignement demeure une perspective raisonnable, il ne vise pas la décision portant obligation de quitter le territoire français qui fonde la décision d'assignation en litige, ni ne précise la date à laquelle cette décision serait intervenue. Ainsi, cette motivation ne permet ainsi pas au requérant d'identifier précisément la base légale de la décision attaquée. Dans ces conditions, M. B est fondé à soutenir que la décision attaquée est insuffisamment motivée. Par suite, ce moyen doit être accueilli.
12. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens dirigés contre cette décision, que M. B est fondé à demande l'annulation de l'arrêté du 30 avril 2025 par lequel la préfète de Meurthe-et-Moselle l'a assigné à résidence.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
13. Le présent jugement n'implique pas les mesures d'injonction sollicitées par le requérant. Par suite, les conclusions susvisées doivent être rejetées.
Sur les frais de l'instance :
14. M. B n'a pas sollicité le bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire et il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il aurait déposé une demande d'aide juridictionnelle. Par suite, les conclusions présentées au titre des dispositions combinées de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent qu'être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : Les conclusions de M. B tendant à l'annulation de la décision du 30 avril 2025 par laquelle la préfète de Meurthe-et-Moselle a refusé de lui délivrer un titre de séjour et les conclusions accessoires qui s'y rapportent sont renvoyées devant une formation collégiale du tribunal.
Article 2 : L'arrêté du 30 avril 2025 par lequel la préfète de Meurthe-et-Moselle a prononcé à l'encontre de M. B une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de dix-huit mois est annulé.
Article 3 : L'arrêté du 30 avril 2025 par lequel la préfète de Meurthe-et-Moselle a assigné M. B à résidence est annulé.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A D B, à Me Lévi-Cyferman, et à la préfète de Meurthe-et-Moselle.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 mai 2025.
Le magistrat désigné,
R. Gottlieb Le greffier,
L. Thomas
La République mande et ordonne à la préfète de Meurthe-et-Moselle en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 2501423
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026