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AccueilJurisprudence administrativeN° TA54-2501632

Tribunal Administratif de Nancy — Décision N° TA54-2501632

mercredi 11 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nancy
SectionTribunal Administratif de Nancy
N° DossierTA54-2501632
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par M. B A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté de la préfète de la Nièvre du 23 mai 2025 décidant son maintien en rétention administrative, pris sur le fondement de l’article L. 754-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal constate que la demande de réexamen d’asile de l’intéressé a été rejetée par l’OFPRA le 28 mai 2025 et qu’il a été éloigné du territoire français le 7 juin 2025, mettant fin à sa rétention. En conséquence, les conclusions principales et injonctives de la requête sont devenues sans objet, et il n’y a plus lieu d’y statuer. Les conclusions présentées au titre des frais de justice sont rejetées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 24 mai 2025, M. B A, placé alors au centre de rétention administrative de Metz, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 23 mai 2025 par lequel la préfète de la Nièvre a décidé son maintien en rétention administrative ;

2°) d'enjoindre à la préfète de la Nièvre de lui délivrer une attestation de demande d'asile et de lui permettre de se maintenir sur le territoire français jusqu'à la décision de la Cour nationale du droit d'asile ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil d'une somme de 2 000 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes des dispositions de l'article R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile applicables aux décisions de maintien en rétention, conformément aux dispositions combinées des articles L. 754-3, L. 754-4 et L. 921-2 de ce code : " Le jugement est rendu, sans conclusions du rapporteur public, par le président du tribunal administratif ou le magistrat qu'il désigne à cet effet. / Les attributions dévolues par les dispositions réglementaires du code de justice administrative à la formation de jugement ou à son président sont exercées par ce magistrat. / Il peut, par ordonnance : () / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur un recours ; / () ".

2. Il ressort des pièces du dossier que par deux arrêtés du 9 août 2024, le préfet de la Nièvre a expulsé M. A du territoire français et a fixé le pays de renvoi. Par un arrêté du 22 mai 2025, la préfète de la Nièvre a décidé de le placer en rétention administrative. Le 23 mai 2025, M. A a présenté, en rétention administrative, une demande de réexamen de sa demande d'asile, laquelle avait fait l'objet d'une décision de rejet par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, rendue le 27 novembre 2020 et confirmée par la Cour nationale du droit d'asile le 2 avril 2021. Par un arrêté du 23 mai 2025, dont M. A demande l'annulation par la présente requête, la préfète de la Nièvre l'a maintenu en rétention en application de l'article L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par une décision du 28 mai 2025, notifiée le 3 juin suivant, l'Office français de protection des réfugiés et apatrides a rejeté sa demande de réexamen comme irrecevable. Le 7 juin 2025, l'intéressé a été éloigné du territoire français, de sorte qu'il a été mis fin à sa rétention.

3. Par suite, les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 23 mai 2025 par lequel la préfète de la Nièvre a décidé son maintien en rétention administrative et celles formulées à fin d'injonction sont devenues sans objet et il n'y a plus lieu d'y statuer.

4. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction de la requête de M. A.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et à la préfète de la Nièvre.

Fait à Nancy, le 11 juin 2025.

La magistrate désignée,

A. Bourjol

La République mande et ordonne à la préfète de la Nièvre en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

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