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AccueilJurisprudence administrativeN° TA54-2501684

Tribunal Administratif de Nancy — Décision N° TA54-2501684

jeudi 19 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nancy
SectionTribunal Administratif de Nancy
N° DossierTA54-2501684
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantCL AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative) par les parents d’un enfant exclu de l’accueil périscolaire et du centre aéré par le maire de Morfontaine. En cours d’instance, la commune a retiré sa décision d’exclusion le 3 juin 2025. Le juge des référés a constaté que les conclusions en suspension et injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Les demandes de frais d’instance ont été rejetées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 27 mai 2025, Mme D C et M. B C, représentés par Me Richard, demandent au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 11 avril 2025 par laquelle le maire de la commune de Morfontaine a exclu leur fils A C de l'accueil périscolaire et du centre aéré ;

2°) d'enjoindre à la commune de Morfontaine de réintégrer l'enfant au sein de l'accueil périscolaire et du centre aéré, dans un délai de sept jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire enregistré le 16 juin 2025, la commune de Morfontaine, représentée par Me Loctin, conclut au rejet ou au non-lieu de statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d'injonction, ainsi qu'au rejet du surplus des conclusions de la requête.

Vu :

- la requête n° 2501401 enregistrée le 30 avril 2025 par laquelle M. et Mme C demandent l'annulation de la décision attaquée ;

- les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Samson-Dye, vice-présidente, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les demandes de référés.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision ou de certains de ces effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". Aux termes de l'article L. 522-1 du même code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. / Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () ". Enfin, selon l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".

2. Lorsque le juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative a estimé, au vu de la requête dont il est saisi, qu'il y avait lieu, non de la rejeter en l'état pour l'un des motifs mentionnés à l'article L. 522-3 du code de justice administrative, mais d'engager la procédure prévue à l'article L. 522-1 de ce code, il lui incombe de poursuivre cette procédure et, notamment, de tenir une audience publique. Il en va différemment lorsque, après que cette procédure a été engagée, intervient un désistement ou un évènement rendant sans objet la requête. Dans ce cas, le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte du désistement ou constater un non-lieu sans tenir d'audience.

3. Il résulte de l'instruction que, postérieurement à l'introduction de la présente requête, la décision du 11 avril 2025 portant exclusion du jeune A C du centre de vacances et du périscolaire a été retirée, par une décision du 3 juin 2025 du maire de Morfontaine. La décision dont la suspension était demandée ayant été rapportée, il s'ensuit que les conclusions aux fins de suspension et d'injonction ont perdu leur objet.

4. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions de la requête tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d'injonction de la requête.

Article 2 : Les conclusions de la requête relatives aux frais d'instance sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme D C et M. B C et au maire de Morfontaine.

Fait à Nancy, le 19 juin 2025.

La juge des référés,

A. Samson-Dye

La République mande et ordonne à la préfète de Meurthe-et-Moselle en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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