mercredi 25 juin 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2501801 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Reconduites à la frontière |
| Avocat requérant | CLEMENT |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 3 juin 2026, le magistrat désigné du tribunal administratif de Strasbourg a renvoyé le dossier de la requête de M. A.
Par cette requête et un mémoire complémentaire enregistrés les 21 mai et 18 juin 2025, M. B A, représenté par Me Clément, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 30 avril 2025 par lequel le préfet de la Moselle lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit d'office et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de cinq ans ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- la décision est dépourvue de motivation en fait ;
- la motivation stéréotypée de la décision démontre l'absence d'examen réel et sérieux de sa situation ;
- la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, d'une erreur de fait et d'une méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- en lui refusant le droit au séjour, le préfet a méconnu les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ; la décision d'éloignement porte atteinte au bien-être de ses enfants ;
- la décision est entachée d'une erreur de droit dès lors qu'il entre dans les cas de délivrance de plein droit d'un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " en qualité de parent d'enfants français et de conjoint de ressortissant français ;
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- la décision portant obligation de quitter le territoire français étant entachée d'illégalité, la décision d'interdiction de retour sur le territoire français sera annulée par voie d'exception ;
- la décision est entachée d'un défaut d'examen préalable réel et sérieux de sa situation ;
- la décision méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et celles de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par des mémoires en défense enregistré les 17 et 19 juin 2025, le préfet de la Moselle conclut au rejet de la requête.
Il soutient d'une part, qu'il y a lieu de substituer aux dispositions du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile celles du 1° du même article, d'autre part, que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale des droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Grandjean, première conseillère, pour exercer les pouvoirs qui lui sont attribués par l'article L. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Grandjean, magistrate désignée, a été entendu au cours de l'audience publique.
La clôture de l'instruction a été prononcée après l'appel de l'affaire à l'audience, en application de l'article R. 922-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant marocain né le 22 juillet 1979, est entré en France alors qu'il était mineur en 1990. Il a bénéficié d'une carte de résident de dix ans, valable en dernier lieu, du 29 janvier 2005 au 28 janvier 2015 dont il n'a pas demandé le renouvellement. Par un arrêté du 23 mai 2022, la préfète de la Drôme a rejeté la demande de titre de séjour qu'il avait déposée le 30 novembre 2021 et a assorti sa décision d'une obligation de quitter le territoire français. Le recours formé par l'intéressé contre ces décisions a été rejeté par un jugement du tribunal administratif de Grenoble en date du 10 octobre 2022. Par l'arrêté du 30 avril 2025 contesté par la requête susvisée, le préfet de la Moselle a obligé M. A à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de cinq ans.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
2. En premier lieu, l'arrêté attaqué mentionne les considérations de droit et de fait qui fondent la décision portant obligation de quitter le territoire français prononcée à l'encontre du requérant. Le moyen tiré de l'insuffisante motivation de cette décision manque ainsi en fait et doit, par suite, être écarté.
3. En deuxième lieu, il résulte des termes mêmes de l'arrêté attaqué, dont les motifs sont indiqués de façon suffisamment précise et détaillée, que le préfet s'est livré à un examen particulier de la situation de M. A. Le moyen tiré de ce qu'il n'aurait pas été procédé à un examen particulier de sa situation avant de prendre la décision manque dès lors en fait et doit, par suite, être écarté.
4. En troisième lieu, l'autorité administrative ne saurait légalement prendre une mesure d'éloignement à l'encontre d'un étranger que si ce dernier se trouve en situation irrégulière au regard des règles relatives à l'entrée et au séjour. Lorsque la loi prescrit que l'intéressé doit se voir attribuer de plein droit un titre de séjour, cette circonstance fait obstacle à ce qu'il puisse légalement faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire.
5. D'une part, aux termes de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France et qui établit contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil, depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. ". L'article 371-2 du code civil dispose que : " Chacun des parents contribue à l'entretien et à l'éducation des enfants à proportion de ses ressources, de celles de l'autre parent, ainsi que des besoins de l'enfant. ". D'autre part, aux termes de l'article L. 423-2 du même code : " L'étranger, entré régulièrement et marié en France avec un ressortissant français avec lequel il justifie d'une vie commune et effective de six mois en France, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable ". Enfin, aux termes de l'article L. 412-5 du même code : " La circonstance que la présence d'un étranger en France constitue une menace pour l'ordre public fait obstacle à la délivrance et au renouvellement de la carte de séjour temporaire, de la carte de séjour pluriannuelle () ".
6. En l'espèce, il ne ressort pas des pièces du dossier, notamment des témoignages produits, que M. A, qui n'a reconnu ses enfants français nés en 2012, 2015 et 2017 que le 29 juin 2021, participe ou contribue effectivement à leur entretien et à leur éducation depuis leur naissance ou, compte tenu en particulier des périodes de détention provisoire qu'il a connues du 9 novembre 2020 au 20 octobre 2021 et du 7 avril au 19 mai 2022, depuis au moins deux ans à la date de la décision contestée. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que M. A a épousé le 3 décembre 2022 une ressortissante française en la mairie de Châteauneuf-sur-Isère et que le préfet de la Moselle ne conteste ni l'entrée régulière de l'intéressé sur le sol français, ni l'existence d'une vie commune entre les époux. Toutefois, il résulte des pièces du dossier que M. A a été condamné le 2 juillet 2024 par la cour d'assises spéciale de la Moselle, à une peine de dix ans d'emprisonnement assortie d'une période de sûreté de cinq ans. Ainsi, eu égard à la menace que le comportement de M. A représente pour l'ordre public, sa qualité de conjoint de ressortissant français, comme celle de parent d'enfant français, n'était pas susceptible de faire obstacle à la mesure d'éloignement qu'a prise le préfet de la Moselle. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté.
7. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces dernières dispositions que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
8. Contrairement à ce que soutient le préfet, M. A justifie suffisamment être entré en France avec sa famille en 1990 alors qu'il était mineur et disposer de forts liens familiaux en France où vivent notamment deux de ses frères, son épouse de nationalité française et leurs trois enfants. Il ressort toutefois des pièces du dossier que le requérant a été condamné, dans le cadre d'une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC) le 11 décembre 2023 par le tribunal judiciaire de Valence à des peines de trois mois d'emprisonnement avec sursis pour des faits de conduite de véhicule sous l'empire d'un état alcoolique et deux mois d'emprisonnement avec sursis pour des faits de prise du nom d'un tiers pouvant déterminer l'enregistrement d'une condamnation judiciaire ou d'une décision administrative dans le système national des permis de conduire et qu'il a également été condamné par un jugement du 2 juillet 2024 de la cour d'assises spéciale de la Moselle statuant en appel, à une peine de dix ans d'emprisonnement avec maintien en détention, assortie d'une période de sûreté de cinq ans pour des faits d'" importation non autorisée de stupéfiants commise en bande organisée - trafic ", " détention non autorisée de stupéfiants ", " transport non autorisé de stupéfiants ", " offre ou cession non autorisée de stupéfiants ", " importation en bande organisée sans déclaration en douane applicable à une marchandise prohibée " et " contrebande de marchandise prohibée ou fortement taxée commise en bande organisée ". Dans ces conditions, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision portant obligation de quitter le territoire français porte à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels elle a été prise, ni qu'elle méconnaîtrait l'intérêt supérieur de son enfant. Les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant doivent, par suite, être écartés.
En ce qui concerne la décision d'interdiction de retour sur le territoire français :
9. En premier lieu, pour les motifs précédemment exposés, il n'est pas établi que la décision portant obligation de quitter le territoire français serait illégale. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision portant interdiction de retour sur le territoire français doit être annulée par voie exception.
10. En deuxième lieu, il ne ressort ni des termes de l'arrêté attaqué, ni des pièces du dossier que le préfet de la Moselle se serait abstenu de procéder à un examen particulier de la situation du requérant avant de prendre la décision litigieuse. Dès lors, ce moyen doit être écarté.
11. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11 ".
12. Eu égard à ce qui a été dit précédemment, M. A, auquel aucun délai de départ volontaire n'a été accordé, ne justifie d'aucune circonstance humanitaire qui pourrait faire obstacle au prononcé d'une interdiction de retour sur le territoire français. En outre, compte tenu de la circonstance qu'il a fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement qu'il n'a pas exécutée, de l'absence d'intégration professionnelle et de la menace à l'ordre public que son comportement représente, le requérant ne démontre pas, malgré l'ancienneté de son séjour en France et les liens familiaux qu'il y détient, que le préfet aurait commis une erreur d'appréciation en fixant à cinq ans la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français prise à son encontre.
13. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 8 ci-dessus, M. A n'est pas fondé à soutenir que le préfet aurait méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales ou celles de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant en lui opposant une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de cinq années.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A doivent être rejetées.
Sur les frais d'instance :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie tenue aux dépens ou la partie perdante, la somme demandée par M. A au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er :Les conclusions de M. A tendant à l'annulation de l'arrêté du préfet de la Moselle du 30 avril 2025 sont rejetées.
Article 2 : Les conclusions de M. A présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet de la Moselle.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 juin 2025.
La magistrate désignée,
G. GrandjeanLa greffière,
M. C
La République mande et ordonne au préfet de la Moselle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026