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AccueilJurisprudence administrativeN° TA54-2501895

Tribunal Administratif de Nancy — Décision N° TA54-2501895

vendredi 20 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nancy
SectionTribunal Administratif de Nancy
N° DossierTA54-2501895
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé, a rejeté la requête de l'association Lorraine Association Nature (LOANA) qui demandait l'annulation d'un permis de construire une centrale solaire délivré par la préfète de Meurthe-et-Moselle. Le juge a constaté que la demande d'annulation était irrecevable car elle excédait sa compétence, le juge des référés ne pouvant prononcer l'annulation d'une décision administrative mais seulement sa suspension. Cette irrecevabilité manifeste a conduit au rejet de la requête sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 17 juin 2025, l'association Lorraine Association Nature (LOANA) demande au juge des référés du tribunal d'annuler l'arrêté en date du 23 avril 2025 de la préfète de Meurthe-et-Moselle portant délivrance d'un permis de construire une centrale solaire sur le territoire de la commune de Tramont-Lassus à la société Solefra 25.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Samson-Dye, vice-présidente, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative pour statuer sur les demandes de référés.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 511-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés statue par des mesures qui présentent un caractère provisoire. Il n'est pas saisi du principal et se prononce dans les meilleurs délais ". Aux termes de l'article L. 521-1 du même code : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ". Le second alinéa de l'article R. 522-1 du code de justice administrative dispose que : " A peine d'irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d'une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d'annulation ou de réformation et accompagnées d'une copie de cette dernière ". Enfin, selon l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".

2. Il résulte tant de la mission impartie au juge des référés par l'article L. 511-1 du code précité que des termes de l'article L. 521-1 du même code que le juge des référés ne peut, sans excéder sa compétence, prononcer l'annulation d'une décision administrative. Il suit de là que la requête est entachée d'une irrecevabilité manifeste et peut être rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er :La requête de l'association Lorraine Association Nature est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à l'association Lorraine Association Nature.

Fait à Nancy, le 20 juin 2025.

La juge des référés,

A. Samson-Dye

La République mande et ordonne à la préfète de Meurthe-et-Moselle, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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