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AccueilJurisprudence administrativeN° TA54-2501985

Tribunal Administratif de Nancy — Décision N° TA54-2501985

lundi 30 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nancy
SectionTribunal Administratif de Nancy
N° DossierTA54-2501985
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête en référé suspension de Mme B, qui contestait une décision de la commission de discipline de l’université de Lorraine. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne respectait pas l’obligation prévue à l’article R. 522-1 du code de justice administrative de joindre une copie de la requête en annulation. Le juge des référés a donc appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la demande sans examiner l’urgence ou le doute sérieux sur la légalité.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 24 juin 2025, Mme A B, représentée par Me Merlinge, demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l'exécution de la décision en date du 18 mars 2025 de la commission de discipline de la section disciplinaire du conseil d'administration compétente à l'égard des usagers de l'université de Lorraine ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros à verser à son conseil en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Coudert, vice-président, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative pour statuer sur les demandes de référés.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ". Aux termes de l'article R. 522-1 du même code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit contenir l'exposé au moins sommaire des faits et moyens et justifier de l'urgence de l'affaire. / A peine d'irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d'une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d'annulation ou de réformation et accompagnées d'une copie de cette dernière ".

2. En méconnaissance des dispositions précitées de l'article R. 522-1 du code de justice administrative, Mme B n'a pas joint à sa requête tendant à la suspension de la décision en litige une copie de sa requête tendant à l'annulation de cette décision. Par suite, sa requête est entachée d'une irrecevabilité manifeste et peut être rejetée en toutes ses conclusions en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.

Fait à Nancy, le 30 juin 2025.

Le juge des référés,

B. Coudert

La République mande et ordonne à la préfète de Meurthe-et-Moselle en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

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